الأربعاء 4 رمضان 1445

LES MILLE VERITES SCIENTIFIQUES DU CORAN tome 03

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LE CORAN EST-IL UNE IMITATION DE LA BIBLE ?
Dans leur majorité, les orientalistes rejettent  l'idée de l'origine divine du Coran Sacré. Sans quoi, comme le reconnaît fort à propos Maxime Rodinson, ils se seraient convertis à cette religion qui se prétend authentique. Manifestement, ils ignorent qu’il n’est pas donné à tout le monde d’être agréé par le Seigneur de l’univers. C’est une Grâce que Lui Seul est en mesure d’accorder à Ses serviteurs méritants. Il ne saurait concéder une telle faveur, à ceux qui dénigrent la religion qu’Il lui a plu d’ériger en valeur universelle ainsi que son Prophète qui a été distingué et honoré parmi tout le genre humain.
Les éternels diffamateurs qui s’astreignent à dénaturer le Coran sont plus à plaindre qu’à blâmer de leur aveuglement. Le jour venu ils subiront les conséquences de leur fourvoiement, alors qu’aucun être dans l’univers ne pourra les secourir ou alléger leurs souffrances. Ils jugent le Coran et l’Islam à l’aune  de leur ignorance tout en se prévalant   d’être les détenteurs de la science et de la clairvoyance. Aussi quoi de plus normal que les verdicts qu’ils  émettent  ressemblent plus à un fatras de niaiseries, qu’à un trait de génie. Dès lors, il n’y a pas à s’étonner à ce que leurs positions s’opposent régulièrement à celles des Musulmans, car leur façon de juger est biaisée, et ne repose sur aucune certitude. Elle est le fruit de spéculations délétères, dont l’objectif est de préserver des intérêts acquis, qu’ils croient éternels, mais qui s’avèreront illusoires.
Ces préjugés sont le produit d’un imaginaire aigri par les succès de cette religion, d’autant que leurs croyances prennent eau de toutes parts, et qu’ils sont impuissants à redresser la barre de leur bateau qui s’en va à la dérive. Malgré tout, ce serait un aveu de faiblesse de ne pas les prendre en considération et de ne pas les réfuter avec les arguments appropriés. Car les subterfuges utilisés ne brillent pas par leurs qualités et restent vulnérables à la vérité lorsqu’elle s’exprime sereinement ; ils finiront par s’évanouir parce qu’ils sont dérisoires  avant de  se retourner contre ceux qui ont en font un usage inapproprié.
Pour ces éminents spécialistes, tout ce qui concerne la religion musulmane est à mettre dans le même sac de la réfutation. Aussi, non seulement l’illettrisme du Prophète leur paraît dérisoire et sans fondement, mais d’aucuns sont convaincus qu’il était au contraire, un grand érudit  et qu’il  s’est inspiré de la Bible pour rédiger « son » Coran et fonder « sa religion ».  Les Musulmans ont d’ailleurs longtemps  été appelés les mahométans, pour  signifier que leurs croyances ne remontent pas au Seigneur de l’univers et qu’elles ont été inspirées par le Prophète afin d’instituer un culte personnel. Mais les versions qui  diffèrent entre elles  sont la preuve qu’aucune n’est fondée ; elles dénotent au contraire les dérives intellectuelles et spirituelles de leurs auteurs. Les « spécialistes en sciences musulmanes » se divisent en quatre  écoles différentes, que voici :
1. Les auteurs les plus nombreux prétendent que le Prophète aurait pris connaissance personnellement de la Bible, dans certains milieux de l'Arabie. Il aurait modelé le Coran à partir du matériel  ainsi recueilli en faisant taire ses sources pour faire accroire qu’il était d'origine divine, et par conséquent, exempt d’erreur….à l’image de la Bible !
2. D’autres orientalistes ont réfuté ce point de vue. Ils estiment qu'il n'y a aucune raison de douter de la bonne foi du Prophète qui a toujours avoué avec constance son incapacité à lire ou à écrire. La seule hypothèse susceptible d’explique  la provenance, la nature et la substance de son livre, reste celle d'une tradition orale qui serait parvenue à ses oreilles par l'intermédiaire de mystérieux personnages qui ont été plus ou moins identifiés, et dont les noms figurent plus bas.  
3.  Pour les plus originaux, le Prophète avait  l'impression de recevoir des révélations extérieures alors qu'en réalité tout ce qu'il avait attribué à l'Ange Gabriel était le produit d’un subconscient qui bouillonnait sous l’effet de son obsession spirituelle maladive.  Les soi-disant communications externes ne sont que le résultat d'une illusion qui a été habilement exploitée par l'intéressé.
4. Enfin, il y a la catégorie  des inclassifiables, des fourre-tout ;  ceux qui misent sur plusieurs  tableaux à la fois et qui dans leur fébrilité ramassent tout ce qu'ils trouvent sur leur chemin. Le moindre argument est bon à prendre, pourvu qu’il s’éloigne de la thèse d’un Coran révélé par Dieu et qu’il confirme la version d’un ouvrage  conçu par le Prophète de l’Islam. Le point commun à tous ces chercheurs est leur volonté de parvenir à un résultat, quel qu’il soit, pourvu qu’il ne corrobore pas la version officielle, qui est celle de la provenance divine.
Afin de mettre à l’épreuve ces différentes hypothèses, il s’agit  de les confronter à la réalité historique et d’examiner les éléments qui ont pu influer sur  le Prophète Mohammed,  au point de l'amener à créer une nouvelle religion glorieuse qui est connue pour son inaltérabilité et son immuabilité.  Les conclusions qui se dégageront,  répondront  aux vœux combien chers de tous ceux qui considèrent le Coran comme un message emprunté de la Bible ou d’autres ouvrages, et voient le Prophète sous les traits d'un imposteur ou d’un magicien. Mais, il n’y a pas lieu d’anticiper le résultat de ces investigations.
Avant tout, puisque selon  l'hypothèse la plus courante, le Prophète serait un fin lettré, un érudit et un fin connaisseur de la Bible,   il devient impératif de connaître, même superficiellement et dans ses grandes lignes, ce qu'est cet ouvrage sacré, et quelles facilités il pouvait offrir à d'éventuels fondateurs de religion.  Puisque de nombreux simulateurs s’ont s’en effectivement inspirés, pour  espérer  se faire une place au  soleil,  mais ils n’ont réussi qu’à creuser leur tombe.
La Bible que le Prophète aurait étudiée est le recueil des textes sacrés des religions juive et chrétienne. On distingue la Bible Juive (ou Ancien Testament) écrite en hébreu ancien (archaïque) avec quelques parties en araméen qui était la langue sémitique répandue en Syrie, en Palestine et en Egypte et la Bible chrétienne, qui s’est inspirée de la Bible juive et qui a été rédigée en grec et en latin. La Bible juive aurait été révélée et  rédigée tout au long d'une période de neuf siècles, s'étendant du 11 ème au 2ème  siècle avant l'ère chrétienne. Le canon se fixa à partir du 5ème  siècle avant l'ère chrétienne, et définitivement vers 90-95, lors du synode de Jamnia, en Palestine.
Entre le 6ème et le 12ème  siècle, des docteurs juifs (Massorètes) établirent une révision critique de ces textes et inventèrent les signes vocalis¬tiques qui n'existaient pas auparavant, tout comme pour la langue arabe,  et le travail fut achevé vers 900-930. Il s’est ainsi écoulé  douze siècles, entre les premiers textes et l'adoption définitive de la Bible, et environ huit siècles entre celui-ci et la version des Massorètes. La Bible juive comprend 39 Livres divisés en trois parties. Ce sont : La Loi (Torah ou Pentateuque), les Prophètes (Nebiim) et les Ecrits (Ketou¬bin).
En plus de la Bible hébraïque, les Juifs de l'Antiquité utilisaient une  version grecque, notablement différente,  qui a été élaborée à Alexandrie sur l'ordre du roi d’Egypte, Ptolémée Il  (283-246 avant l'ère chrétienne), connue sous le nom de Traduction des Septante. Cette Bible comporte une addition de plusieurs Livres qui n'existent pas dans les versions massorétiques.  Ainsi les Israélites de l’époque possédaient deux Bibles différentes entre elles, l’une en hébreu qui était utilisée par les Israélites de Palestine et l’autre, qui est une traduction grecque et une adaptation de la première, qui était en usage   chez les Juifs  d’Alexandrie,  qui avaient perdu l’usage de l’hébreu. Le terme  de septante, qui signifie soixante-dix en réalité, a été ensuite transformé en soixante-douze, pour les besoins d’une cause qui avait besoin d’être sérieusement étayée. Il vient d’une légende  selon laquelle 72 traducteurs, six membres de chacune des 12 tribus d’Israël auraient travaillé isolément, dans autant de cellules,  pendant 72 jours. A la fin,  de leurs travaux, ils auraient constaté que les 72 versions étaient  identiques entre elles ! Un véritable miracle ! Il est vrai qu’à l’époque les prodiges existaient à profusion et à chaque coin de rue, aussi chacun pouvait les utiliser à sa convenance.
La Bible chrétienne est formée quant à elle, de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament. Etant donné que le Christianisme se développa surtout dans les milieux parlant le grec, c'est tout naturellement la Bible grecque des Septante qui fut adoptée par les premières générations chrétiennes et qui différait déjà de le Bible juive ! Cet usage fut officiellement reconnu par l'Eglise romaine au 4ème siècle, puis confirmé lors du 19ème  Concile œcuménique de Trente en 1546,  qui consacra la Vulgate pour la Bible catholique.
L’Eglise catholique, comprend  la Bible grecque, ainsi que les livres deutérocanoniques,  qui n'ont été considérés comme canoniques qu'après les autres, tels Judith, Tobie, les Livres des Macchabés, la sagesse de Salomon, etc. L'Eglise protestante,  ne reconnait pas les livres deutérocanoniques qui sont considérés comme apocryphes. Ils ont figuré en appendice dans les éditions bibliques jusqu'au 19ème siècle, sans jamais faire autorité en matière de foi. Quant aux Eglises orthodoxes, elles n'ont pris aucune décision officielle à leurs propos, mais les incluent dans leurs éditions de la Bible.
Le Texte de l'Ancien Testament a une longue histoire dont bien des moments restent encore obscurs. Il n’existe aucun document original,  mais seulement des copies de copies, les manuscrits. La plus ancienne copie complète de l'Ancien Testament hébreu date du début du 11ème siècle de l'époque chrétienne. Elle reproduit un texte traditionnel de quelques siècles plus tôt. C’est dire quelle authenticité il faut accorder à des textes, depuis longtemps disparus et qui ont été reconstitués de mémoire par des auteurs inconnus. Vers la fin du premier siècle, le texte de l'Ancien Testament avait bénéficié du travail d'un groupe de savants, les Maitres de la Loi, qui après avoir constaté des différences entre les manuscrits,  firent détruire les versions  qui n’étaient pas conformes au texte qui a été retenu et officialisé pour l’exercice du culte. Un consensus a fini par prendre forme, autour de cette version et les opposants  furent déboutés  de leurs revendications qui consistaient à soumettre le document à une critique constructive. Bien entendu, le pouvoir en place fit détruire  toutes les copies qui n’étaient pas conformes à leurs textes.
La deuxième série de livres de la Bible chrétienne est constituée par le Nouveau Testament. Ces textes tous rédigés en grec, (certaines sources prétendent que seuls trois Evangiles le furent dans cette langue, alors que la quatrième l’aurait été en hébreu) ont été  écrits entre les années 30 et 150 voire 200, de l'ère chrétienne. Ils sont au nombre de 27, comprenant les quatre Evangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean), les Actes des Apôtres, treize lettres de l'Apôtre Paul, un écrit anonyme appelé « lettre aux Hébreux » sept lettres plus courtes dites catholiques (universelles) et un livre de visions, l'Apocalypse de Jean.
L’Evangile a lui aussi son histoire propre ; le Christ, qui était juif, (de même que sa mère, la Vierge Marie), ne connaissait pas la langue grecque et il n’est jamais sorti de Palestine. Il s’exprimait en araméen, la langue parlée de l’époque qui est proche de l’hébreu. Aussi son Evangile  originel ne pouvait être révélé que dans  sa langue natale. Cependant, comme son texte n’a jamais été retrouvé, les Evangélistes effectuèrent  des reconstitutions,  en langue grecque, selon une tradition orale qui est loin d’être un gage d’authenticité. Actuellement,  il existe des dizaines d’Evangiles différents, mais seuls quatre  d’entre eux sont considérés comme canoniques, c’est-à-dire reconnus comme faisant foi, alors que les autres sont apocryphes et rejetés  par l’Eglise chrétienne.
Si les Evangiles canoniques sont reconnus comme « faisant foi »,  ils ne bénéficient pas de la même assurance, quant à leur authenticité, puisque  seul l’Evangile révélé par le Christ Jésus,  pouvait se vanter d’un tel privilège. Or, il n’a jamais été découvert et certaines sources prétendent  qu’il n’a pas existé et que Jésus s’exprimait en fonction des circonstances et des événements et  improvisait souvent. Mais, l’Islam  réfute la position de l’Eglise, car il est incroyable de penser qu’Abraham, Moïse, David, le Prophète Mohammed ont tous été destinataires d’un Enseignement divin sous forme de message, et que le Christ n’ait pu bénéficier d’une telle attention. Aussi faute de disposer de l’original,  l’Eglise chrétienne s’est rabattue sur les traductions grecques, qui sont d’ailleurs  non seulement différentes entre elles,  mais aussi et à plus forte raison avec les Evangiles apocryphes qui sont de loin les plus nombreux. Sans compter que leur probable divergence avec l’Evangile de Jésus, qui n’a jamais été retrouvé ne fait aucun doute.
Par conséquent la tradition communément admise selon laquelle, aussi bien la Bible juive, que la Bible chrétienne, comprenant l’Ancien et le Nouveau Testament, sont d’origine divine « mot pour mot », est une expression destinée  surtout à conforter la foi des fidèles, car elle est complètement erronée et inexacte. Historiquement et spirituellement.  Ni la Bible juive, ni la Bible chrétienne, ni les Evangiles, ne sont des textes authentiques émanant de Dieu. Ce sont des reconstitutions où les obligations religieuses ont pris le pas sur les considérations historiques, qui sont la garantie de leur authenticité. Elles ont été traduites par la suite en de nombreuses langues et tout le monde sait  que la traduction est loin d’être une science exacte. Mais, avec le temps, les clichés et les préjugés ont fini par s’imposer  d’autant que les structures religieuses, tant juives que chrétiennes,  ne possèdent pas d’autres modèles de référence pour s’affirmer et se démarquer des autres croyances.
     A l’image de l'Ancien Testament, le Canon du Nouveau Testament s'est constitué lui aussi par étapes. Le premier groupe d'écrits reconnus comme faisant autorité pour la foi est l'ensemble des lettres de Paul, auxquelles succédèrent les Evangiles et les Actes. Ce n'est que plus tard et non sans discussions que furent admis des écrits, comme la lettre aux Hébreux, celle de Jacques, la seconde de Pierre, la lettre de Jude et l'Apocalypse. L'usage de tous ces livres pour la lecture publique lors du culte finit par prévaloir sur celui d'autres écrits, qui furent écartés parce qu'on ne pouvait garantir qu'ils provenaient des Apôtres. (La Bible en français courant. Alliance biblique universelle).
 A leur tour, les Actes des Apôtres ont été rédigés directement en langue grecque, par conséquent, ils ne peuvent être d’émanation divine, même s’ils  prétendent le contraire. La langue grecque n’a jamais été utilisée pour véhiculer de  messages divins. Seuls l’Hébreu, l’Araméen et l’Arabe, qui sont toutes trois des langues sémitiques, remontant à Sem, Fils de Noé, ont été employées, en raison de leur éminence. D’Issac au Christ Jésus, tous les prophètes bibliques se sont exprimés en hébreu, en araméen, puis par la suite c’est la langue arabe qui prit la relève  jusqu’à la fin des temps.
En dehors des livres composant l'Ancien Testament et le Nouveau Testament canoniques, il existe des dizaines d'autres textes sacrés qui sont considérés comme apocryphes par les autorités religieuses et qui, de ce fait,  ne sont pas reconnus par les autorités religieuses officielles. En tout état de cause, la Bible a toujours été une œuvre volumineuse et dense. Des hommes consacraient  parfois toute une vie pour l'étudier. Aussi, il est impensable d'imaginer que le Prophète ait pu s’inspirer d'un tel monument à l'insu du monde entier et surtout de ses concitoyens, dans une société aussi communautaire que l'était celle de La Mecque.
En parlant de monument, c’est avant tout le contenu qui est visé, puisqu’il a été élaboré durant une période qui s’étale sur deux millénaires, mais le terme s'applique aussi au support de l'ouvrage. A l'époque, l’imprimerie n’existait pas et les rares ouvrages écrits à la main étaient de véritables chefs d’œuvre et nécessitaient l'utilisation de plusieurs centaines de peaux d'agneaux. Des raisons qui plaident pour que la Bible, qui comprend près d’un million de mots, soit volumineuse et d'un maniement difficile. Les manuscrits pouvaient être enroulés ou posés à plat. Les manuscrits de la Mer Morte, découverts en 1947 dans les grottes de Qumran en Palestine étaient rédigés sur des rouleaux de cuir, pratique couramment utilisée. En effet, l'empilement s'il garantissait une relative meilleure manipulation, faisait courir en revanche le risque du collage des feuillets. Pour cette raison, les intéressés préféraient souvent avoir recours aux rouleaux, plus encombrants, mais d'une conservation plus aisée.
 Le British Muséum de Londres possède un exemplaire de la Bible Codex Sinaïticus, provenant du Monastère de Sainte Catherine (sur le Mont Sinaï) qui ne mesure pas moins de 40,5 x 71 centimètres, soit une surface équivalente à celle d'une dizaine de livres actuels. Il comportait à l'origine 730 pages, soit  autant de peaux d’agneau. Sa rédaction avait nécessité une dizaine d’années et il aurait été recopié en l’an 350 de l’ère chrétienne en langue grecque. Ce qui montre l'importance de l'ouvrage.
