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Les infractions liées aux cérémonies


Traduit par Hichem KADI

Louange à Allah, et paix et salut sur son prophète.

Les cérémonies des musulmans sont aujourd'hui touchées de beaucoup de transgressions religieuses, et envahies de pratiques réprimandées et par la religion et par la morale. J'ai donc jugé utile de montrer à travers ces quelques lignes les plus flagrantes de ces infractions, en y ajoutant d'autres éléments qui nécessitent grandement d'être clarifiées.

Puisse Allah nous assister et améliorer nos situations.

 

Les infractions liées aux cérémonies

 

Le statu des traditions et coutumes :

A la base, les traditions et coutumes sont considérées licites, et ne deviennent bannies que si un texte de la charia démontre qu'elles relèvent du péché ou de l'association à Allah, ou si elles sont inspirées des coutumes des mécréants. Cheikh Abderrahmane Ben Nasser Assaadi, questionné sur les vœux présentés lors des fêtes, a répondu : " Ce genre d'affaires repose sur une importante règle qui dit qu'à la base les paroles et les actes liés aux coutumes sont licites, et ne peuvent être interdits ou désapprouvés que par le législateur suprême ou lorsqu'ils comportent un vice " [Al-Fatawa : P 478]. Mais malgré cela, il est du devoir du musulman de rester vigilent en se renseignant sur tout ce qui touche sa religion, car il peut tomber dans le péché sans le savoir.


Les infractions relevant du péché et de l'association

1- La tradition du henné

Considéré comme porte-bonheur, il est parfois aussi mélangé avec des œufs pour la fertilité ! Or, le simple fait de croire qu'une quelconque chose peut être une cause pour apporter du bien ou du mal sans preuve rationnelle ni religieuse relève du polythéisme mineur. Et si on considère que cette même chose est capable par elle-même d'apporter du bien ou du mal, cela devient du polythéisme majeur faisant exclure de l'islam.

2- La divulgation de l'intimité conjugale

Parmi les habitudes les plus réprimandées et dont l'interdiction est formelle, celle du "mouchoir" ou de la "chemise". En effet le prophète dit : " Parmi les hommes qui auront la plus mauvaise position auprès d'Allah le jour de la résurrection, celui qui a des rapports intimes avec sa femme et qui le divulgue ensuite " [Mouslim], autre hadith confirmant ce dernier : " …ne faites donc pas cela, car cela équivaudrait à un diable forniquant en public avec une diablesse qu'il viendrait de rencontrer dans la rue " [rapporté par Ahmed et authentifié par Al-Albani]. Et il n'y a aucun doute que ceux qui perpétuent cette pratique malsaine sont interpellés par cet avertissement terrible.

3- Le jet de sucre et de bonbons sur la mariée

Ce jet de nourriture appelé aussi "An-Nithar" n'est pas permis pour deux raisons : la première est qu'il constitue une dégradation à la nourriture si précieuse, la seconde est que ceux qui le pratiquent lui associent des superstitions futiles, ils jettent en effet sucre et bonbons croyant que cela apportera douceur de vivre et entente. Un tel acte relève du polythéisme par le simple fait de penser qu'il peut être un moyen procurant le bien ou le mal, et nul, à part Allah, n'a le pouvoir de procurer le bien ou le mal. Alors celui qui veut le bonheur n'a qu'à fournir des efforts dans l'adoration de son seigneur, et s'éloigner de tout ce qui l'expose à sa colère, en l'occurrence : les actes d'association, les innovations et autres péchés.

4- Aller au bain public

Encore un péché banalisé par beaucoup, surtout pendant les fêtes, le rituel du hammam, pourtant le prophète dit : " Que celui qui croit en Allah et au jour dernier ne fasse point rentrer sa femme au hammam " [At-Tirmidhi et An-Nassài]. Aicha a également confié à des femmes : " Vous qui faites rentrer les femmes aux hammams, j'ai entendu le prophète dire : Toute femme qui se dévêtirait ailleurs que chez son mari, briserait le voile de la pudeur entre elle et son seigneur " [Rapporté par At-Tirmidhi et authentifié par Al-Albani].