De toute évidence, il n'était pas facile au Prophète, d'avoir en sa possession un exemplaire de la Bible,  qui était très encombrant et pesait près d’un quintal, que ce soit sous forme de volumes ou de rouleaux. Si le recours au parchemin pouvait réduire le poids, personne n'a jamais parlé de la présence d'un tel document en Arabie, car son prix excessif et sa diffusion extrêmement réduite, limitait ou interdisait sa diffusion. En outre, le parchemin était un produit de grand luxe ; il est impossible d’imaginer que le Prophète déjà confronté aux dures nécessités de la vie,  puisse se permettre d’acquérir un tel ouvrage,  dont le prix pouvait dépasser dix fois celui d’une habitation sommaire, à l’image de celle qu’il habitait et qui était faite de torchis et de branches de palmier.  Dans son ouvrage intitulé : « Le Prophète de l'Islam » Muhammed  Hamidullah un des grands spécialistes de la religion musulmane,  écrit que  les lettres adressées par le Prophète aux souverains étrangers étaient écrites sur du parchemin, alors que les chartes octroyées aux chefs des tribus arabes étaient rédigées sur des morceaux de cuir.  Le Prophète n’utilisa le parchemin, qu’aux toutes dernières  années de sa vie, pour convier les  souverains à embrasser l’Islam.
         Les seuls supports  graphiques usuels étaient  constitués de morceaux de cuir,  de poterie, des bouts de bois ou des omoplates de dromadaires.  La Bible découverte à Sainte Catherine écrite sur des peaux d’agneaux était d’un maniement difficile et son accès n’était réservé qu’aux hauts dignitaires de cette institution et ces derniers éprouvaient un mépris certain à l’égard  des Arabes qui ne pratiquaient pas le monothéisme et ne possédaient pas de Livres Révélés.  La dure loi du marché fait que la rareté est toujours synonyme de cherté. Le spécimen du Musée de Londres  fut acquis en  1933, pour l'équivalent de deux millions de dollars, en dépit de son état délabré. Ces arguments font que le Prophète ne pouvait absolument pas acquérir un exemplaire de cet ouvrage, à supposer qu’il en avait les moyens tout en étant un grand érudit. Mais, d’autres obstacles que ceux relatifs à la rareté,  vont se dresser,  pour éliminer définitivement la thèse de la référence  biblique.
En effet, l'Ancien Testament avait été écrit en langue hébraïque, puisqu’il était destiné aux Israélites. Par la suite, une première traduction grecque fut réalisée au 3ème  siècle avant l'ère chrétienne, sous l'égide du roi Ptolémée Il. A son avènement, le Nouveau Testament fut lui aussi entièrement écrit dans cette langue, à partir des récits araméens et hébreux. A la fin du 2ème siècle, il existait une version hébraïque de la Bible juive et une version grecque de la Bible chrétienne qui dérivait de cette dernière.  Entre les années 390-405, la Bible chrétienne fut à nouveau traduite en latin par Saint Jérôme et s'imposa à partir du 7ème siècle pour devenir la version officielle de la Bible catholique (Vulgate) reconnue authentique au Concile de Trente.
Elle a été également traduite en syriaque au 2ème siècle (appelée Peshitto « La Simple »), en copte (Egyptien) au début du troisième siècle, en gothique au quatrième siècle, par Ulfilas (Petit Loup), évêque Goth, en slave au neuvième siècle par Cyrille le Philosophe, inventeur de l'alphabet cyrillique, en usage actuellement dans les pays slaves (Russie-Ukraine-Biélorussie, Bulgarie, etc.) Plus tard, elle fut transcrite dans de nombreuses langues, mais c'est seulement mille ans après l'avènement du Prophète qu'elle fut adaptée en arabe. Aussi quand bien même le Prophète était un grand érudit et qu’il maniait  sa langue d'origine avec aisance, il était impossible d’exiger de lui qu'il soit bilingue ou polyglotte, qu'il manie l'hébreu, le grec, le latin, le syriaque, le copte ou le gothique et qu'il s'en cache avec une aussi grande dextérité aux yeux du monde entier. Aussi la théorie d’un mystérieux enseignement biblique,  qui lui aurait donné des idées saugrenues, jusqu’à l’inciter  à produire une nouvelle religion, qui non seulement n’est pas tombée dans le panneau des erreurs et des inexactitudes qui fourmillent dans le texte biblique, mais qui s’en est écartée systématiquement, est simplement farfelue. N’y succombent que ceux qui insistent avec la dernière énergie, pour tomber dans le panneau d’une  grossière mystification.
Les Arabes étaient  connus pour leur éloquence dans leur langue natale, mais ils n'avaient pu s'ouvrir sur le monde extérieur. Muhammed Hamidullah signale que les Juifs d’Arabie, et de Médine en particulier, s'exprimaient en langue arabe dans leurs relations avec les autochtones et utilisaient l'hébreu entre eux. Selon Abou Daoud, le Prophète ordonna à son scribe, Zaïd Ibn Thâbit, d'apprendre l'hébreu, pour déchiffrer les lettres envoyées par les Juifs, qui étaient rédigées en langue arabe mais en caractères hébraïques, alors que la réponse s'effectuait en arabe.
Les éléments de cette situation s'articulent parfaitement pour démontrer le bien-fondé de la thèse soutenue  par les Musulmans, selon laquelle le Prophète ne pouvait s’inspirer de la Bible. Les Juifs et les Chrétiens éprouvent une grande répugnance à l'idée que Dieu puisse confier Son Message à un Arabe. Cette pensée leur est plus que jamais insupportable. Heureusement qu’ils font preuve de vigilance sans quoi, Il aurait succombé au piège malfaisant conçu par Satan, pour détruire le Judéo-christianisme. Des relations  aussi stratégiques ne peuvent relever que du monopole des Juifs et des Chrétiens, qui sont déterminés à exercer un strict contrôle  sur un secteur aussi stratégique. Désormais il est fait interdiction à l’intéressé d’établir tout contact avec d’autres peuples. Evidemment avec le Dieu biblique acquis à leur cause, ils peuvent se permettre de jouer  aux  donneurs de leçons en se prenant pour des directeurs de conscience.
Les Musulmans ne prennent même pas la peine  de réfuter ces arguments qui leur semblent incongrus et sortir des normes universelles. Il est indéniable que le Seigneur de l’univers, décide en toute souveraineté ; il ne saurait soumettre le  choix  de Ses Prophètes à l’approbation et au visa préalable de ceux qui se sont écartés du chemin de la vérité. La religion chrétienne n'a été instaurée que pour redresser les déviations de la religion israélite, laquelle est venue rétablir celle qui a été révélée à Abraham, puis à Moïse, à David et à d’autres Prophètes juifs et dont nombre de Commandements ont été perdus ou altérés. Il en va ainsi des enseignements qui, depuis que l'homme existe, n'ont cessé d'être égarés, oubliés, ou déformés. Il en va de même de Dieu qui dans Son Immense Sollicitude n'a cessé de susciter des Prophètes afin de maintenir la Pureté de Son Message et la ligne directrice qui consiste à n’adorer qu’un Dieu Unique et Tout-puissant, sans Lui adjoindre aucune entité quelle qu’elle soit. Si les religions n'avaient pas été altérées, les Prophètes n'auraient pas été aussi nombreux à prêcher une vérité qui serait restée constante.
L'exemple de la Bible est significatif. De nombreuses altérations parsèment ce qui était à l'origine un Texte Sacré authentique. Attribuer ces bévues au Seigneur de l'univers est non seulement inconcevable, mais blasphématoire. Il est hors de doute qu'elles émanent plutôt de l'incompétence  ou de la volonté délibérée, des docteurs de la loi et des prêtres, qui avaient la charge de transcrire les textes, mais qui au vu de la rigueur des prescriptions, se sont permis de transgresser les interdit divins  et de les tourner à leur avantage. Précisément, le Coran, tout en avalisant certains passages de la Bible, a pris un soin méticuleux à s’écarter de toutes ces altérations.
La partie essentielle du présent ouvrage est consacrée au problème de la crédibilité de textes religieux, faussement attribués au Seigneur, et des conséquences désastreuses qui en résultent. Elles démontrent que le Prophète Mohammed n'a jamais pu puiser son Enseignement de la Bible. Le contraire aurait supposé qu'il hérite des passages sacrés dans la même proportion qu'il l'aurait fait des additions profanes et qu’il reprenne à son compte les milliers d’erreurs et d’inexactitudes du Texte biblique. Cela n'a pas été le cas. Le Coran a été expurgé de toutes les altérations qui émaillent l'Ancien et le Nouveau Testament, à une époque où il était impossible à un être humain de les détecter. La preuve, elles ont été validées par les nombreux conciles qui se sont tenus bien après la venue du Prophète de l'Islam et durant des siècles.  Or, seule une Intelligence Supérieure et Infaillible, était en mesure de distinguer le vrai du faux et de tracer une démarcation dans ce qui était abusivement mélangé. Et cela n'entrait pas dans les compétences d'un homme fut-ce, le Prophète Mohammed, que le Salut et la Bénédiction d’Allah, soient sur lui, qui n’est resté après tout qu’un être humain, en dépit de sa qualité d’ultime Messager de Dieu à destination de l’humanité.
 LES EXPLOITS DU SUBCONSCIENT
 « La forme de la matière biblique dans le Coran rend certain que Mahomet n'avait jamais lu la Bible, et il est peu probable qu'il ait jamais lu d'autres livres. » Telle est l'opinion exprimée par W.M. Watt, dans son livre consacré au Prophète. Elle diffère notablement de celle de la majorité des islamologues qui pensent le contraire. Il est dans la nature des choses qu’un sujet consacré à l’Islam ou à son Prophète, soulève des interrogations et des questions.  Mais si le Prophète n'a pas eu accès à la Bible, d'où vient-il qu'il se réfère souvent aux mêmes sources ? Certains orientalistes sont convaincus qu'il recevait ses informations de mystérieux Chrétiens qui tenaient à lui enseigner les fondements des religions judéo-chrétiennes, mais qui en altéraient simultanément le contenu. Dans quel but ? Mahomet était en réalité un novateur qui se serait affranchi  de ses commanditaires,  avant de voler de ses propres ailes et de fonder la religion musulmane.
Watt évoque le nom de Waraqah, cousin de Khadidja, la femme du Prophète, qui se serait converti au Christianisme et « encourageait Mahomet à croire qu'il recevait des révélations semblables à celles des Juifs et des Chrétiens. »  Selon l’intéressé, il suffirait de prendre un quidam,  de lui suggérer qu’il reçoit des « révélations semblables à celles des Juifs et des Chrétiens, pour qu’aussitôt, il se mue en un grand Prophète. Le manque de vocation du genre humain est affligeant, puisqu’après lui, personne n’a tenté  de devenir la référence suprême en matière de spiritualité. Il était donc si facile de former des Prophètes, et personne n’avait songé à utiliser cette possibilité ?  
Pourtant, malgré ces arguments qui à première vue paraissent irréfutables, d’autres fauteurs de troubles sont venus prétendre que cette thèse ne tient pas debout, car le Prophète Mohammed aurait eu en réalité,  un maître  ès spiritualité, en la personne d’un  moine,  nommé Bahira,  qui vivait en ermite près de Bostra, sur le flanc du Djebel  Druze, et que l'Eglise accusa souvent d'être un hérétique. Ce moine se serait soudain prit la tête et aurait décidé de former des Prophètes, pour les pousser eux aussi à l’hérésie afin de contrebalancer ou même de se substituer à l’Eglise chrétienne. Du coup, il sortirait de sa misérable retraite spirituelle, perdue au flanc d’un coteau, de nulle part, et l’on viendrait de toute part reconnaître ses mérites et l’encenser.  Et alors, à nous la belle vie !  Mais, son projet est tombé à l’eau et lui-même s’est noyé dans les larmes d’un désespoir sans fond.
Jamais à court d’arguments, d’autres orientalistes y sont allés eux aussi de leur chansonnette. Ainsi, on trouve un autre mystérieux personnage chrétien qui aurait prêché pendant la grande foire d’Okâz, et auquel Mahomet aurait prêté une oreille attentive. Séduit par le mystérieux personnage (il faut insister sur la notion de « mystérieux »,  parce que cela permet de noyer le poisson dans l’eau et de passet de références historiques), le futur Prophète aurait abandonné femme et enfants,  maison et compagnons, pour suivre le moine en question afin de bénéficier de son non moins mystérieux enseignement.  Ayant acquis la plénitude des sens et l’épanouissement spirituel ad hoc, il se mit à prophétiser et les gens stupides et crédules sont tombés dans le panneau, en pensant découvrir  la vérité !  Naturellement, personne n’entendit parler de ce mystérieux moine, qui aurait été certainement mieux inspiré de profiter de sa science plutôt que de la propager à d’autres, et de rester à croupir de misère.
Certains auteurs font valoir que durant ses déplacements, Mohammed aurait pu entrer en contact avec des Arabes chrétiens de la frontière syrienne, ou encore avec des Abyssins également chrétiens venus du Yémen pour atteindre La Mecque. Comme si cela ne suffisait pas, pour faire bonne mesure, les orientalistes ont encore fait appel aux Ghassanides de Syrie bien sûr, mais aux Lakhmides de Hira qui pratiquaient le Christianisme sous la double forme du monophysisme et du nestorianisme, sans oublier les tribus du désert à l'image des Kalb, des Tanoukh, des Taghlib, des Hanifa, ainsi que de quelques centres urbains isolés, et d'autres anachorètes anonymes. (Francesco Gabrieli. Mahomet et les grandes conquêtes arabes)
Mais ce n'est pas tout !  Loin s’en faut ! Comme il fallait à tout prix découvrir son imposture, les arguments les plus fallacieux étaient les bienvenus. C’est ainsi que d’autres chercheurs, ont mis en action de mystérieux personnages juifs,  cette fois,  destinés  sans doute à contrebalancer l'influence un peu trop envahissante des Chrétiens. En fin de compte, cela fait vraiment trop de monde à s’intéresser à cet homme qui s’appelait Mohammed.  Pour quelles raisons,  des populations entières d'Arabie, de Syrie et de Palestine se sentirent-elles soudain la vocation d'enseigner la Bible à un simple citoyen, qui ne demandait rien, et que tout ce battage fait autour de sa personne soit passé inaperçu de la quasi-totalité des gens ?
En réalité, l'excitation désordonnée des auteurs occidentaux cache mal leur volonté de détruire à n'importe quel prix la thèse musulmane qui a l'avantage d'être unique et authentique : celle de la Révélation divine.
Est-il raisonnable de croire à la vraisemblance de tels récits ? Pourquoi les  promoteurs en question ne se sont jamais manifestés, lorsque le Prophète s'est attaqué aux religions juive et chrétienne, accusées d'être altérées par des mains corruptrices, et à l'idolâtrie, dénoncée comme le plus grand crime de l'humanité ? Le moins est de penser que, si mystérieux personnages il y avait, ils n'auraient pas manqué de se manifester  contre les prétentions de ce pseudo-prophète,  qu’ils ont contribué à former, mettant à nu son stratagème et ruinant ses espoirs. Mais rien de cela ne s'est produit. Jamais aucune source ancienne n'a émis le moindre commentaire qui aurait pu donner quelque crédibilité à ces versions. Dans ces investigations, les sources musulmanes n’ont pas été les seules à être mises à contribution. La partie belle a été réservée aux porte-paroles juifs, chrétiens et païens qui sont restés muets.
La pugnacité des Occidentaux ne le cède qu'à leur imagination débordante. Voici à titre d'exemple le raisonnement émis par Rodinson : « On a cru pouvoir déceler, écrit-il, dans un schéma fréquent, l'influence de l'ordonnance habituelle d'homélies célèbres dans l'Eglise syrienne, celle du père de l'Eglise, Saint-Ephrem. Des auteurs nous racontent que Mohammed aurait entendu à la grande foire de 'Okâz, prêcher un Chrétien, Qoss Ibn Saïda, évêque, dit-on, qui aurait développé en prose rimée et en vers, le thème de la fragilité humaine et la proximité du Jugement. Aurait-on là un chaînon entre le Christianisme syrien et le Coran ? » se demande faussement candide l'auteur, avant d'ajouter : « Certaines concordances sont impressionnantes, mais Qoss est peut-être un personnage légendaire et ses sermons sont peut-être apocryphes. »
En clair, l’intéressé estime que le discours prononcé par Qoss Ibn Saïda, à la foire de 'Okâz aurait influé considérablement sur le destin prophétique de Mohammed. Seulement il ajoute dans la même veine que l'évêque en question n'a peut-être jamais existé. En conséquence, il n'a pu prononcer de sermons que le Prophète n'a évidemment pu entendre. Malgré tout, ces concordances comme il les appelle, sont impressionnantes. Mais Rodinson voulait certainement dire que les concordances étaient impressionnantes par leur caractère farfelu, et que le fil de sa pensée se soit égaré entre-temps ? Car, comment peut-on être impressionné par quelque chose qui n'existe pas ?
Voilà de quelle façon on essaie de mystifier les lecteurs tout en déformant la vie du Prophète et la portée de son apostolat. Ainsi, les orientalistes pouvaient jouer sur plusieurs tableaux à la fois afin de « confondre » le Prophète et découvrir le « secret » de ses révélations. Mais tout n’est pas terminé, puisqu’après avoir maintenu que le Coran avait été dicté au Prophète par de mystérieux personnages chrétiens, W.M. Watt lui aussi se contredit quelques chapitres plus loin en soutenant un point de vue tout à fait opposé. D’après lui, les révélations provenaient non pas de l'extérieur mais du subconscient de l'intéressé, et à son insu ! « Dire que Mahomet était sincère n'implique pas que ses croyances étaient exactes. Un homme peut être sincère et se tromper. Il n'est pas difficile à un occidental contemporain de montrer comment Mahomet a pu faire erreur. Ce qui semble pour un homme venir de l'extérieur de lui même, peut en vérité venir de son subconscient... » La théorie du subconscient est chère à bon nombre d'orientalistes. Ils y voient un sujet de choix très maniable, contrairement aux versions précédentes qui demandent un minimum de références et de citations. L'avantage est que l’on peut imputer au subconscient toutes sortes d'insanités sans le voir broncher ou démentir. Ces raisons ont incité les spécialistes à user de ce procédé  si commode.
Il va sans dire que le subconscient ou l'inconscient s'applique aux processus mentaux qui échappent au contrôle du sujet. C'est dans cet état que le Prophète aurait rédigé le plus pur joyau de la littérature arabe. En outre, toujours soumis à un psychisme irrationnel, il aurait jeté les bases d'une nouvelle société, défini les obligations divines, établi un code de justice, prescrit une éthique rénovée, réorganisé le milieu socioculturel, réglementé les droits et les devoirs des citoyens, élaboré la première convention, etc. Et toujours dans cet état d'inconscience (ou de latence ?) prolongé (les révélations ont duré 23 ans), il aurait contribué comme jamais aucun homme ne l'a fait depuis, à expliquer les grands phénomènes qui régissent l'univers et dont la plupart n'ont été (re) « découverts » qu'au 20ème  siècle par les savants.
Grâce au Coran, la plupart des secrets de l'univers ont été rendus accessibles à l'homme. La suite de l'ouvrage permettra d’exposer des dizaines de sujets qui ont été dévoilés par le Livre Sacré et qui sont restés méconnus des Occidentaux jusqu'à l'époque moderne. Les phénomènes étaient à ce point nouveaux,  que ces derniers n'en avaient pas saisi le sens. Ils demeurèrent incompris durant mille ans. Plus tard, la révolution scientifique entreprit de modifier les mentalités, et alors seulement les révélations prirent leur sens éclatant. Ce qui amènera la conversion à l'Islam de nombreux savants. Car les preuves tangibles sont plus éloquentes que tous les discours du monde.
Depuis, les gens avisés réfutèrent sagement la théorie du subconscient. Car des connaissances supérieures à tout ce que l'humanité avait pu imaginer ne pouvaient émaner si simplement des facultés incontrôlées d'un être humain. Si tel avait été le cas, pourquoi, au vu de ces performances étonnantes, les pays technologiquement évolués s'astreignent-ils encore à promouvoir leurs académies scientifiques et leurs centres de recherches avancées pour résoudre les problèmes spécifiquement difficiles, alors qu'il serait plus commode de manipuler un individu avec des médicaments psychotropes et d'enclencher les processus mentaux «inconscients» qui permettront de répondre aux grandes questions de l'humanité ?
Une telle méthode aurait l'avantage de faire gagner plusieurs siècles d'avance sur une intelligence scientifique conventionnelle. Quelle économie de temps et de moyens pour tout le monde ! Cependant, la plus grande économie consiste certainement à rejeter les élucubrations des orientalistes en mal de sensations. Ceux-ci n'ont pu appréhender le Texte Sacré à sa véritable valeur. A l'image de leurs prédécesseurs, ils n'ont vu qu'un fatras d'enchevêtrements qui se mariait bien avec l'inconscience d'un homme. Mais le Texte  coranique reste hors d'atteinte des apprentis-manipulateurs.
Le subconscient du Prophète s'est avéré comme il fallait s'y attendre, tout à fait insuffisant pour élaborer un Enseignement de cette valeur. Depuis, il est devenu évident que la science continuera à progresser en restant tributaire de la recherche fondamentale et non de processus mentaux incontrôlés et que les révélations coraniques constituent bien la Parole Sacrée du Seigneur de l'univers, Unique et Tout-Puissant. Le subconscient du Prophète n'a pu jouer aucun rôle dans la conception du Coran. Ces vérités ont été occultées pour porter préjudice à l'Islam et à son Livre Sacré. Mais nul ne saurait inverser l'ordre des choses sans que la réalité recouvre finalement ses droits.

LA BIBLE, SOURCE D'INSPIRATION OU SUJET DE CONTROVERSE ?
          Le Coran ne reconnaît pas à la Bible l'unicité que les Judéo-chrétiens lui attribuent. L'histoire des religions révélées a débuté avec l'apparition de l'homme bien avant l'Alliance avec le peuple d'Israël. Après Adam, Noé reçut le don de prophétie, ainsi qu'Abraham, lesquels n'ont jamais été des Juifs. Ce dernier était originaire de Chaldée (Babylonie-Mésopotamie) et la mission prophétique dont il fut investi précéda la naissance de ses enfants, Ismaël, l'ancêtre des Arabes et Isaac, l'ancêtre des Israélites. Il a été le fondateur de la Kaâba où Maison Sacrée, aidé en cela par son fils Ismaël.
Le Coran atteste qu'il n'était ni Juif, ni Chrétien, mais un vrai croyant, soumis à Dieu. (Coran 3. 67). Abraham fut un Messager en ce sens qu'il disposait d'un Livre, connu sous le nom de « Souhouf ». Ces écrits ont été perdus et aucun document d'origine n'existe pour éclairer les fondements de cette religion. Cependant, la Torah  et le Coran reprennent certaines pratiques, de sorte que les grandes lignes du Message qui professait un strict monothéisme, sont connues.
La Torah (en hébreu : la Loi) est le nom donné aux cinq premiers Livres de la Bible relatant le récit de la création depuis ses origines (Genèse, déluge, etc.), jusqu'à la mort de Moise. Ces livres (la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome) sont censés renfermer la Loi mosaïque et constituent le noyau de la religion israélite. Ils ont été complétés plus tard, par de nombreux autres écrits que le Coran ne reconnaît pas, car ils n'émanent pas de Dieu. Ce sont : les Livres des Rois, les Cantiques, les Lamentations et d'autres ouvrages écrits par des auteurs, le plus souvent inconnus, mais qui exercèrent un attrait puissant auprès des docteurs juifs en raison de leur contenu apologétique. La Bible évoque « les faussaires qui transcrivent la loi et tordent le sens » (Jérémie 8-8-9), et « les faux prophètes qui annoncent des prédictions sans valeur et des inventions trompeuses » (Idem 14. 14). De fait l'altération du Message divin aura de grandes répercussions sur la crédibilité de l'enseignement biblique.
Près de trois siècles après Moïse, Dieu suscita Daoud (David) comme Prophète et Lui révéla les Psaumes (désignés sous le nom d’Al Zabour par le Coran). A l'image des autres Livres sacrés, les Psaumes firent l'objet d'additions et de modifications. Les Israélites admettent que sur les 150 poèmes de ce livre, 73 seulement remonteraient à David, les autres ayant été composés sur une période s'étalant du 11ème au 2ème siècle avant l'ère chrétienne, par des auteurs inconnus. Jésus faisait fréquemment mention des Psaumes dans l'Evangile. La personne de David est vue de façon différente par la Bible et le Coran. L'Ancien Testament le présente avant tout comme un roi inspiré par Dieu. Le Coran au contraire donne la prééminence au Prophète sur le roi. De toute manière le Coran soutient que même les Psaumes attribués à David, ont été corrompus à l'image de très nombreux autres passages de la Bible, dont il est impossible de faire le recensement.
L'Evangile est le quatrième Livre d'inspiration divine recensé par le Coran, qui n'emploie jamais le pluriel, à l'opposé de l'Eglise. De fait, les milieux chrétiens ont retenu quatre Evangiles canoniques, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean, après la mise à l'écart de dizaines d’autres, jugés comme apocryphes, non  reconnues par l’Eglise. Si le nombre des versions est aussi important, cela est dû essentiellement au fait que chaque auteur avait rédigé sa propre interprétation des récits parvenus jusqu'à lui. Car les Evangiles différaient entre eux.
Contrairement à l’élaboration du Coran, il n’existe aucun témoin direct pour certifier l’authenticité du Message du Christ. Aussi,  le Proto Evangile de Jacques le Mineur, l'Evangile de Nicodème, l'Evangile de Marcion, l'Evangile selon les Hébreux, l'Histoire de la Nativité de Marie, l'Evangile des Egyptiens, l'Evangile de Thomas, etc., et d'autres livres furent tous qualifiés d'apocryphes et rejetés par l'Eglise. Voilà pourquoi le Coran ne reconnaît en ne donne sa caution qu’au seul Evangile véridique émanant de Jésus, et ne valide aucune des nombreuses versions qui en ont été tirées, qu'elles soient canoniques ou apocryphes. Les autres Livres de l'Evangile ayant été déjà énumérés, il n’est pas nécessaire de les citer à nouveau. Saur pour signaler que Saint-Paul, qui s'est taillé la part du lion dans la rédaction des différentes lettres de l'Evangile, était un personnage controversé dans les milieux chrétiens de Jérusalem. Il n'avait pas connu Jésus et combattit le Christianisme à sa naissance. Il se serait ensuite converti et légitima son zèle pour la nouvelle religion en affirmant avoir rencontré Jésus, ressuscité sur la route de Damas. Il tira de la crédulité des gens une auréole de sainteté qui lui permit d'exercer son apostolat en toute quiétude.
Tous ces documents ne sont évidemment pas d'origine divine. Ils sont récusés par le Coran au même titre que d'autres écrits qui prétendent parler au Nom du Seigneur, alors qu'ils ne disposent d'aucun mandat en ce sens. Nul ne saurait nier que les périodes des grandes révélations divines se sont avérées aussi être celles où la ferveur était intense et la dévotion profonde. Les gens s'exhortaient au recueillement et à la méditation, particulièrement les hommes de religion qui vivaient leur foi dans une soumission extatique ; le terrain  était éminemment favorable pour donner un sens mystique à la moindre sollicitation de l'esprit. L’imagination allait jouer un grand rôle  en embellissant et en attribuant à une Puissance divine, des faits qui par eux-mêmes étaient dérisoires. Il existait en conséquence une profusion de prophètes, se disant inspirés, car cette qualité était indispensable pour acquérir un statut social exceptionnel dans la communauté.
Ceux qui se voyaient reconnaître de tels privilèges devenaient les égaux des  rois, et prenaient souvent le pas sur eux. Ce qui explique les raisons de la ruée des visionnaires et la lutte féroce des faux prophètes entre eux. Mais l'inconvénient allait justement survenir du nombre de ceux-ci, dans une profession qui était recherchée et qui payait bien. Deux qualités étaient requises pour réussir : l'apologie du peuple considéré et l'imagination. Cette voie fut explorée avec beaucoup de succès par des personnages qui s'attribuaient des dons de prophétie et qui n'étaient que des usurpateurs. Dans l'Ancien Testament, de nombreux « prophètes » firent et dirent ce qui convenait le mieux à leurs intérêts et à ceux de leurs proches. Ils cimentèrent la cohésion des membres de leur société en les exhortant à porter le combat à l'extérieur, à soumettre ou à anéantir les pays avoisinants. Ils sombrèrent dans les excès, par le massacre des femmes, des enfants, des bébés, l'abattage du bétail, les destructions massives. Ils justifièrent leur boucherie par l'emballement à venger les exactions dont ils furent victimes. Ils mirent de la cruauté et de la démesure dans leurs châtiments. Ils exercèrent leur puissance pleinement, sans retenue jusqu'à satiété.
Cette attitude restera tellement ancrée dans leurs esprits, que c'est tout naturellement après leur énième invasion contre les pays voisins en 1967, que le général de Gaulle, Président de la République Française, utilisera l'expression de « peuple dominateur » pour qualifier leur propension à l'agression. Ce n'était pas une formule de circonstance, mais le résultat d'une  tradition soigneusement entretenue et qui s'est exercée implacablement face à la lutte héroïque du peuple palestinien.
L'autre qualité que devaient exploiter ceux qui se prévalaient d'entrer en communication avec le Seigneur, était l'imagination. Un message plat,  sans relief vouait son auteur à l'indifférence. Il était important d'impressionner les esprits et de produire une décharge émotionnelle propice à changer l'ordre des choses. Les artifices étaient nombreux et les candidats des acteurs consommés. Les uns avaient la faculté de voir Dieu, « en personne ». D'autres lui parlaient, engageaient des dialogues interminables. Il leur était familier et finissait presque par devenir leur obligé. Bref, les subterfuges étaient variés et la crédulité des gens, inépuisable. Les prophètes s'étaient spécialisés. Certains dans les visions extraordinaires ou dans les récits mythologiques, d'autres dans le maniement des chiffres, les sciences de la généalogie, etc.
Voici, à titre d'exemple, comment Ezékiel, vrai Prophète d’Israël décrit sa rencontre et ses relations avec le Seigneur (résumé) : « Le cinquième jour, du quatrième mois de sa trentième année, Ezékiel vit le ciel s'ouvrir et Dieu Lui envoya des visions et Lui adressa la Parole avec une puissance saisissante. Il vit une rafale de vent qui amenait un gros nuage chargé d'éclairs et dont le centre scintillait comme du métal. Il y avait quatre êtres vivants d'apparence humaine. Chacun d'eux possédait quatre ailes et quatre faces. Ils avaient des jambes droites et leurs pieds ressemblaient aux sabots d'un veau et brillaient comme du métal. »
« Sous chacune des ailes sortait une main d'homme. Les mains, les faces et les ailes des quatre êtres étaient tournées dans les quatre directions. Ils avançaient droit devant eux sans tourner le corps. Chaque être possédait les quatre faces suivantes : Une face humaine devant, une face de lion à droite, une face de taureau à gauche, et une face d'aigle derrière. Leurs deux ailes se touchaient et recouvraient entièrement leurs corps. Ils allaient partout sans avoir à tourner leur corps. »
« On voyait des flammes et des torches qui bougeaient entre les êtres vivants et allaient et venaient à la vitesse de la foudre. Les éclairs jaillissaient de partout. Il y avait également quatre roues qui brillaient comme des pierres précieuses. Elles touchaient la terre et en même temps étaient d'une hauteur effrayante. Elles se dirigeaient dans les quatre directions sans avoir à pivoter. La volonté des êtres vivants animait les roues. Lorsqu'ils s'avançaient, s'arrêtaient, s'élevaient dans le ciel, les roues en faisaient autant. Au-dessus, se trouvait une voûte qui scintillait comme du cristal, sous laquelle se tenaient les êtres vivants. Chacun d'eux avait deux ailes tendues droit devant, tandis que les deux autres ailes recouvraient les corps. Leurs ailes bruissaient quand ils se déglaçaient on pouvait comparer ce bruit au grondement de la mer ou à la Voix de Dieu Tout-puissant... »
Et la description se poursuivait toujours merveilleuse et les gens qui en demandaient encore émoustillés par une suite palpitante et l'auteur qui en rallongeait pour satisfaire une curiosité légitime. Et voilà le Dieu biblique, apparaissant au-dessus de la voûte dans un décor hollywoodien, fait de lumière, d'éclairs et de flaches multicolores. Il charge Ezékiel de transmettre un Message pour le peuple d'Israël et lui ordonne d'avaler le livre en forme de rouleau, avant de le relever de terre à l'aide  de l'étrange machine, et de l'emporter dans les cieux pour le déposer à Tel Abib (Tel Aviv). Ezékiel passa sept jours de stupeur complète, alors Dieu L'attacha avec des cordes afin qu'il reste allongé sur le côté gauche pendant 390 jours pour expier les fautes du Royaume d'Israël, puis durant 40 jours sur le côté droit afin d'effacer les fautes du Royaume de Juda. Dans cet état, il devait faire cuire sa nourriture en utilisant des excréments humains comme combustibles, mais au dernier moment, Dieu allégea sa charge et lui permit d'utiliser la bouse de vache.
Ensuite, Il lui intima l'ordre de se raser la barbe et de se couper les cheveux et de les diviser en plusieurs parts : Le premier tiers devait être brûlé au centre de Jérusalem ; le deuxième tiers était destiné à être frappé avec une épée par Ezékiel tout autour de la ville ; le troisième tiers serait dispersé au vent et  le Dieu biblique en personne se chargerait de courir derrière, pour le frapper avec son épée. Et, l'auteur imperturbable, mais non dépourvu d'idées, de poursuivre son récit vigoureux et coloré, afin de satisfaire un auditoire  médusé.
L'indécence peut-elle à ce point obnubiler la raison pour croire à de telles fables ? Mais l’auteur n’en a cure, il fait encore intervenir le Dieu biblique afin de démasquer les faux prophètes et confirmer ses propres visions. Le Seigneur invita  Ezékiel à dénoncer ceux qui se prétendent prophètes et prophétisent de leurs propres initiatives, car, « le malheur s'abattra sur les insensés qui prennent leurs visions pour des prophéties : Israélites, vos prophètes ressemblent à des chacals qui rôdent sur des ruines...lls prédisent des mensonges et imaginent des visions alors que Moi le Seigneur, Je ne les ai pas envoyés... » (Ezékiel 13). La concurrence peut être dangereuse et le meilleur moyen est de l'éliminer pour s'en préserver. C'est fait efficacement avec le concours de Dieu.
La lecture du Livre d'Ezékiel ou d'autres livres bibliques de la même mouture, et ils sont nombreux, suscite un commentaire d'ordre général, mais d'une importance fondamentale. L'invraisemblance du récit ne permettant pas de le considérer comme étant d'origine divine, deux hypothèses peuvent être formulées pour juger de son authenticité.
Première hypothèse : Ezékiel est bien un Prophète chargé d'avertir les Israélites et dans ce cas, ses paroles ont été gravement altérées au point de confondre les prescriptions divines avec les additions opérées par les docteurs et les scribes qui avaient accès aux premières sources historiques. Et une telle éventualité compromettrait la valeur d'un texte, qualifié de sacré.
Deuxième hypothèse : Ezékiel n'est qu'un imposteur à l'image de ceux qu'il dénonce dans son livre, pour mieux s'en prémunir et dans ce cas son message ne serait qu'un faux,  qui ne devrait pas trouver place dans la Bible.
Dans le Coran, le nom d'Ezékiel n'apparaît pas, mais cela n'exclut nullement la possibilité qu'il ait pu être effectivement un Envoyé de Dieu. Le Livre Sacré admet que tous les Prophètes n'ont pas été cités : « Nous avons inspiré les Prophètes dont Nous t'avons déjà fait connaître l'histoire, et d'autres dont Nous ne t'en parlerons pas... » (Coran 4. 164) Certains exégètes musulmans tels que Tabari et Razi, pensent qu’Ezékiel est  l'autre nom du Prophète Dhou el Kifl (Coran 21.85 et 38. 48) que les commentateurs ne sont pas arrivés à identifier. Cependant, ce point de vue n'est pas partagé par tout le monde. Nonobstant ces remarques, il faut savoir que le Livre d'Ezékiel n'est pas seul en cause, de nombreux autres écrits bibliques ont été altérés au cours des siècles et portent encore les traces des manipulations. Que cela procède d'une falsification délibérée ou résulte de circonstances involontaires, ne change rien au fait que l'enseignement actuel s'écarte largement du Message originel.