5- Exhiber la mariée

L'exposition de la mariée aux invités est également réprimandée pour son caractère fanfaronnard et vaniteux, et du fait que la mariée soit ornée de tenues dévoilant des parties corporelles qui ne doivent en principe être dévoilées qu'en cas de nécessité absolue.

6- Prendre des photos souvenir

Autre acte prohibé, la prise de photos ou de vidéos pour le souvenir, en effet, cette prise ne représentant pas de réelle nécessité, elle relève de l'illustration qui est formellement interdite par la religion. La gravité de cet acte s'accroît lorsque les images prises contiennent des femmes, voilées ou non, vu le conflit et le mal résultants de la transmission de ces photos et films entre les gens.


Infractions relevants de l'imitation des mécréants

1- La robe blanche

Le port de la robe blanche est défendu car il est une imitation des mécréants dans leur coutumes et spécificités, or, le prophète dit : " Celui qui s'assimile à un peuple en fait partie " [Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Al-Albani]. Et la prescription, dans les textes de la charia, de se distinguer des mécréants est fréquente et a plusieurs degrés, le plus sévère est celui se rapportant à leur culte, vient ensuite ce qui fait partie de leur caractéristiques propres, en l'occurrence, la robe blanche, qui de plus est un habit ne couvrant pas toutes les parties du corps qu'Allah a ordonné de couvrir.

2- La lune de miel

Il est aussi cette imitation appelée la lune de miel, également prohibée car étant une pure coutume des incroyants. Cheikh Al-Otheimine, questionné à ce sujet, a répondu : " Quant a la lune de miel, elle est bien plus réprimandée, car elle représente une imitation des non musulmans, sans oublier le gaspillage d'argent qu'elle entraîne, et la négligence de beaucoup de principes religieux surtout si elle est passée dans un pays non musulman ".

3- l'exhibition des mariés aux convives

Parmi les innovations importées de l'occident par certains musulmans, l'établissement d'une estrade sur laquelle les deux époux sont exposés en présence des femmes et parfois aussi des hommes (certains le font le jour de la cérémonie et d'autres lors de la conclusion de l'acte). Et il est évident pour tout être sage et clairvoyant qu'un tel acte est répréhensible dans l'islam, et ne fait point partie des coutumes des musulmans, mais plutôt des pratiques de ces quelques égarés qui sont éblouis par les déchets de la civilisation occidentale. Nous implorons Allah de les guider ainsi que nous tous vers le droit chemin.

4- Orner les voitures de roses

Est également banni, car faisant partie des usages des mécréants, l'ornement des voitures avec des roses, ou le jet de celles-ci sur les mariés. Cependant, nulle contrainte à choisir une belle voiture ou même de la décorer avec autre chose que des roses, et Allah est seul savant.

5- le port des alliances

La plus blâmable des imitations des mécréants est le port des alliances, c'est en fait une tradition purement chrétienne qui a un rapport avec leur culte, ils la perpétuent dans l'espoir de recevoir la bénédiction de "la trinité". Ils citent ainsi sur les trois premiers doigts de la main : le père, le fils et le saint esprit, et placent ensuite la bague sur le quatrième doit, soit, l'annulaire. Et ils choisissent la main gauche car c'est celle qui est du coté du cœur.


Contraintes pour quelques pratiques licites


1- Les cartes d'invitation

Il n'y a pas de mal à utiliser des cartes d'invitation, car comme il est permis de faire des invitations à travers des lettres classiques, il en est de même grâce à ces cartes qui facilitent la tache aux organisateurs, mais il est utile de rappeler deux choses importantes : La première est qu'il est interdit d'utiliser celles sur lesquelles figurent des images obscènes ou étalant des rites mécréants. La seconde est qu'il est interdit de jeter les cartes à la poubelle si sur celles-ci figurent le nom d'Allah, des versets coraniques ou des hadiths prophétiques, mais si toutefois cela arrive la faute est rejetée sur celui qui jette la carte et non sur celui qui a écrit, c'est là une fatwa du cheikh Ibn Baz que la miséricorde d'Allah soit sur lui.