D'autres invraisemblances nombreuses existent dans la Bible. Un exemple est donné par l'histoire des cailles du Sinaï : Le recensement  effectué par Moïse et Aaron a permis d'estimer le nombre d'hommes âgés de 20 ans et plus à 603 550  (Nombres 1. 3 à 44), ce qui donne  approximativement une population totale de trois millions de personnes, toutes catégories confondues. Ce sont les effectifs qui ont fui l'Egypte de Pharaon pour la Terre Promise. Ce chiffre apparaît  comme  gonflé, car une telle procession aurait dû avoir le plus grand mal pour régler ses problèmes d'intendance. Qu'à cela ne tienne. Dieu fit descendre sur le peuple élu la manne et les cailles pour le nourrir. On apprend que : «  Le Seigneur envoya un vent qui amena les cailles, au point de former une couche d'un mètre environ tout autour du camp, sur une distance d'une journée de marche. » (Nombres 11. 31).
 Une journée de marche équivaut à un cercle de 30 kilomètres de rayon et une superficie de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Avec une densité égale à celle de l'eau et un poids de 150 grammes par volatile, on apprend  qu'il est tombé l'équivalent de cinq milliards de tonnes de cailles, de quoi alimenter la population mondiale  durant près d'un demi-siècle en prenant comme base, la moyenne actuelle de 30 kilos de viande par personne et par an. Mais,  les Israélites furent plus gâtés, puisque chacun d’eux eut droit à environ 20 millions de cailles, soit le chargement d'un navire de 2 000 tonnes !
La Bible poursuit « qu'ils étalèrent les cailles tout autour du camp, pour les faire sécher », mais ne précise pas sur quoi, le sol étant déjà recouvert d'une couche d'un mètre d'épaisseur. Face à de tels faits, les bonnes intentions demeurent insuffisantes pour n'y voir qu'une forme de symbolisme ! Malgré tout, ces données restent dérisoires face à d’autres situations, pour le moins choquantes.  Lorsque Moise demanda à voir Dieu, Celui-ci lui répondit qu'il ne pouvait le contempler de face, mais qu'Il l'autorisait à le voir de dos ! (Exode 33. 19 à 23). Le même Livre allait pourtant se contredire. Après l'Alliance du Seigneur avec les Israélites, Moïse monta sur la montagne avec Aaron, Na¬dab,  Abihou et les soixante-dix anciens d'Israël. Là, ils virent Dieu monté sur une sorte de plate-forme, d'un bleu aussi pur que le ciel. Ils le contemplèrent puis mangèrent et burent. (Exode 24. 9).
Dieu est aussi présenté comme sujet à l'oubli. Il doit se référer à l'arc en-ciel afin de se souvenir de ses engagements avec l'humanité. (Genèse 1. 14 à  16). Il est versatile : « il regretta d'avoir créé les hommes et décida de les balayer de la terre ainsi que les animaux et les oiseaux ». (Genèse 6. 57). Il pouvait servir non seulement de guide spirituel, mais aussi de cicérone afin de piloter les Israélites dans le désert. Il prenait l'apparence d'une balise le jour et d'un phare la nuit : « Le Seigneur précédait les Israélites le jour dans une colonne de fumée et la nuit dans une colonne de feu, de sorte qu'ils pouvaient marcher jour et nuit en se repérant par rapport à Lui ». (Exode 13. 20 à 22).
Dieu n'hésitait pas à se déplacer afin d'aller à la rencontre de l'homme : « Je vais venir jusqu'à toi, Moïse, caché dans une épaisse fumée ». (Exode 19. 9). Il servait de signal pour les déplacements : « Les Israélites se mettaient en route si la fumée s'élevait au dessus de  la  demeure, si au contraire elle ne bougeait pas,  ils ne partaient pas ». (Exode 40. 36-37). Il exigea une tente pour vivre avec les Israélites. (Exode 25.8-9), ainsi que de l'ameublement, table toujours garnie, vaisselle, plats, coupes, flacons, bols, etc., le tout en or pur. De plus, le pain et le vin ne devaient pas manquer. (Exode 25. 23 à 30).Il avait choisi pour se manifester aux Israélites, un emplacement situé entre les deux chérubins façonnés sur le couvercle du coffre de l'Alliance. De là, II avait décidé de donner Ses Ordres. Il avait une attirance tout à fait particulière pour les sacrifices d'animaux, dont II appréciait la fumée odorante. (Exode 29-16 à 18). Enfin, et pour mettre un terme à cette litanie, il est intéressant de mentionner le combat entre Jacob et Dieu, qui aurait duré une nuit entière. Lorsqu'il s'aperçut qu'il ne pouvait vaincre Jacob loyalement, Dieu le frappa à l'articulation de la hanche et celle-ci se déboîta. Puis Il lui donna le nom d'Israël, qui évoque en hébreu, l'expression de « lutter contre Dieu ». Depuis, cet endroit s'appelle Penouel, qui veut dire : « Face de Dieu ». Et de là, les Israélites s'abstinrent de manger le muscle qui relie la cuisse à la hanche, car Dieu avait blessé Jacob à cet endroit. (Genèse 32. 23 à 33).
Ces exemples prélevés dans la Bible ne laissent pas d'étonner les non-initiés, ou simplement les gens ordinaires, en raison de l'image peu reluisante que les Judéo-chrétiens donnent du Dieu biblique. On découvre un Dieu qui discute avec les hommes, parade devant eux, leur sert de pilote et de panneau de signalisation. Il est affecté de trous de mémoire, sujet au regret, habite une tente, possède de l'ameublement et de la vaisselle. Il se complait dans la fumée odorante des sacrifices, se fait contrarier par une femme usant de subterfuges et n'hésite pas à l'occasion, à se mesurer en duel avec ses créatures.
Un gouffre existe entre les conceptions musulmane et judéo-chrétienne. Bien sûr, ces derniers sont convaincus que Dieu est le Seigneur de l'univers, l'Etre Suprême à la Puissance Illimitée. Mais le premier volet  le montre sous des apparences peu flatteuses et suffit à discréditer un acteur qui devient ambigu et équivoque. Est-ce là le véritable portrait du Seigneur de l'univers ? : « Gloire au Seigneur des cieux et de la terre, le Seigneur du Trône. Comme, Il est plus élevé que tout ce qu'ils imaginent! » (Coran 43.82). Telle est la réponse du Coran, pour qui les Attributs de Dieu ne sont pas dénombrables. Nul ne saurait dénaturer aussi vulgairement l'idée sublime  que les croyants véritables sont en droit de se faire de Dieu. Ce sujet a déjà été assez explicité dans un chapitre entièrement consacré aux attributs divins. Il convint seulement de rappeler que Dieu échappe à toute perception, et qu'à ce titre, il ne saurait être vu, entendu ou détecté par qui que ce soit. Voilà de quoi réfuter les thèses de ceux qui lui ont reconnu l'apparence, les sentiments et les penchants d'un être humain.
Un autre problème mérite d'être signalé, il s'agit de la filiation divine à travers la tradition juive. Selon le Coran, et à l'image des Chrétiens, les Israélites ont eux aussi attribué un fils à Dieu. Toutefois, ces derniers rejettent catégoriquement cette accusation. Voici l'extrait coranique en question : « Les Juifs ont dit : «Ozaïr (Esdras) est le fils de Dieu ». Les Chrétiens ont dit : « Le Messie est le fils Dieu ». Voilà ce qu'ils professent ouvertement. Leurs paroles ressemblent à celles que tenaient autrefois les incrédules. Malheur aux auteurs de tels propos. Dans quelle aberration sont-ils plongés! lls ont pris leurs docteurs et leurs moines ainsi que le Messie, fils de Marie, pour des divinités, alors qu'ils avaient reçu l'ordre d'adorer Dieu Unique. Dieu hormis Lequel, il n'y a pas d'autre dieu. Gloire à Lui. Combien Il est plus élevé que tout ce qu'ils Lui associent lis veulent éteindre la lumière de Dieu avec leur souffle, mais Dieu parachèvera Sa Lumière en dépit des incrédules ». (Coran 9-30 à 32).
Si pour Jésus le problème ne se pose pas, puisque les Chrétiens sont convaincus qu'il est le Fils Unique de Dieu, il n'en est pas de même pour les Israélites qui rejettent l'optique du Coran concernant Ozaïr, qu'ils prétendent ne pas connaître, et encore moins voir en lui, le fils de Dieu. Mais c'est là, la version de la Bible officielle puisque le quatrième Livre d'Esdras (datant du premier siècle-de l'ère chrétienne) mentionne effectivement ce fait. Cependant, il a été déclaré comme apocryphe (de même que le troisième Livre) par les docteurs juifs malgré la valeur qui lui était reconnue par d'autres membres de la communauté. Il ressort donc, qu'à un moment de leur histoire, les Israélites avaient bien admis la filiation divine.
On trouve trace de cette filiation dans l'Ancien Testament relativement à Salomon ou il est écrit : « C'est lui qui me construira un Temple ...Je serai un père pour lui et il sera un fils-pour moi ». (Chroniques 17. ¬12-13). Le passage revient trois fois de suite dans la Bible, et il est évident que nul n'est  obligé de n'y voir qu'une filiation de nature symbolique Il existe des termes plus appropriés pour décrire les rapports entre Le Créateur et Sa créature qui auraient dû dispenser le recours à des allusions aussi sibyllines.
La Bible n'est pas en mesure de refléter le Message divin dans son intégralité et son authenticité. La modification du Texte est évidente. Certaines altérations sont cousues de fil blanc. D'autres sont plus subtiles et par conséquent plus dangereuses car les fidèles seraient tentés de les attribuer inconsciemment au Seigneur. Si effectivement, il y a eu des additions une partie au moins aussi importante aura été égarée, oubliée ou subtilisée. Il n'est pas logique en effet  de croire que durant plus d'un millénaire, les oublis n'aient pas été aussi nombreux que les ajouts dans une société où les moyens de communication reposaient sur la tradition orale. Toutefois, le plus préjudiciable reste que les adjonctions de texte émanent d’êtres humains, alors que ce qui a été égaré, ce sont les vraies Paroles de Dieu. Des propos humains  ont été substitués aux prescriptions divines. Par ailleurs, après toutes ces manipulations, il a bien fallu travailler le texte pour rétablir l'harmonie linguistique. Les Juifs et les Chrétiens parlent bien de l'unité de la Bible mais sans préciser que cette unité résulte moins de l'unicité du message que du travail d'unification qui a été accompli afin de raccommoder l'ensemble
Le problème de l'altération de la Bible est à ce point sensible que le Coran le soulève plus d'une dizaine de fois, mettant en garde les Juifs et les Chrétiens contre les conséquences de cette entreprise de dénaturation. Voici quelques extraits
« O gens du Livre pourquoi dissimulez-vous la vérité sous le mensonge ? Pourquoi cachez-vous la vérité alors que vous savez ? » (Coran 3.71). Ou encore : « Certains d'entre eux altèrent le Livre en le récitant pour faire croire que leurs inventions appartiennent aux Ecritures, alors qu'elles leur sont étrangères. Ils disent que tout cela vient de Dieu, mais cela ne vient pas de Dieu. Ils profèrent des mensonges qu'ils osent imputer à Dieu ». (Coran 3.78). « Ils altèrent (les Israélites) le sens des Ecritures, ils ont déjà oublié une partie de l'enseignement qu'ils avaient reçu... » (Coran 5.13). « Nous avons aussi accepté l'Alliance de ceux qui se disent Chrétiens. Eux aussi laissèrent péricliter certains enseignements qu'ils devaient observer ». (Coran 5.14). Egalement : « Ils n'apprécient point Dieu à Sa juste valeur, lorsqu'ils disent qu'Il n'a jamais rien révélé à un homme. Dis (leur) : « Qui a donc révélé le Livre que Moïse a apporté aux hommes comme lumière et comme guide ? Vous l'avez écrit sur des feuillets. Vous en avez divulgué une partie, mais vous en avez dissimulé la plus grande. Qui vous a enseigné ce que par vous--mêmes, vous n'auriez jamais pu découvrir, pas plus que vos pères ?... Ceci (le Coran) est un Livre béni que Nous avons révélé, un Livre qui confirme les Ecritures antérieures. » (Coran 6.91-92).
Le Coran recense toutes les formes de dégradation que peut subir un document dont le contenu a été largement modifié. On y trouve des déformations de texte, des additions, des dissimulations volontaires et des oublis provoqués par l'état de dépérissement dans lequel était tombée la religion. Bref, une large panoplie de facteurs utilisés pour corrompre la pureté de l'enseignement originel. Le Coran a toujours soutenu avec force et constance cette thèse qui se trouve confirmée par une simple lecture de la Bible. Plus personne au monde n'est encore assez dupe pour croire que le texte n'a pas été manipulé et « arrangé », pour les besoins de causes occultes mais bien réelles. Ceci admis, il devient inconcevable de maintenir que le Coran ait pu trouver son inspiration dans une Bible altérée. Ou que le Prophète Mohammed ait été initié par de mystérieux moines, sans qu'un tel enseignement porte la trace indélébile des fausses proclamations qui foisonnent. Ou encore, qu'héritant d'une Bible corrompue, il ait été en mesure de séparer le vrai du faux, ce en quoi de toute façon, il aurait confirmé sa qualité d'Envoyé de Dieu et démontré l'état de dégradation des Ecritures judéo-chrétiennes.
Le Coran Sacré, à la différence de tous les autres Livres révélés, ne comporte aucune erreur ni aucune contradiction susceptible d'affecter son contenu. Il est vrai que quelques orientalistes ont cru relever des aberrations qu'ils se sont plus à monter en épingle. L'étude de ces cas  a montré néanmoins qu'ils sont dus le plus souvent à une mauvaise interprétation, doublée d'une incapacité à juger les révélations à leur véritable valeur. Surtout celles présentant un caractère scientifique ; l'essentiel de ce livre est consacré à ce sujet. D'autres ont statué sur le Coran en utilisant comme étalon de référence des citations bibliques sujettes à caution et  dénaturées.
Bien sûr, en usant de mauvaise foi, le résultat apparaît comme troublant. Mais chaque fois que l'esprit partisan est mis de côté, le Coran sort grandi de ces confrontations. Ainsi, il devient évident que le Coran qui confirme l'origine divine des Livres révélés à Abraham, Moise, David, Jésus et d'autres Prophètes, s'en écarte sensiblement par le contenu. Il possède en effet la particularité unique de rester intact à travers le temps et les événements. Tous les autres Messages ont été altérés ou perdus et seul le Livre Sacré des Musulmans est demeuré dans sa pureté originelle et gardera cette qualité jusqu'à la fin des temps. « Ceux qui n'ont pas cru au Livre (Coran) qui leur est parvenu, ne savent pas combien il est précieux. Il est inaccessible à l'erreur, d'où qu'elle vienne. C'est une Révélation du Seigneur Eminemment Sage et digne de Louanges. » (Coran 41.41-42)

DES ATTAQUES ET DES MYTHES
« Les invectives que l'on t'adresse (ô Mohammed), ne sont pas différentes de celles dont on accablait les Prophètes qui t'ont précédé, mais certes Dieu qui pardonne, inflige aussi des supplices terribles. » (Coran 41.43).
DANTE
« De tous les grands hommes du monde entier, aucun n'a eu autant de détracteurs que Mahomet. » Ce n'est pas un Musulman qui l'affirme, mais  M.W Watt, un religieux chrétien éminent, chercheur et auteur de nombreux ouvrages sur l'Islam.  Malgré ses titres éminents, Watt n’a pas succombé lui aussi à cette attirance magique qui consiste à dénigrer le Prophète de l’Islam. Une passion malsaine dont il est impossible de recenser tous les tenants et qui s’étale tout au long des quatorze siècles passés. Des dizaines de volumes ne suffiraient pas à épuiser le sujet. Voici quelques exemples de cette hostilité des Occidentaux envers un homme, qui a voulu partager sa foi, mais qu’une partie  de l'humanité, qui se croit bien inspirée, rejette sans discernement. Cependant, en dépit de cette hostilité manifeste,   le comportement réservé au Prophète Mohammed, que le Salut et la bénédiction d’Allah soient sur lui,  ne déroge nullement à une tradition ancestrale bien établie puisqu’il a été le lot de tous les  Prophètes qui l'ont précédé.  Pas un seul d’entre eux, depuis la création de l’humanité, n’a réussi à échapper à l’agressivité et à la rancœur des gens hostiles et butés. C’est  une des caractéristiques, mais aussi la force  de l'Islam, religion qui ne déroge pas à une tradition  coutumière et tenace.
Même si une telle campagne de dénigrement, semble s’être apaisée, pour ce qui est des autres Elus de Dieu, elle continue à se développer avec le même acharnement en ce qui concerne le Prophète Mohammed ; à croire que le gisement d’êtres rustres et grossiers n’est pas près de s’épuiser. Que tant de siècles après sa disparition, le Prophète de l’Islam, continue d’être l’objet d’une campagne hostile, de la part des médias et des autorités religieuses, même au plus haut niveau de la hiérarchie, ne plaide certainement pas pour voir dans cette catégorie de détracteurs, des gens  disposant de toutes leurs facultés mentales. Elle démontre la profondeur des rancœurs accumulées durant tout ce temps et constitue un exemple unique d'une malveillance bornée  mais toujours vivace.
De tels ressentiments ont été exploités par le poète italien Alighieri Dante (1265-1321) qui avait cru faire preuve de bon goût, dans sa « Divine Comédie » en condamnant le Prophète Mohammed à l'enfer éternel. Il est vrai, la rumeur publique aidant, qu'il n'avait vu en lui qu'un semeur de scandales et de schismes, vestiges des croyances ridicules qui circulaient en Europe au Moyen Age qui prenaient Mohammed pour un hérétique ayant abjuré le Christianisme afin de fonder une secte dissidente. Sous les traits du parfait justicier, Dante propageait une méthode diabolique qui rencontra un succès de façade, auprès des foules ignares. Il a pu faire rire des gens faciles et grotesques, tant que ses attaques restaient cantonnées au Prophète. Mais, le rire jaunissait à mesure qu'il dirigeait ses accusations contre ses nombreux ennemis, dont beaucoup bénéficiaient d'un prestige surfait. Il devint franchement mauvais lorsque le pape Boniface VIII lui-même fut prédestiné à son tour au supplice de la géhenne, comme un vulgaire criminel de bas étage.
 Malédiction ! Les règles du jeu n'étaient plus respectées. Que le Prophète subisse la damnation éternelle,  de la part de l’auteur, des responsables de l’Eglise et de ses affiliés,  cela était de bonne guerre et dans la logique de l'enseignement chrétien de l'époque. Mais, sacrilège des sacrilèges,  que le pape en personne, soit condamné  lui aussi à l'enfer éternel, par un vulgaire poète de bas étage,  voilà qui n'était du goût de personne, dans une société où les qualités se mesuraient, par leur allégeance à l’Eglise. Le Pape, qui riait dans sa barbe quand les attaques étaient destinées au Prophète,  sortit de ses gonds ! L’œuvre de Dante fut mise à l'index et son auteur, condamné au bannissement perpétuel, finit ses jours en exil (Ravenne 1331).  Admiré et adulé,  pour ses attaques contre le Prophète de l'Islam, Dante ne devint un misérable paria, aux yeux de ses puissants concitoyens que pour avoir appliqué le même raisonnement au pape. Lequel s’était accommodé du traitement de faveur et d’exception dont il bénéficiait.
VOLTAIRE
 Un autre cas typique de manipulation historique est incarné de façon peu reluisante par l'écrivain français, Voltaire (1694-1778). Considéré en Europe comme le prince de l'esprit et des idées philosophiques, ou encore l'homme universel et le champion de la tolérance, il fut loin de porter ses titres avec une égale constance. Il est vrai que de l'un ou de l'autre côté de la barrière, les sentiments à son égard peuvent différer du tout au tout Ils n'expliquent pas, en tout état de cause, la hargne et la mauvaise foi qui ont présidé à la rédaction de sa tragédie intitulée : « Mahomet ou le fanatisme. » (1741).
Le titre en dit long sur l'orientation du sujet. Usant de provocations répétées, l'auteur tenta de miner les fondements de la religion musulmane. Il s'ingénia à déformer le portrait du Prophète en le présentant sous les traits d'un homme sanguinaire, perfide, fanatique, ne reculant devant aucune intrigue pour réaliser ses desseins. Conscient que le Prophète de l’Islam émergeait par ses qualités sur le reste de l’humanité et qu’il avait révélé le Coran Sacré,  qui  allait rendre caduques toutes les religions et les croyances du monde,  Voltaire essaya de réduire la portée de ce Message extraordinaire,  en dénigrant celui qui en a été l’éminent propagateur. Il s'y employa d'une manière indigne, comme bien d’autres l’avaient fait avant et après lui. Dans sa reconstitution historique, il déforma les faits évidents afin de consolider la trame de son récit qui virait à l’outrage et à la calomnie.
A sa méconnaissance, supposée ou réelle, de la vie du Prophète, il ajouta une volonté délibérée de dénaturer les traits d'un homme dont le prestige et la renommée devaient le complexer profondément, lui qui se prenait pour le nombril du monde. Voilà un homme qui a su réunir autour de sa personne et de son Message, des milliards d’êtres humains, alors que le parti voltairien, comprenait  des membres qui se comptaient sur les doigts de quelques mains ! Une injure pour des aspirations déçues. Il est ainsi apparu, que celui qui était considéré dans son pays, comme le champion de la tolérance (et de l'opportunisme), maniait mieux que quiconque le fanatisme qu'il reprochait au Prophète. Pour être, une des rares fois de sa vie, dans les bonnes grâces de l'Eglise, il dédia son ouvrage au pape Benoit XIV, lequel lui envoya derechef, une double bénédiction en retour. Le public toujours prêt à s'enflammer pour une nouvelle croisade, même théâtrale, applaudit des deux mains la pièce qui fut jouée dans de nombreuses salles européennes.
Mais, Voltaire mit tant de hargne dans ses attaques, qu'il s'attira en réaction, les critiques d'autres personnalités qui ne partageaient pas son extrémisme, comme Napoléon Bonaparte. L'empereur, loin d'être un défenseur de l'Islam, et qui a couvert les massacres de grande ampleur et les pires excès lors de la « campagne d'Egypte », a réagi violemment contre ces écrits : « Mahomet a été l'objet de sa plus vive critique dans le caractère et dans les moyens. Voltaire avait ici manqué à l'histoire et au coeur humain, constatait l'Empereur. Il prostituait le grand caractère de Mahomet par les intrigues les plus basses. Il faisait agir un homme qui avait changé la face du monde, comme le plus vil scélérat, digne au plus du gibet. Les hommes qui ont changé l'univers, poursuivait l'Empereur, n'y sont jamais parvenus en gagnant les chefs mais toujours en remuant les masses. Le premier moyen est du ressort de l'intrigue et n'amène que des résultats secondaires, le second est la marque du génie et change la face du monde. »
La reconnaissance par Napoléon Bonaparte, du grand caractère de Mohammed et de son génie universel « qui ont changé la face du monde », est un hommage volontaire et appuyé,  rendu au Prophète  de l’Islam, que le Salut et la Bénédiction d’Allah, soient sur lui. Ce point de vue est celui d'un homme qui avait une vision autrement plus appropriée des réalités historiques que celle de Voltaire qui s’ingéniait dans des manœuvres de bas étage. Il suffit à déconsidérer complètement les accusations insensées et injustifiées, du « Prince de l'esprit. » que quatre siècles séparent Dante de Voltaire, il est intéressant de noter la similitude de leurs destins. Plus que Dante, Voltaire reçut les honneurs de l'Eglise avant de voir ses œuvres les plus contestées, mises à l'index par ses propres protecteurs !
DEUX CONTEMPORAINS
« Après tout, c'était un homme d'entre les hommes, soumis à nos défaillances, disposant de nos pouvoirs, Mohammed notre frère. »  Celui qui s'exprime de la sorte, en conclusion de son livre, n'est autre que l'orientaliste, Maxime Rodinson. On l'aurait cru doué de facultés normales pour apprécier convenablement l'ordre des choses et c'est bien l'impression qu'il donne de sa personne. Le détachement de soi est le garant d'une impartialité qui fait souvent défaut chez les orientalistes. Mais peut-être serait-il présent chez cet auteur ? Combien de fois n'a-t-on pas constaté le dérèglement des facultés intellectuelles sous le poids de la haine, du fanatisme et de l'ignorance, pour ne pas nous en méfier systématiquement ? « Non, affirme avec force l'auteur, qui ajoute que la critique européenne a peut-être eu tort sur certains points, mais pour la critiquer, il faut d'abord l'étudier et ne réfuter ses démarches que sur la même base. »
Des prescriptions judicieuses, qui furent mises à l’épreuve  et appliquées  à son ouvrage intitulé « Mahomet ». Dès les premières pages, et en avant-propos, l'auteur se découvre en affirmant qu'il est athée. C'est son droit. Il ajoute en substance, qu'il nie l'existence de Dieu, réfute l'apostolat du Prophète et rejette l'origine divine du Coran. C'est encore son droit. Mais de là à faire croire à sa prétendue neutralité dans un domaine qu'il renie, qu'il exècre et qu'il combat, c'est se nourrir d'illusions et y trouver son compte à bon marché. L'ouvrage est d'ailleurs le reflet fidèle de ses pensées les plus intimes, mais aussi les plus sordides.  Elles sont édifiantes ;  un volumineux chapelet d'injures, de calomnies et de mensonges.
Dans son aversion pour l'Islam, Rodinson est allé jusqu'à tirer de sa poche des libres penseurs musulmans qui auraient écrit des ouvrages opposés au Coran (Mo-âradat al Qor'an), afin de contrebalancer l'influence du Texte Sacré. Rodinson ignore-t-il donc qu'il n'existe pas de libres penseurs musulmans ? Pas plus, du reste, que de libres penseurs chrétiens ! La libre pensée implique le reniement des dogmes établis, or ceux des fidèles qui se sont soumis à l'Islam, ont fait acte d'allégeance à Allah, le Seigneur  et le Créateur de l'univers ; ils ont par conséquent rejeté toute autre forme de croyance. Comment peut-il appeler à son secours une catégorie d'individus qui n'existe que dans son imaginaire vacillant ? Décidément certains orientalistes sont devenus de véritables experts dans l'art de se faire assister par le néant incarné, faute de faire appel à la raison ou aux preuves palpables.
En réalité ces soi-disant « libres penseurs musulmans » ne sont rien d'autre que des renégats et des incroyants, destinés à abuser la bonne foi des fidèles. Et dans ce cas leur position est archi-connue. Ils se sont toujours éreintés à lutter à contre-courant de l'histoire avant d'être emportés par le temps et les événements. Il n'est pas nécessaire de mettre des masques pour leurrer les gens. Sauf ceux qui veulent bien être dupés et qui insistent pour se perdre dans les voies de la déraison.
Jamais un Musulman,  c’est-à-dire, un croyant fidèle  au sens juste du mot, n'a essayé de porter préjudice au Coran. Sans quoi, il s'exclurait lui-même de l'Islam et perdrait sa qualité de Musulman. Les termes de « Musulman  et d'Islam » sont intimement liés pour symboliser l'adoration de Dieu, et la soumission totale à Son Autorité. Le premier mot : « Musulman », est la traduction de l'arabe « Mouslim » qui signifie « fidèle »,  le second : « Islam », implique la soumission à la Volonté divine.  Un Musulman professant l'Islam (traduction littérale en arabe : Un fidèle soumis à Dieu), ne peut être ni, un libre penseur, ni un athée, ni un agnostique. Si l'auteur imagine que ses lecteurs sont incapables de faire la différence, afin de les pousser à croire que des « Musulmans » remettent en cause leur propre Livre Sacré,  comme lui-même le fait à travers ses écrits, ses calculs auront été plus dévastateurs que profitables. D’ailleurs le contenu général de l'ouvrage n'est pas sain, et il n'est pas possible de condenser 300 pages de mauvaise foi en quelques lignes. Pour cette raison, il ne sera pas fait de commentaires détaillés. Il suffit simplement pour résumer,  de relever les qualificatifs employés pour décrire celui qu'il appelle  indument « notre frère ». Ils dénotent l'esprit malfaisant qui a présidé à la réalisation de ce travail.
 Ainsi le Prophète Mohammed, serait effectivement ou potentiellement : Un possédé, un opportuniste, un simulateur,  un névrosé, un insatisfait et un frustré, un perverti, un obsédé, un aliéné, un magicien, un halluciné, un visionnaire. En outre,  il est ambitieux,  fanatique,  traître,  massacreur, imposteur, vindicatif, illogique, animé du désir de richesse, orgueilleux et plein de duplicité, favorisant l'adultère, pratiquant des actes répugnants, commanditant des assassinats, organisant des brigandage, etc.
 II faut préciser que cette énumération ne comporte que la moitié des qualificatifs utilisés par l'auteur pour tracer le portrait du Prophète. Les quelques traits réalistes parsemés aux détours  de certaines phrases n'arrivent pas à combler l'impression d'un parti-pris manifeste et empreint d’une mauvaise foi caractérisée. Comme toujours en pareille circonstance, la sévérité du jugement et la partialité débouchent sur des résultats contraires à ceux escomptés. Par exemple, il est pour le moins incroyable d'imaginer qu'un homme puisse réunir autant d'imperfections et de tares et rester simplement un être humain. Quant à abonder dans le sens de Napoléon Bonaparte ou d'autres personnages célèbres qui ont vu en Mohammed un homme exceptionnel, un génie universel et un Prophète authentique, c'est reconnaître que les arguments fallacieux des adversaires de l'Islam ne sont que le reflet de leurs sentiments connus et catalogués depuis des lustres.
  Quitte à le répéter, et il ne sera jamais assez de le faire,  il n'existe pas dans l'histoire de l'humanité, un Prophète qui a eu à supporter autant d'accusations injustifiées et infondées. Comme si les forces du mal s'étaient déchaînées pour anéantir son Message, fondé sur l'Unicité de Dieu, le Pardon et la Miséricorde divine. Mais, n'est-ce pas là une marque de l'authenticité de son apostolat que toutes ces forces obscures liguées contre lui n'aient pu le faire reculer ou détruire un enseignement qui est resté le seul écrit sacré, à n’avoir jamais subi de modifications ni de remaniements, dans l’histoire des religions ?  Les milliards de Musulmans qui vécurent sur terre, leurs savants, leurs penseurs, leurs guides, sont-ils à ce point dépourvus de raison et de facultés de jugement au point de suivre un possédé ou un halluciné et ruiner leur personne et leur foi en Un Dieu Unique et Tout-Puissant en s’écartant de la voie parfaite ? Rodinson croit-il disposer d’un pouvoir de discernement exclusif qui ferait défaut à cette imposante communauté jusqu'à orienter son choix et s'ériger en censeur de la religion islamique ?
En considérant son attitude, on ne peut éviter de la rapprocher d'une certaine pratique des Juifs. Le jour de la fête des Expiations, ceux-ci prenaient un bouc, l'invectivaient, l'insultaient, le chargeaient des péchés de la communauté et l'envoyaient dans le désert afin d'expier les iniquités  leur peuple. C’est le bouc émissaire. Les Occidentaux ont-ils cru trouver en Mohammed, que le Salut et la Bénédiction d’Allah, soient sur lui,  un autre bouc émissaire ? Par ailleurs, l'auteur se croit bien inspiré d'attribuer la qualité de « frère » au Prophète, après l'avoir dénigré d'une façon indigne. Que cache ce jeu ? Caïn aussi  avait un frère, Abel. Il n’hésita pas à le tuer, par jalousie. Aussi, il est fort peu probable, que le Prophète se montre enjoué d’avoir un frère, qui écrit sur lui 300 pages d’insultes et de diffamation. A moins que dans la confrérie de l’auteur, la fraternité s’établit sur la haine et l’acrimonie. Alors, le Prophète de l’Islam, serait le premier à  décliner une  offre  aussi exécrable. En fin de compte, Rodinson pense que pour critiquer la critique européenne, il faut  d'abord l'étudier. C'est fait. Mais le constat est loin d’être réjouissant. La neutralité est battue en brèche, la vérité corrompue et les conclusions perverties. Rien n’inspire à voir un quelconque modèle d’inspiration.
 Si le monde des « littéraires » est à ce point perverti,  l'univers des scientifiques,  semble à priori être à l’abri des manipulations d’apprentis-sorciers. Cela est tout à fait vrai dans l'ensemble, pour cette raison son crédit reste intact.  Cependant,  comme pour valider,  la théorie de l’exception qui fait la règle, quelques-uns  parmi les « scientifiques » se laissent tenter par l'imprévu et ne manquent pas d'égratigner un domaine qui aurait dû rester en dehors de leur  champ de  compétence.  Peut-être pour espérer acquérir plus de notoriété ? Mais, le résultat le plus probant, est qu’ils ont acquis surtout une dose appréciable de ridicule.  Un exemple de cette intrusion déplacée est donné par Igor Douel, dans son livre, « Découvrir l’océan », publié aux éditions Mir, de l’ex URSS, patrie de l’irréligiosité et de l’incroyance.
L'auteur prétend le plus sérieusement  du monde que selon le Coran, c'est le Prophète Mohammed qui produit la pluie ! L'étonnement  a de quoi laisser pantois, d’autant qu’apparemment, aucune autre source au monde n’évoque ce phénomène étrange, même parmi les plus fantaisistes ! Mais peut-être que Douel a-t-il fait une découverte extraordinaire, ignorée de tous les autres, où le Prophète de l’Islam, serait devenu un faiseur de pluie ? Cela sonne mal, quand même, de savoir que son pays, l’Arabie, est un des pays les plus secs au monde, alors que son Prophète était en mesure de réaliser des miracles pluviométriques, à en veux-tu, en voilà ! Un étrange paradoxe.
Voici donc,  ce qu'écrit Douel : « Au début, quand l'homme était impuissant à expliquer logiquement les phénomènes naturels, il s'adressait aux dieux. C'est une riche galerie que celle des maîtres des tempêtes, du tonnerre, des éclairs, de la pluie et de la neige... Le Coran, affirme que c'est Mahomet l'auteur de l'orage. La 30ème sourate dit : Dieu envoie les vents et ils chassent la nue. Il l'étend sur le ciel autant qu'il veut, en fait des tourbillons et tu vois l'eau s'écouler de son sein. »
Avant de parler des motifs qui ont poussé l'auteur à évoquer le Coran, il serait intéressant de mesurer la crédibilité de son jugement.  Au premier coup d’œil, l’évidence s’impose : le savant qu’il prétend être n’a rien compris au Coran Sacré.  On lit par exemple que les vents chassent les nuages et dans un tel cas,  le ciel aura tendance à se découvrir et virer à l'azur. A partir de quoi Douel voudrait faire tomber la pluie ? D’un ciel bleu dégagé de nuages ? De plus,  contrairement à sa thèse immorale, jamais le Coran n’a fait intervenir le Prophète Mohammed, ni l’ensemble du genre humain dans la création, ne serait-ce que d’un grain de sable. Car le pouvoir de créer, comme celui de provoquer la pluie est entièrement entre les Mains d’Allah, le Seigneur et le Créateur de l’univers ; il découle des grandes lois physiques qui ont été instituées et qui régissent le fonctionnement de l’univers.
  D’ailleurs, la thèse galvaudée en Occident selon laquelle des savants sont arrivés à créer, une molécule ou un produit quelconque est totalement erronée. Personne n’a jamais créé quoi que ce soit. De toutes les grandes découvertes  de l’humanité, aucune d’elle ne peut être considérée comme « une création ». Car tout ce qui a été réalisé et tout ce qui sera inventé  jusqu’à l’extinction de l’humanité, ne sera jamais qu’une combinaison des éléments  existants et jamais une création. Même les éléments  et les particules qui doivent surgir des collisions atomiques, dans les accélérateurs à très haute énergie, ne déboucheront jamais sur une création, mais sur la mise en évidence de certains phénomènes qui se produisent dans des conditions données, mêmes extrêmes, mais qui sont déjà préexistantes à la formation même de l’univers.   Voilà de quoi rabattre le caquet aux créateurs en papier et en dentelle, qui  croient détenir des pouvoirs hors du commun.  Le Christ Jésus,  lui-même, qui a été divinisé par la religion chrétienne, et qui occuperait donc un rôle identique au Père et des pouvoirs similaires, n’a jamais rien créé ! Pas même un moustique. A partir de là, l’idée selon  laquelle « Mahomet serait l'auteur de l'orage »,  est complètement erronée et indécente. Jamais une telle croyance n'a effleuré l'esprit des Musulmans. Sans quoi leurs pays auraient été les mieux arrosés du monde, alors qu'ils sont en proie pour la plupart d'entre eux, à une grande sécheresse.