2- le youyou

Le youyou est une pratique autorisée exprimant la joie. Certes, certains savants disent qu'il n'est pas permis car ils considèrent que la voix de la femme doit rester intime, mais ceci n'est pas vrai car ce qui a été interdit à la femme c'est d'adoucir sa voix lorsqu'elle parle aux étrangers (alors qu'il lui est préconisé de l'aggraver). Allah exalté dit : « ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade [l'hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent » [Al-Ahzab : 32]. Et le son du youyou ne contient ni cette docilité qui pourrait attirer les hommes ni toute autre infraction tant que la mixité est évitée, et Allah est seul savant.

3- l'excès de nourriture et sa diversification

Tout ce qui dépasse la limite du nécessaire et fait figure de vanité ou de gaspillage est prohibé, et le responsable d'un tel acte est interpellé par ce verset sacré : « Et mangez et buvez; et ne commettez pas d'excès, car Il [Allah] n'aime pas ceux qui commettent des excès » [Al-Aaraf : 31].

Cela dit, une abondance proportionnée à un grand nombre de convives est bien évidemment permise.

4- les coups de fusils

Le tir de coups de fusils fait partie des traditions permises car il est effectué en général pour annoncer le mariage et montrer la joie, cependant, il est préconisé de bien en choisir le moment afin d'éviter d'effrayer ou de déranger les voisins.

5- le chant dans les fêtes

Il est bien connu qu'il est permis aux femmes, à l'occasion de fêtes, de chanter, c'est là une exception à la règle générale, la preuve à cela est le hadith d'Errabie bint Mouaouadh : « le prophète, paix et salut d'Allah sur lui, est entré chez elle le jour de son mariage, et des fillettes chez elle se sont mises à jouer au "douf" (une sorte de tambourin) » [Al-Boukhari]. Et le prophète dit : « Le "douf" et le chant distinguent le licite du péché » [Rapporté par At-Tirmidhi et authentifié par Al-Albani]. Mais cette dérogation exceptionnelle doit obligatoirement être soumise aux conditions suivantes :

Premièrement : Ne jamais accompagner le chant d'instruments autres que le "douf", car ceci est péché tant pour les hommes que pour les femmes, pendant ou en dehors des fêtes. Le messager d'Allah dit : « Il y aura des individus de ma nation qui rendrons licites la fornication, la soie, le vin et les instrument musicaux » [Al-Boukhari]. Ce Hadith représente une interdiction incontestable des instruments de musique.

Deuxièmement : les paroles des chansons ne doivent pas contenir d'obscénités explicites ou même sous-entendues, ceci étant unanimement réprimandé et fait sans doute partie des "plaisants discours" qui égarent du sentier d'Allah.

Troisièmement : Que ce soit fait par des femmes entre elles et loin des hommes pour éviter toute tentation, la mixité, en effet, est réprimandée et par la religion et la morale.

Quatrièmement : Que cela ne cause pas de gêne aux voisins, car l'annonce (préconisée) du mariage et la tolérance du chant (pour les femmes) n'autorisent pas pour autant d'utiliser des hauts parleurs qui dérangent les voisins et perturbent leur quiétude jusqu'au matin, ceci étant une fâcheuse nuisance non tolérée qui s'aggrave davantage avec les instruments musicaux. Notre religion nous a mis en garde contre les nuisances portées aux croyants, et notre prophète nous a appris qu'une invocation faite par un être ayant subi une injustice lui est irrévocable même s'il est mécréant. Les organisateurs d'une fête ne doivent donc pas oublier que parmi leurs voisins il y a des malades, des enfants et autres cas ne supportant pas le vacarme, qu'ils craignent alors Allah en ces gens.

Et la clôture de nos invocations est : Louange à Allah, Seigneur de l'univers.


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