Le Coran a toujours soutenu que Dieu Seul, le Créateur par excellence, doit être considéré comme l'Auteur de tous les phénomènes qui régissent l'univers. Sa Puissance est sans limite. Il se passe de toute la création, mais celle-ci ne saurait se passer de Lui. C'est là un des fondements de la religion musulmane. Quant à l’être humain, il reste seulement un créateur…de chimères. Et,  même pour cela, il doit faire appel, à un cerveau qui a été créé en dehors de son concours.
Selon le Coran Sacré c’est « Allah, qui  est le Créateur de toute chose. Il est l'Unique, le Dominateur Suprême. » (Coran 13.16). Il met au défi l'humanité et les fausses divinités qui font l'objet d'un culte inutile de la part des idolâtres, de créer, ne serait-ce que la plus petite bestiole : « O hommes, voici une parabole qui vous est proposée : Les divinités que vous adorez en dehors de Dieu, sont incapables de créer un insecte, même en unissant leurs efforts. »(Coran 22.72)                                                                                                                                                     
Les divinités mentionnées ici désignent aussi bien les idoles de pierre que les mortels voués à l'adoration alors qui sont totalement désarmés face à la Toute-puissance de Dieu. Ainsi le Coran n'a jamais reconnu au Prophète le rôle d'un producteur d'orages. Il en a fait de tous temps, un homme normal, vivant parmi les gens et l'emportant sur eux par la noblesse des sentiments et la pureté de sa foi. Quant au véritable sens du verset, si mal interprété par Douel, le voici : (Dieu s’adresse au Prophète) : « Dieu est Celui qui vous envoie-les vents qui élèvent les nuages. Il les étend dans le ciel selon Sa Volonté, Il en fait des masses nuageuses, puis tu vois l'ondée sourdre de leurs seins. Et quand cette pluie atteint ceux de Ses serviteurs, les voilà qui s'en réjouissent. Eux qui étaient dans le désespoir avant qu'elle ne tombe. Admire les effets de la Grâce d’Allah,   et vois comment Il vivifie la terre morte. »  (Coran 30.48. à 50).
Il n'est nullement question des vents qui chassent les nuages,  mais tout le contraire,  ni d’une production pluviale, par le Prophète. Le dernier verset est très clair. Il attribue l'origine des phénomènes au Créateur de l'Univers, seul. Le Prophète s'est toujours attaché à insérer les événements dans leur contexte naturel. Ainsi,  lorsque son entourage voulut prêter une influence bénéfique à un astre dont l'apparition coïncidait apparemment avec les chutes de pluie, il leur déclara :
« Ne croyez pas que les pluies sont dues à telle ou telle étoile, c'est Dieu qui fait tout. Il y a causes et effets certes, dans le fonctionnement de la nature, mais ces causes et effets sont création de Dieu. Il faut donc aller à la cause des causes, au Créateur de tout. » Un autre exemple illustre parfaitement le comportement supérieur du Prophète. Le jour de la mort de son petit enfant, Ibrahim, il y eut une éclipse de soleil. Les gens prétendirent qu'elle était un signe de deuil pour la mort du fils du Prophète. Lorsque Mohammed entendit cela, il se mit en colère malgré la peine qu'il éprouvait et dit : « Non, le soleil et la lune sont les signes de la Puissance de Dieu. Leur éclipse n'a rien à voir avec la mort de quelqu'un. » (Hadith de Bokhari).
On ne peut reprocher à l'auteur d'ignorer les fondements de l'Islam et la portée  extraordinaire du Coran qui constitue la Parole d’Allah, le Seigneur et le Créateur  de l’univers. Mais son ignorance, aurait dû l'inciter, sinon au silence, du moins à plus de réserve. La facilité avec laquelle il déverse son fiel n'est en réalité que le reflet des sentiments hostiles de l'athéisme à l'endroit de la religion musulmane. La calomnie est un des moyens couramment utilisés afin de dévaloriser le Coran. En truffant le Livre Sacré, de fables et d'absurdités, ses adversaires espèrent déprécier son contenu et le faire assimiler à un recueil de prestidigitations où, le Prophète accomplit des miracles, pour convaincre des gens naïfs.
En comparant le Prophète à un faiseur d'orages, Douel n'a rien fait d'autre que de jouer son rôle de pion dans un échiquier. D'autres auteurs ont pour mission de présenter des visages différents mais toujours avilissants. Si bien qu'en réunissant les diverses pièces du puzzle, on finit par découvrir un homme qui tient du magicien, du sorcier, du devin, de l'halluciné, du colporteur de nouvelles, etc. (cf. Rodinson). La division du travail n'est pas un vain mot mais une réalité sociale, même si en l’espèce elle relève de pratiques perverses. Le plus étonnant est que des hommes visiblement bien équilibrés y croient les yeux fermés. Cependant,  en définitive, ils ne font, sans s’en rendre que berner leur propre conscience, qui déjà ne brille nullement par son éminence.
En dépit de l'aversion des incrédules, le Coran restera la lumière éclatante qui défiera tous les stratagèmes de ses adversaires. Et le Prophète Mohammed un des hommes les plus marquants de l'humanité, en raison des éminentes qualités dont il a été doté par le Créateur de l’univers, puisqu’il  a été distingué et honoré, parmi tout le genre humain. N’en déplaise aux oiseaux de mauvais augure. Contrairement aux allégations des adversaires de l’Islam, il n'y a de place dans le Livre Sacré, ni pour l'affabulation ni pour le charlatanisme, car il renferme les Paroles Sacrées de Dieu qui sont le comble de la Vérité.
En accusant le Prophète de pouvoirs magiques, Douel feint opportunément d'ignorer que l'un des plus grands faiseurs de miracles de tous les temps fut justement son compatriote Raspoutine (1872-1916). Paysan illettré, il réussit le tour de force de subjuguer durant de nombreuses années toute la grande Russie tsariste,  en plein vingtième siècle. Ses actes et ses débauches révélèrent son emprise sur le pouvoir, à tel point que son cas fut débattu publiquement par la quatrième Assemblée Législative (Douma) en 1915. Il acquit une réputation méritée de grand thaumaturge et régna en maître absolu jusqu'à son assassinat, le 30 Décembre 1916.
 Raspoutine faisait la pluie et le beau temps dans son pays. C'est un sujet qui cadre bien avec le livre de Douel consacré à l'eau et aux problèmes de l'océanographie. Mais on n'en trouve mot. Et pour cause. L'auteur qui voulait s'attaquer au monument suprême et éternel qu'est le Coran n'est pas sans rappeler une histoire similaire, toutes proportions gardées, qui s'est déroulée il y a 26 siècles et qui a été rapportée par Pline l'Ancien dans son « Histoire Naturelle ».
Ayant exposé des tableaux, le célèbre peintre grec Appelle, vit un homme critiquer une sandale dans une de ses peintures. C'était un cordonnier. Le peintre le laissa faire considérant qu'il était bien placé pour parler de sandales. Le constat terminé, l'homme voulut juger le reste du tableau. Appelle l'arrête et lui dit : « Cordonnier, pas plus haut que la chaussure. »
On serait tenté d'utiliser un aphorisme pareil pour conseiller à l'auteur de "l'Océan", de ne pas déborder de son sujet et de garder les pieds sur terre et au sec, car le Coran ne pourra jamais être dévalorisé par l'action des hommes, et à plus forte raison lorsque ceux-ci ne sont pas en mesure de saisir le sens du message, ou qu’ils sont animés de mauvaises pensées. Tant il est vrai, qu'aucun être humain ne dispose du pouvoir de contrecarrer un Décret divin. On ne saurait terminer ce paragraphe, sans citer - n'est-ce pas prémonitoire ? - la suite du verset en question, si malencontreusement négligée par Douel et qui se termine ainsi : (C'est Dieu qui parle)   « Tu ne peux de toute évidence te faire entendre des morts, pas plus que ton appel ne peut atteindre les sourds qui te tournent le dos. Tu ne saurais encore moins guider les aveugles obstinément fourvoyés dans les ténèbres... Sois donc constant. La Promesse de Dieu s'accomplira. Ne te laisse pas ébranler par ceux qui ne sont pas convaincus. »  (Coran 30. 52-60).

DES MYTHES ET DES REALITES
Les mythes sont tenaces et ont la vie dure. Certaines personnes arrivent à les assumer et d'autres tentent de les renier. Les plus astucieux les imputent à leurs adversaires en exerçant une implacable pression sur eux et dès lors, les victimes n'ont plus d'autres ressources que de subir ces provocations en rongeant leur frein.  
Voici quelques exemples simples, qui constituent une énorme mystification historique qui traitent des problèmes  de la femme et d’autres sujets annexes comme celui de la polygamie, avec son lot de concubines, de harems,  d’eunuques, d’esclaves et où il ne manque que les palmiers et les mirages. Un thème qui renvoie quasi automatiquement aux Musulmans, à l'Islam, aux Arabes, tant les réflexes ont été conditionnés par une politique dilatoire d’inversion historique. Les mêmes sources y ajoutent même quelquefois des touches d'exotisme pour faire plus vrai que nature, où les palais voisinent avec les souks et où les tapis (volants, de préférence), se détachent sur un fond de croissant de lune, où planent les inévitables mystères orientaux (qui n'ont de mystérieux que parce qu'ils sont nés dans l’esprit volatile et vagabond de leurs auteurs).
Ainsi,  toujours selon les sources occidentales,  les Musulmans en général et les Arabes en particulier auraient réussi à édifier à contre-courant de la raison et de l’histoire  une conception de la femme que le reste du monde réprouve avec des trémolos dans la voix. Or, c'est  précisément sur ce sujet que les mystificateurs ont joué de leurs palettes et de leurs pinceaux pour déguiser la réalité et la tourner à leur avantage, pour se présenter comme des redresseurs de torts, en falsifiant l’histoire. Car contrairement à ce que leurs médias rabâchent sans arrêt, ces notions de polygamie, de harem, d'eunuques, d'esclaves, de recluses, d'épouses et de concubines, n'ont été inventées ni par les Arabes, ni par l'Islam, mais bien par les religions bibliques (judéo-chrétiennes). Tous les Prophètes israélites et les principaux personnages bibliques étaient polygames : Jacob - Esaü - Moïse - David - Salomon - Absalon - Roboam - Gédéon - Lemek - Abia, etc. Nombre d'entre eux possédaient des harems d'une importance considérable, dont  il n’existe pas d'équivalent dans le monde. David et Salomon notamment émergeaient du lot.
La possession de concubines et d'esclaves, parfois désignées sous le nom de servantes est également attestée. Ces dernières étaient destinées  à compléter ou à remplacer les épouses légitimes. Exemple d'Abraham, de Jacob, etc. Le Livre d'Esther décrit la cour du roi Xerxès, avec ses harems, ses eunuques, ses esclaves et qui avait à sa tête, Esther, reine juive et fille d'Abihaïl,  qui exerçait un grand pouvoir sur le souverain.
Pourtant, bien qu’étant  d'origine biblique,  les rôles ont été inversés grâce à une mise en scène savamment opérée. Plutôt que d’assumer leur héritage historique, les Judéo-chrétiens, pointent un doigt accusateur sur les Musulmans et les Arabes, pour les culpabiliser et se refaire une virginité. Depuis, ceux-ci traînent le poids de la falsification pendant que les Occidentaux clament leur réprobation. Un certain nombre de spécialistes font toutefois remarquer, que malgré tous les démentis, le Prophète Mohammed a bel et bien était polygame. L'histoire confirme qu'il a été marié onze fois, et qu'il a réuni sous son toit jusqu'à neuf femmes simultanément. Afin de se justifier les Musulmans avancent des arguments qui valent ce que valent toutes les justifications. Les uns prétendent que certains mariages ont été conclus en vue d'unir des familles ou des clans entre eux, à un moment où les alliances jouaient un grand poids dans les événements de la région. D'autres prétendent que les guerres avaient entraîné des pertes importantes d'hommes dans la fleur de l’âge et que les mariages représentaient pour les veuves une garantie de sécurité. De nombreuses versions circulent.
Mais toutes les raisons ne sont qu’un paravent destiné à  justifier des faits uniquement parce que l'opinion occidentale aurait été "choquée" par une telle conduite. Non seulement il serait incorrect vis-à-vis du Prophète de chercher des faux-fuyants, comme s'il avait été coupable d'un crime, mais de plus il y a lieu d'assumer pleinement le fait en rappelant que Mohammed avait affirmé que les femmes et les parfums étaient parmi les plaisirs les plus chers, et que le coeur se trouvait comblé par la pratique de la prière.
Voilà une franchise qui change de l'hypocrisie manifestée par ceux qui ont recours aux relations illégitimes et clament sur les toits leur indignation contre le Prophète. Celui-ci a au contraire conclu publiquement un accord avec chacune de ses femmes, s'engageant à leur assurer la paix, la sécurité et la tranquillité. Toutes choses qui valaient leur pesant d'or à l'époque. Mais là encore, il n'est pas possible de juger dans l'absolu. Le mode de vie  d’alors doit être rapproché de celui des autres Prophètes et Messagers qui sont apparus avant lui. La comparaison avec l'Ancien Testament est très instructive. Les personnages bibliques versaient dans la pléthore, la multitude et la diversité. Qu'on en juge : Abia, fils de Roboam et petit-fils de Salomon était marié à 14 femmes. Son père (Roboam) disposait de 78 femmes, dont 18 épouses principales et 60 épouses de second rang. Ses autres fils possédaient également une multitude de femmes qu'il n'est pas possible de chiffrer, mais dont le nombre est toujours impressionnant.
Absalon, le fils de David était uni à plusieurs dizaines de femmes. Gédéon, dit Yeroubaal, avait en plus d'Abimelek 70 fils, ce qui en dit long sur le nombre de ses épouses. David lui-même réunissait un harem de 100 femmes. Quant à Salomon, il entretenait une cour de mille épouses, dont 700 de rang princier et 300 de rang secondaire ! Ce ne sont là que quelques exemples de la conduite adoptée par les grands personnages bibliques.
Aussi avant d'exprimer bruyamment,  leurs réprobations sur la vie conjugale du Prophète de l’Islam, les intéressés  feraient bien de rouvrir leurs propres Livres sacrés. Ils constateront alors que la vie familiale du Prophète Mohammed n'a pas enfreint les pratiques ordinaires observées chez les personnages bibliques. Si ce n'est en modérant d’une façon draconienne leurs excès et en freinant des appétits qui semblaient ne pas avoir de limites !

L'ASPECT SCIENTIFIQUE DU CORAN
Le moment est venu d'aborder l'aspect scientifique du Livre Sacré. Il semble a priori inusité d'appliquer le terme "scientifique" à un ouvrage religieux, tant l'expérience des autres livres sacrés du Judéo-christianisme s’est soldée par un fiasco. Ces ouvrages, en effet,  n’abordent jamais cet aspect inattendu du problème. Mais, le Coran Sacré est venu avant tout rétablir l'authenticité et la pureté de la Parole Divine, qui a été altérée et oubliée. Son but était de redonner la juste mesure du devoir cultuel car, nombre de religions avaient sombré sous l'excès des charges écrasantes  inventées par les prêtres et les docteurs de la Loi, pour régir le domaine religieux, et par extension, régenter la vie publique tout court.  
La religion musulmane, prévaut d’abord par la croyance en un Dieu Unique et Tout-puissant, l'absence de clergé et d'intermédiaires entre l'homme et le Seigneur, ce qui permet d’alléger le rituel. Les pratiques ostensibles, qui encombrent  inutilement  le cérémonial ont fait place à une simplicité dépouillée de ses artifices. Le croyant n'avait plus besoin de recourir à des structures er à un porte-parole pour s'adresser à Son Dieu. Le cri du coeur porte plus fort les sentiments, puisque la sincérité est ce qui se rapproche le plus de la foi.  Allah, le  Seigneur de l'univers a voulu être  plus proche de ses créatures, car Il en est le Guide et le Protecteur. L'Islam est en ce sens une conviction et une pratique qui ne marginalise pas l'homme au profit d'une institution imaginaire. L'être humain reste le thème central, le sujet primordial, dont l'effort personnel conditionne la découverte de la vérité.
 Arrivé à ce stade de la certitude, il est déjà sur la voie éternelle, celle qui transcende le temps et les événements.  Encore, faut-il pouvoir se remettre en question dans un environnement  hostile qui se prête de moins en moins à ce genre d'exercice. Le choix est clair et la décision capitale. Chacun aura à juger en son âme et conscience de la conduite à tenir dans la gestion de sa personne. Toutefois, l'homme n'a pas à s'engager aveuglément dans une voie que des partisans s'appliquent sans cesse à embellir. Sa personnalité,  sa sensibilité, son intelligence propre doivent l'inciter à juger de lui-même du bien-fondé des propositions. Alors, le Coran Sacré devient d'un secours irremplaçable pour éclairer l'humanité. En dehors de l'aspect que nous avons exposé dans la première partie de cet ouvrage, le Livre Sacré offre la  particularité d'évoquer des sujets scientifiques relatant les secrets de la création, comme jamais aucun autre document n'a été en mesure de divulguer.
Dans la partie qui va suivre, de nombreux thèmes  seront exposés  qui étaient non seulement inconnus au moment de la révélation coranique, mais qui le sont restés souvent jusqu'au vingtième siècle. Ils traitent des domaines les plus divers, depuis la création de l'univers jusqu'aux secrets les mieux gardés de l'embryogenèse. Ces données démontrent avant tout, l'origine divine du Coran, car aucun homme ni aucune communauté scientifique datant du 7ème  siècle, ne pouvait posséder un tel niveau de compétence De plus, elles dévoilent l'extrême richesse d'un Texte Sacré qui a su allier l'enseignement spirituel aux réalités physiques.
 De tous les Messagers t les Envoyés de Dieu, seul le Prophète Mohammed a pu léguer sous forme d'écrit un Texte Sacré dont l'authenticité est absolue. Cette garantie de transmission unique dans l'histoire des religions révélées a eu un impact bénéfique sur l'humanité qui avait atteint un seuil de maturité  en mesure de solliciter  l'intelligence et la raison plutôt que la crédulité et la naïveté. L'accomplissement de miracles et de prodiges, de gestes étonnants et inexpliqués commençait à apparaître comme une manifestation du passé, destinée aux foules ferventes, mais candides.
 De ce point de vue,  le Coran constitue en soi le plus grand miracle. Non qu'il se prête à des exploits extraordinaires, mais plutôt par la science qu'il déploie afin d'élucider les grands mystères de l'univers, lesquels n'ont été entrevus par les savants qu'à une époque relativement récente. C'est bien là, le signe le plus tangible de sa provenance divine et la marque irréfutable de l'identité de Son Auguste Auteur, Allah, le Seigneur et Créateur  de l'univers. A la suite de cette lecture, chacun pourra juger en connaissance de cause,   l'authenticité du Message coranique et l'impossibilité dans laquelle se trouvait l'humanité à répondre à des questions aussi complexes, qui dépassaient l'entendement des gens.
          Afin de rationaliser la présentation, les principaux sujets ont été regroupés en thèmes identiques et classés en cinq catégories qui sont les suivantes :
         1 - L’univers
          2 - Le système solaire
          3 - Le monde
          4 - La vie
          5 - Divers
     Les résultats d'une telle recherche,  ne pourront laisser aucun homme sincère dans l'indifférence.

L'UNIVERS
LES ORIGINES DE L'UNIVERS
Le problème des origines de l'univers est certainement le sujet le plus mystérieux et le plus passionnant qui soit. Toutes les civilisations sans exception se sont interrogées, pour essayer de découvrir le fin fond de la création. Des hypothèses incroyables ont été avancées. Des théories extravagantes furent échafaudées. Mais jamais aucun homme n'a pu dévoiler la réalité de ce gigantesque phénomène. Il aura fallu que le Coran soit révélé pour qu'enfin,  les mécanismes qui débouchèrent sur cette fabuleuse naissance, unique en son genre, soient explicités.
Faut-il quand même préciser, que malgré les révélations du Livre Sacré, le grand événement est resté inconnu du monde occidental jusqu'au vingtième siècle ?  C'est là, l'histoire invraisemblable du plus colossal phénomène que l'univers ait connu, une des Marques déterminantes de la Toute-puissance divine. Il n'est pas nécessaire de recenser toutes les croyances des temps anciens pour être fixé sur l'ignorance qui prévalait. Entre le cosmos d'Anaximandre, émergeant d'une graine et grandissant comme une plante et l'univers sous forme d'un gouffre béant du poète Hésiode de Boétie, il y a place pour une grande variété de clichés surprenants.
Apparemment, la Bible fut un des rares textes à innover dans un domaine marqué par la fantaisie...tout en restant bien loin de la réalité. En effet, la Genèse qui relate assez copieusement la création de la terre n'accorde cependant que quelques bribes à l'univers. « Au commencement, le premier jour, Dieu créa le ciel et la terre. Puis Il dit : « Que la lumière soit ! Et la lumière fut » ;  Il sépara la lumière de l'obscurité... Au deuxième jour, Il fit une voûte pour séparer les eaux d'en bas des eaux d'en haut. Il appela cette voûte ciel... Le quatrième jour, Il fit des lumières dans le ciel pour séparer le jour de la nuit, et afin qu'elles puissent du haut du ciel éclairer la terre. Après le soleil et la lune, Il ajouta les étoiles... Dieu constata que c'était une bonne chose... » (Genèse 1). Hormis les grandes séparations : Ciel et terre, lumière et obscurité, les eaux d'en bas des eaux d'en haut, le jour et la nuit, cette version n'offre aucun fait tangible susceptible d'expliquer la Création originelle de l'univers. Par ailleurs, la chronologie des événements semble pour le moins capricieuse. Les étoiles créées après le soleil et la lune dénotent le manque de connaissances des auteurs de la Genèse.
Le désir d'en savoir un peu plus (et un peu mieux) sur la naissance de l'univers a poussé les chercheurs à envisager d'autres modèles plus cohérents. Les recherches furent longues et minutieuses. Finalement, en 1922, le mathématicien soviétique Friedman expose une théorie nouvelle et révolutionnaire, selon laquelle l'univers serait né, il y a treize milliards d'années, de l'explosion d'une boule de feu cosmique, dont le rayon  n’a cessé  d’augmenter avec le temps. La formidable explosion qui en résulta diffusa un rayonnement intense sur toutes les longueurs d'ondes, produisant une fulgurante lumière, autant dans  le spectre visible, que dans les autres rayonnements imperceptibles à l’œil humain.
Les Juifs et les Chrétiens qui cherchaient à concilier la Bible avec les données scientifiques, virent dans ce phénomène, l'explication du « Fiat Lux » (Que la lumière soit) de la Genèse biblique. Ils conclurent rapidement qu'il existait une parfaite similitude entre les deux sources. Mais force est de constater qu'il n'en est rien. La version de Friedman implique que la lumière soit apparue avant la naissance de l'univers, tandis que l'Ancien Testament la fait remonter après la création du ciel et de la terre, « alors que l'obscurité couvrait l'océan primitif », quelque dix milliards d'années plus tard. La version biblique était chronologique ; elle n’avait rien de scientifique, mais il n’est pas recommandé de le crier sur les toits, sous peine de déjuger, un enseignement que les religieux étaient en train de promouvoir avec peine.
Après Friedman, un astrophysicien belge, Georges Lemaitre, suggéra qu'à l'origine, toute la matière était hyper-concentrée dans une sorte d'atome primitif ou atome initial. L'explosion de cet atome dans un colossal « big bang » aurait donné naissance à l'univers actuel. Deux physiciens américains, Alpher et surtout Gamow, développèrent et vulgarisèrent cette théorie par la suite. Gamow a calculé que l'atome primitif de l'Abbé Lemaitre devait avoir un rayon de 40 millions de kilomètres, soit 60 fois seulement celui du soleil. Sa masse par contre était évaluée à 1049 tonnes (1 suivi de 49 zéros), ce qui représente l'équivalent de 20 milliards de galaxies renfermant chacune 100 milliards d'étoiles. Sa densité était considérée comme infinie par certains savants, d'autres par contre estimaient qu'un cube d’un millimètre de côté était en mesure de peser plusieurs milliards de tonnes. La température, juste après l'explosion, était elle aussi soumise aux fluctuations et aux surenchères des auteurs. Elle variait de quelques milliards de degrés Kelvin à l'infini.
 Même la taille de l'atome primitif n'était pas vue de façon identique par tout le monde. Certains spécialistes estimaient qu'il n'était guère plus grand qu’un atome normal. D’autres donnaient des versions différentes. Bien entendu les savants théorisaient dans l’absolu ; les mathématiciens  appellent cet état, une singularité. En langage courant, une singularité désigne une chose étrange, bizarre. C'est bien la définition qui convient le mieux, car l'atome primitif est étrange et singulier. Les savants lui attribuent des propriétés contradictoires. Certains le croient  formé de matière, mais sans exclure que cela pouvait être de l'énergie ultra concentrée, dont une partie se serait transformée par la suite, en matière, selon la formule d'équivalence d'Einstein E = MC 2.
Malgré ses insuffisances, le modèle de l'atome primitif (suivi de l'explosion initiale - big bang),  est aujourd'hui unanimement admis par la communauté scientifique. Toute la matière céleste (étoiles, planètes, comètes, météores, poussière, nuages cosmiques, molécules et particules diverses) était concentrée dans cet atome ultra dense, qui aurait explosé pour donner naissance à l'univers. L'événement se serait déroulé il y a environ 14 milliards d'années, mais à ce niveau, les estimations sont toutes relatives, ainsi qu’il sera fait état par la suite.  De nombreux scientifiques ont contribué à expliquer les phénomènes grandioses qui se déroulèrent juste après le "big bang". L'Américain Steven Weinberg  a développé dans son ouvrage intitulé « Les trois premières minutes de l'univers » ; un scénario qui lui semblait correspondre à  la réalité, bien qu’aucune preuve tangible n’existe pout valider ou rejeter cette théorie.
 Ce cheminement succinct de la pensée occidentale, permet de mieux comparer la démarche scientifique avec la position du Coran. Comme, précisé au début de l'article, le Livre Sacré des Musulmans a été le précurseur de la théorie de l'atome primitif. De la même façon qu'il a été l'initiateur de nombreux autres sujets qui sont repris dans ce livre. Voici ce que déclare le Coran, relativement à la création de l’univers :
 « Les incrédules, n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte (ratqan) ? Nous les avons ensuite séparés (fa fataqnahouma) et Nous avons créé à partir de l'eau, toute chose vivante. Ne croiront-ils pas ? » (Coran 21.30).
Les cieux et la terre s'appliquent à l'univers. Le mot « ratqan », en arabe, signifie une masse compacte comme soudée. Le terme « Fa fataqnahouma »,  s'applique à l'action de rompre cette masse compacte, avec une notion de force et de toute-puissance extraordinaire. Le Coran utilise du reste le terme à la première personne du singulier, dont la signification exacte est : « Que Nous avons fait éclater ». Car c’est le Seigneur de l’univers qui parle, puisque c’est  par l’effet de sa Toute-puissance, que ce phénomène a pu se produire.
Il s’agit bien de la représentation d'une masse compacte qui a été désagrégée (l’atome primitif) et dont les constituants contribuèrent à former l'univers avec son contenu. Les savants n'ont fait que reprendre un modèle qui a été décrit par le Coran, quatorze siècles auparavant. Avant le Livre Sacré des Musulmans, jamais aucune source n’a parlé de ce phénomène avec autant de précision, pour croire que cet ouvrage s’est inspiré de quoi que ce soit. Bien au contraire ce sont les sources occidentales, qui ont pris le modèle coranique comme référence, en lui donnant un habillage adéquat, pour l’expliciter.  
Cette révélation démontre à elle seule, que l'origine divine du Livre Sacré ne souffre d'aucun doute. Nul ne saurait croire en effet, que le Prophète Mohammed possédait la faculté de concevoir de tels  phénomènes, qui échappaient à l’entendement et à la raison, et  prendre tant de siècles d'avance sur les astrophysiciens les plus réputés. Puisqu’il n’avait aucune connaissance particulière en matière d’astronomie.  Compte-tenu de ce qui précède, seul le Créateur de cet ensemble éblouissant était en mesure de dévoiler à l’humanité des phénomènes qui précédèrent la  naissance de l'univers.
 Dans leur majorité, les auteurs ont perçu correctement ce verset. Cependant,  pour ne pas faillir à  une tradition séculaire  qui consiste à dévaloriser le Coran, certains s'en sont tenus à une interprétation franchement inadaptée, qui ferait sourire, si la situation se prêtait à un tel exercice.  Ainsi, Savary prétend en toute innocence ( ?), que le verset signifie : « que les cieux et la terre étaient solides, faisant que la pluie ne pouvait pénétrer, induisant une grande sécheresse ! »
Pour preuve, le territoire de l’Arabie est désertique ! Blachère, qui a à son actif, de longs colliers de perles, explique que « l’univers était le chaos et Dieu le sépara ! » La quadrature du cercle a toujours eu des partisans dévoués aux  causes impossibles. Puisqu’on ne saurait concevoir que Dieu sépare le chaos…du chaos, sans rester en plein  dans le chaos ! Comme le ridicule ne tue plus, les intéressés profitent de cette disposition pour en mettre plein la vue, à ceux qu’ils considèrent comme des immatures, qu’ils se doivent d’éduquer.  Même dans la voie de la déraison.
 Pour bien comprendre la démarche qui a conduit à la théorie de l'atome primitif de l'astrophysicien Georges Lemaitre, il faudrait effectuer quelques rapprochements troublants mais révélateurs. Avant d'être astrophysicien, Lemaitre (né en 1894) avait mené des études religieuses et s'était destiné à l'Eglise. Il ne se tourna vers l'astrophysique que plus tard, imprégné de connaissances sacrées et spirituelles. En 1927, il conçut un modèle d'univers en expansion et  quatre ans plus tard, en 1931, sa théorie de l'atome primitif. Tout laisse croire, qu'étant successivement âgé de 33 et 37 ans lors de ses découvertes, il avait déjà longuement médité l'enseignement religieux qui lui ¬avait été dispensé. Bien plus, en tant qu'homme de religion situé en haut de la hiérarchie, l'Abbé Lemaitre n'a pas pu ne pas connaître l'Islam et le Coran.
 L'Islam d'abord, car c'est la deuxième religion au monde  par ses effectifs, et la plus récente chronologiquement, qui est venue amender tout aussi bien le Judaïsme que le Christianisme, qui ont été altérés et oubliés. Le Coran ensuite, qui est l'ouvrage le plus répandu sur terre après la Bible, porteur d'un nouveau Message destiné à proclamer la vérité et à réformer, les textes précédents du judéo-christianisme qui avaient été  remaniés et perdus.  De ce fait, l’enseignement des Musulmans, ne pouvait guère laisser les religieux  des autres cultes indifférents. Bien au contraire, il a été la source d’inspiration de nombre d’orientalistes, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens.
Or, le Coran a été le seul ouvrage au monde qui, dès le septième siècle, avait imposé le modèle de la masse compacte qui éclata pour donner naissance à l'univers, la fameuse théorie du big-bang,  « inventée » à si bon escient,  en 1931 par l'Abbé Lemaitre. Le Coran a été également,  ainsi qu’il sera démontré par la suite, dans un article consacré à ce sujet, le seul écrit à attester que l'univers est animé d'un mouvement d'expansion, phénomène « inventé » lui aussi, comme par hasard par  l'Abbé Lemaitre en 1927. C’est trop de similitudes en même temps, qui ne se retrouvent dans aucune littérature au monde, hormis le Coran Sacré, pour croire qu’il ne s’agit que d’un coup de sort bienveillant et opportun.
 Face à des analogies aussi significatives,  comment ne pas être amené à penser, que le Livre Sacré  des Musulmans, ne constitue pas la source d’inspiration privilégiée, des chercheurs qui n’ont rien fait de plus que de développer le modèle coranique ? Et qui aurait profité de façon aussi magistrale d'une source aussi magistrale,  qu’un religieux doublé d'un esprit scientifique, si opportunément versé dans le domaine de l'astrophysique, du Judéo-christianisme et surtout de l’Islam ?
Même s’il ne s’agit que de coïncidences  providentielles qui tombent à point nommé, c’est justement ce concours de circonstances  qui arrivent si opportunément,  qui démontre que de telles connaissances, incroyables à l’époque, n’ont pu émaner aussi soudainement d’un esprit, qui n’avait rien de particulier ; si ce n’est sa parfaite connaissance du Coran Sacré.

L'EXPANSION DE L'UNIVERS
La notion de l'expansion de l'univers est très récente. Elle date du vingtième siècle seulement. Les anciennes civilisations n'avaient aucun moyen de constater l'existence d'un tel phénomène. Aussi, la question de savoir si l'univers était stationnaire ou en expansion ne  s’était jamais posée. Il n’y avait aucune raison pour s’interroger sur un phénomène, dont personne n’a pu percevoir les effets. Nul n’avait de raison de s'interroger sur quelque chose qui n'existait pas. Le ciel était plutôt synonyme de ce qui est vaste,  immuable et éternel. Les observations célestes de l'époque  étaient surtout consacrées aux influences astrologiques qui étaient attribuées aux différents astres où seules les cinq planètes, Mercure, Vénus, Mars, Saturne et Jupiter étaient connues. Par la suite vinrent s’ajouter les constellations figurées par des personnages ou des animaux légendaires. Ce n’est que beaucoup plus tard, que les fondements de l’astronomie furent introduits, pour  constituer une discipline à part entière.
En dehors des étoiles et des planètes, le ciel recelait quelques points diffus auxquels les anciens avaient donné le nom de nébuleuses. L'une d'elles située dans la Constellation d'Andromède fut décrite selon les sources occidentales, pour la première fois en 1612, par l'astronome allemand, Simon Marius, qui l'aurait comparée à "une lueur semblable à la flamme d'une chandelle, vue à travers un disque de corne". Une première pour l’astronomie occidentale. En réalité,  sept siècles auparavant, dès l'année 964, l'astronome arabe Abd ar Rahman As Soufi, qui révisa le catalogue des étoiles d'Hipparque, en faisait mention dans son « Livre des étoiles fixes », en la comparant à un petit nuage, telle qu'elle apparaissait à la vue.
Les deux autres nébuleuses localisées dans l'hémisphère sud auraient été découvertes par Magellan, en 1520, lors de son voyage autour du monde. Depuis, elles portent le non de Nuages de Magellan. Là encore, il convient de rétablir la réalité, puisque plusieurs siècles avant Magellan, des astronomes arabes, qui naviguaient dans les mers du sud,  tels Tamin Dari, Ibn Wahshia, Yaqût,  et une fois de plus Abd ar Rahman As Soufi, avaient noté la présence des fameux "nuages" en positionnant leur emplacement. Décidément,  l’Occident a parfois  de ces tendance appropriatives, qui laissent le reste de l’humanité, végéter dans une ignorance surévaluée. Mais, la tendance ne date pas d’aujourd’hui, aussi, les gens y sont habitués de les voir tout revendiquer.
Malgré leur découverte ancienne, la nature des nébuleuses restait  mystérieuse. En 1867, un opticien américain du nom de Abbé, se basant sur les observations d'autres astronomes, dont l’allemand William Herschel, ainsi que sur les hypothèses de son compatriote, le philosophe Emmanuel Kant publiées dans son « Histoire naturelle universelle et théorie des cieux » (1755), admit que certaines nébuleuses pouvaient être situées en dehors de notre Galaxie, et constituer elles-mêmes des galaxies. Il s’agissait d’une première mondiale, car les galaxies n’avaient pas été découvertes encore.
Ces prévisions s'avérèrent exactes. Elles furent confirmées par les observations menées en 1923/1924, par Edwin Hubble, grâce au télescope du Mont Wilson (Californie), avec lequel il parvint à distinguer des étoiles dans la Nébuleuse d'Andromède. Dès lors, la nébuleuse qui était vue comme une lueur, devint une galaxie. Elle porte le numéro M 31 dans le catalogue de Messier et se trouve à 2 250 000 années-lumière. Son diamètre est estimé à 110 000 années-lumière et sa masse d'environ 400 milliards de fois celle du Soleil, soit deux fois plus que la Voie Lactée, notre Galaxie. Les nuages  de Magellan, furent eux aussi identifiés et classés comme des galaxies. Le Grand Nuage est éloigné de 165 000 années-lumière et aurait un diamètre de 21 000 années-lumière pour une masse de quelque 15 milliards de soleils; le Petit Nuage, dans la constellation du Toucan,  « ne fait que » 10 000 années-lumière, ou cent millions de milliards de kilomètres de diamètre.
Depuis, la Voie Lactée ne constitue plus à elle seule, la totalité de l'univers. Les découvertes devinrent de plus en plus nombreuses au fur et à mesure de l’amélioration des moyens de détection. L'univers s'est  trouvé enrichi de milliards de galaxies, renfermant chacune plusieurs milliards d'étoiles. Sans qu’apparaissent ses limites. Comment en est-on arrivé à ces espaces incommensurables, alors que l'univers est né d'un atome primitif très dense ? Répondre à cette question c'est déjà lever une partie du voile d'un des grands mystères de la Création.
 La théorie qui a cours actuellement est que toutes les galaxies s'éloignent les unes des autres, dans un mouvement d'expansion ayant débuté juste après le big bang. Malgré leur vitesse vertigineuse, seule l'énorme distance empêche de percevoir leur fuite. Pour détecter l'expansion, les spécialistes ont eu recours à l'effet Doppler qui énonce que lorsqu'une source sonore se rapproche d'un observateur, sa longueur d'onde diminue alors que sa fréquence augmente. Par contre, en s'éloignant, c'est le contraire qui se produit. Ce principe fort simple fut étendu aux ondes électromagnétiques qui voyagent à la vitesse de la lumière.  Après la classification des galaxies en 1926, Hubble utilisa l'effet Doppler pour ses expériences. Les résultats auxquels il était parvenu en 1929 furent assez surprenants et en tous cas imprévisibles, en dépit des découvertes de l'Abbé Lemaitre.
En effet, à quelques exceptions près, toutes les galaxies observées présentaient un décalage vers le rouge, impliquant que leur longueur d'onde augmentait, et que par conséquent elles s'éloignaient du globe terrestre. De plus, le décalage était proportionnel à la distance, suggérant que la fuite était d'autant plus rapide que les galaxies étaient loin. Bien sûr, le mouvement de fuite ne signifie nullement que la Terre constitue le centre de l'univers. Pour vulgariser le phénomène, les astronomes ont l'habitude de présenter l'univers sous forme de ballon parsemé de taches. Au fur et à mesure que le ballon est gonflé, il augmente de volume et chacune des taches s'éloigne de toutes les autres. Un observateur d'une galaxie donnée verrait  les autres galaxies s'éloigner de lui dans le cadre de l'expansion de l'univers. Hubble a calculé la vitesse de récession, constatant  une proportionnalité évidente entre la vitesse d'éloignement et la distance de la galaxie.
Lors de ses premières estimations, il évalua la vitesse d'éloignement ou « constante de Hubble » à 170 kilomètres par seconde et par million d'années-lumière. Cela signifiait qu'une galaxie distante d'un million d'années-lumière  de la Terre, s'éloignait à une vitesse de 170 kilomètres par seconde. Cette méthode trouvait à se justifier tant que le rayon de l'univers était estimé à quelques dizaines ou quelques centaines de millions d'années-lumière. Mais lorsqu'il devint évident qu'il pouvait atteindre des milliards d'années-lumière, Hubble dut diminuer sa constante afin de ne pas enfreindre la sacro-sainte théorie de la relativité d'Einstein qui postule que la vitesse de la lumière est une vitesse limite dans l'univers. En effet, avec les premières estimations, Hubble devait attribuer une vitesse de 850 000 kilomètres à la seconde pour une galaxie située à 5 milliards d'années-lumière. Au fur et à mesure, que les astrophysiciens prenaient conscience de l’immensité de l’univers,  cette fameuse constante n’a cessé de diminuer. Le phénomène connu sous le nom red shift ou décalage vers le rouge,  permet théoriquement d’évaluer la distance des étoiles par rapport à la Terre, mais aussi leur vitesse d’éloignement.  Actuellement l’horizon visible de l’univers est situé à près de 14 milliards d’années-lumière. Quant à ses véritables dimensions,  nul n’en n’a la moindre idée, aussi les spéculations vont bon train.
Il va sans dire que personne n'a pu deviner que l'univers était en expansion, avant que les observations ne deviennent possibles grâce à des instruments modernes. Encore fallait-il édifier une théorie et la mettre à l'épreuve de la réalité, car malgré tout, d'autres spécialistes, isolés il est vrai, persistaient à soutenir que l'univers est statique et que le rougeoiement de la lumière est dû à d'autres causes qu'à l'augmentation de la longueur d'onde.
Pourtant c'est ce même phénomène qui est décrit par le Coran, depuis l'avènement de l'Islam, alors que les hommes n'avaient aucune idée de son existence. Les gens du moyen âge pouvaient-ils connaître l'expansion de l'univers tandis que l'humanité était plongée dans l'obscurantisme ? C’est donc le plus logiquement possible que ce mouvement est resté méconnu  jusqu’au 20ème siècle. Nombre de savants célèbres  ignorèrent complètement cette expansion ; parmi eux, il faut citer les physiciens Max Planck et Niels Bohr, spécialistes de l'astronomie et prix Nobel de physique, mais surtout Einstein, un des plus fertiles cerveaux  et autre prix Nobel, qui, après avoir énoncé sa théorie de la Relativité Générale à pris en 1917 comme modèle, un univers statique sans expansion. Il était en contradiction avec la réalité, mais surtout avec les données coraniques.  Des années plus tard il devait reconnaître son erreur et entreprit de corriger le tir en déclarant qu’il s’agissait de la plus grande erreur de sa vie.  Il aurait dû pourtant savoir, qu’à partir du moment où le  Coran Sacré s’est prononcé sur ce sujet, ou n’importe quel autre, nul être au monde, quels que soient ses titres,  ne pouvait se permettre de le remettre en cause, sans y perdre de sa notoriété.
Après la naissance de l'univers, à partir de l'atome primitif, le Coran aborde l'étape de l'expansion ainsi que le révèle le passage suivant : « Nous avons conçu le ciel et Nous l'étendons (dans l’espace). » (Coran 51.47). La formule : « Nous l'étendons », signifie : « Nous le rendons plus vaste, Nous lui donnons un volume plus grand. » Voici ce que dit Maurice Bucaille à ce sujet : « Ce qui a été traduit par : « Nous l'étendons », est le participe présent de « musieûna » du verbe « awsaea » qui signifie : élargir, étendre, rendre plus vaste, plus spacieux. Il ajoute : « Certains traducteurs, incapables de saisir le sens  donnent des significations qui me paraissent erronées, comme : «Nous sommes pleins de largesse. » (R. Blachère). D'autres auteurs devinent la signification mais n'osent pas se prononcer, ainsi Hamidullah dans sa traduction du Coran parle d'élargissement du ciel, de l'espace, mais avec un point d'interrogation. Il en est enfin qui, s'entourant pour leurs commentaires, d'avis scientifiques autorisés donnent la signification rapportée ici. Tel est le cas des commentaires du Muntakhab édité par le Conseil Suprême des Affaires Islamiques du Caire. Ils évoquent sans la moindre ambigüité l'expansion de l'univers. »
Blachère n'est pas seul à donner une traduction inexacte. Kasimirski écrit quant à lui : « Nous avons bâti le ciel avec nos mains et certes, Nous le fîmes à Notre aise », déformant notoirement le sens. Il en est de même pour Savary  et d’autres orientalistes. Mais il n'est pas nécessaire de s'attarder plus longtemps sur les déviations de certains auteurs déjà catalogués.  Le plus important est de constater la parfaite similitude existant entre le Coran Sacré et ce qu'il y a de plus fondé dans le domaine scientifique. Cela suffit à l'entendement et à la raison

LES SEPT CIEUX
Le Coran est formel, l'univers est constitué de sept cieux superposés, ainsi que l'atteste le verset suivant : « N'avez-vous pas vu comment Dieu a créé sept cieux superposés ? » (Coran 71.15). Il ne s'agit pas de strates horizontales, bien entendu, car dans un univers courbe, tout ce qui existe subit les effets de cette courbure spatiale. Ce sont des cercles concentriques, qui sont contenus les uns  dans les autre, pour un observateur donné, car il est dit par ailleurs,  d’une façon admirable et on ne peut plus juste : « Nous avons créé sept cieux au dessus de vous. » (Coran 23.17). Comme le monde est sphérique, les cieux superposés prennent naturellement l’apparence des feuilles d’oignons qui se recouvrent les unes les autres.
 Ce qui a fait dire notamment à Kasimirski, que : « d'après les Mahométans, les cieux sont disposés les uns sur les autres comme l'enveloppe de l'oignon. » Cela est dit avec toute la dérision pour démontrer l’inanité du Coran qui veut faire d’un ciel unique, une multitude de cieux. Sans compter la dénomination de mahométans, forme dénaturée et impropre du terme « musulmans ». Kasimirski, à l’image d’autres orientalistes n’a pas eu le mérite  d’observer le détachement nécessaire, que tout traducteur se doit de tenir à l’égard de son travail. Ses motivations personnelles et  ses choix affectifs,  ont souvent pris le pas sur les considérations morales. Mais il n’est pas donné à tout le monde de disposer de l’honnêteté requise pour effectuer un tel travail. Conséquence,  la traduction du Coran, finit souvent par ressembler à une entreprise de démolition, où peu de chose subsisterait après le passage de l’engin. Nombre d’orientalistes,  peut être même à leur insu,  ne seraient que des adeptes littéraires d’Attila, où rien ne repousserait plus après le passage de leurs  stylos. Il ne s’agit pas d’un canular à bon marché mais d’une réalité historique.
Une preuve de plus ? Entre 1141 et 1143, sous l’influence de Rome et l’égide des papes Victor IV et Célestin II, l’abbé de Cluny (France) Pierre le Vénérable, entreprit de faire traduire le Coran en latin par Robert de Rétines, assisté des moines de l’ordre de Cîteaux. Ce travail devait procéder d’un esprit de croisade, ainsi que le démontre la lettre adressée par Pierre le Vénérable à Saint Bernard ;  le premier nommé recommandait d’utiliser cette traduction comme un moyen de désavouer l’Islam ! Elle devait  constituer une arme  aux mains des Chrétiens, afin de contrecarrer la religion musulmane et de décourager d’éventuelles conversions !  Ceci pour l’histoire. Même si de telles recommandations ne sont plus de mise, cela n’a pas empêché nombre  d’orientalistes  et de spécialistes de l’Islam, de  jouer aux censeurs et aux donneurs de leçon à travers leurs travaux.
Le chiffre de sept cieux évoqué par le Coran,  pourrait n’être que symbolique, selon certains milieux musulmans, d'autres au contraire le prennent au pied de la lettre et lui attribuent sa véritable portée. Les deux sources ne sont pas contradictoires, puisqu’elles se rejoignent en fin de compte  pour démontrer, que les cieux ne sont pas une simple et unique enveloppe qui recouvrirait l’univers.  Le ciel  immense et uniforme d’apparence  est en fait un assemblage de cieux multiples et différents, qui ont des fonctions variées et complémentaires. Le ciel unique n’existe pas. Chaque structure cosmique possède son ciel propre,  et se trouve  entourée par un ciel plus vaste, comprenant  d’autres corps cosmiques, jusqu’à atteindre la totalité de l’univers. A l’image des Matriochka  russes, ces poupées gigognes, qui s’emboîtent les unes  dans les autres. Sauf, que les mères Matriochka sont indépendantes les unes des autres, alors que les cieux forment effectivement des couches concentriques qui enveloppent l’univers et où chaque entité  possède sa propre spécificité.
Les civilisations judéo-chrétiennes qui parlent d’un ciel unique, ont été influencées par la Bible. La Genèse biblique,  évoque « le ciel », au masculin,   onze fois de suite, alors que le Coran, fait pratiquement toujours référence aux cieux multiples. Une position et une opposition, qui n’est pas seulement de forme et de principe, mais qui révèlent des différences  de conception. Pour le Coran, chaque structure céleste est entourée d’un ciel local, qui s’intègre dans une entité plus vaste, qui elle-même, fait partie d’un ensemble plus imposant jusqu’à arriver aux limites de l’univers.
Dans la présentation de la hiérarchie universelle, Jean Claude Pecker, Directeur de l'institut d'Astrophysique de France et spécialiste des atmosphères propose le schéma suivant, selon lequel, les planètes constituent le premier degré de la classification puis viennent ensuite, successivement les étoiles, les amas globulaires, les galaxies, les amas galactiques, les super amas galactiques et enfin, le contenant de l'ensemble de la création, l'univers observé. Bien entendu, chacune de ces structures est entourée d’un ciel qui lui est adapté, qui s’intègre à son tour dans un ensemble plus vaste. L'univers est ainsi formé de sept niveaux hiérarchiques qui vont de la planète à l'univers. Au fur et à mesure que l'on s'élève dans l'échelle, on note une décroissance de la densité moyenne du milieu et un accroissement des dimensions.
La découverte des structures de l'univers ne remonte qu'au 20ème  siècle. Jack Burns, Directeur de l’Institut d’Astronomie du nouveau Mexique (USA), note que  « la majorité des astronomes était persuadée, il y a quelques décennies, que la structure à grande échelle de l'univers était uniforme, sans caractéristiques particulières. Or, depuis quelques années, les spécialistes de l'astronomie, de la physique et de la cosmologie ont conjugué leurs efforts pour résoudre ce problème. Notre compréhension des structures que l'on observe aujourd’hui dans l'univers en a été bouleversée... La découverte des superamas et des vides intergalactiques est l'un des progrès les plus importants accomplis en astronomie observationnelle depuis dix ans. »
Ces découvertes ont permis de confirmer pour un observateur terrestre,  l’existence de cieux concentriques, qui s’enveloppent les uns les autres et que les savants n'ont pu déceler auparavant.  Ces cieux concentriques, le sont par rapport à un observateur. Des précisions sont fournies pour permettre d'établir une classification. Ainsi,  le Coran précise : « Nous avons orné le ciel le plus proche de la terre de « massabih », pour lapider les démons. » (Coran 67.5).
La lapidation suggère l'action de lancer les pierres. Le rapprochement avec les météorites à grande vitesse, qui s'enflamment par échauffement au contact de l'atmosphère, à quelque 200 kilomètres d'altitude est évident. Le ciel de la terre est  donc formé par l'enveloppe immédiate entourant la terre,  qui commence avec  l'atmosphère et s’étend beaucoup plus loin,  puisque le Coran ajoute : « Nous avons orné le ciel le plus proche de planètes. » (Coran 37.6) Or, celles-ci sont  situées à des centaines de millions de kilomètres, voire à plus de 5 milliards de kilomètres  pour Pluton.  Cette précision permet de considérer que l'ensemble du système solaire,  est entouré du premier ciel ; l'équivalent d'une bulle ou d’un cocon  de dix à vingt milliards de kilomètres de diamètre, dont l’intérieur abriterait le soleil, les planètes et leurs satellites. A cette échelle, on peut voir grand, sans risquer de dépasser les frontières.  
Si la Terre symbolise la position spatiale d’un observateur  donné, selon le Coran,  pour qui les sept cieux sont une réalité, il n’en reste pas moins que chaque créature peuplant l’univers, qu’elle que soit sa position cosmique où la galaxie à laquelle elle appartient, est également au centre d’un système recouvert par les sept cieux. Dans la réalité, le nombre de cieux locaux, est fantastique,  de l’ordre de plusieurs milliards de milliards, puisque chaque système stellaire, possède son  propre ciel local. Cependant,  chaque être créé dans l’univers est inclus à l’intérieur d’un système céleste concentrique, formé effectivement par sept cieux !
D’ailleurs le Coran ne manque pas de préciser : «Nous avons créé au dessus de vous sept cieux. »  - Il n’a jamais déclaré : « Nous avons créé sept cieux dans l’univers », car telle n’est pas la réalité. Comme par ailleurs, et contrairement  aux Bibles juive et chrétienne, le Coran reconnait l’existence de myriades de civilisations extraterrestres, car le monde ne saurait être la seule planète habitée dans un univers qui comprend des milliards de milliards de planètes plus ou moins identiques à la nôtre, thème qui sera abordé plus loin, la conclusion est que chaque être créé dans l’univers se trouve au centre d’une structure bordée de cieux concentriques. Ainsi dans sa description de l’univers, le Coran Sacré s’applique aussi bien aux terriens qu’aux habitants des autres planètes, quand bien même, elles seraient situées à dix milliards d’années-lumière de la Terre ! Ce qui est tout simplement extraordinaire, mais dénote, une fois de plus, son origine divine absolue. Car aucun ouvrage au monde, qu’il soit religieux ou profane, scientifique ou philosophique n’a su énoncer  une vérité aussi prodigieuse. A elle seule, une  certitude aussi éclatante ferait se prosterner à la Gloire d’Allah, le Seigneur et Créateur de l’univers,  le plus endurci des incroyants.
Le Coran n’omet pas d’ajouter : « Il (Dieu) a révélé à chaque ciel ses fonctions. » (Coran 41.12).  Comment un homme, fut-ce le Prophète Mohammed, ou même l’ensemble de l’humanité avec ses savants, pouvait-il savoir que chaque être créé dans l’univers est au centre de structures concentriques célestes, et que chacune d’elles possède ses caractéristiques propres.  Là où la science n’avait observé qu’un ciel uniforme et sans limite ? Dans les faits,  chaque ciel va avoir une fonction précise, des caractéristiques propres et un fonctionnement indépendant des autres structures célestes.
Ainsi, par ordre croissant de distance, un terrien  abordera l’atmosphère terrestre, avec ses différentes composantes où se consument les étoiles filantes,  puis Mercure, Vénus, le soleil, Mars, la ceinture d'astéroïdes,  Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Le ciel local possède cette  particularité d'avoir une identité propre, puisqu’il recèle tout le système solaire avec ses planètes, ses météorites et tourne sur lui-même, tout en se déplaçant à raison de 72 000 kilomètres à l'heure, vers un objectif, l'Apex, situé dans la constellation d'Hercule, confirmant son identité propre.
Le deuxième ciel est formé par les amas ouverts qui sont des regroupements de quelques dizaines à quelques milliers d'étoiles, et les amas globulaires renfermant jusqu'à un million d'étoiles. Les premiers possèdent un diamètre de quelques dizaines d'années-lumière et les seconds, environ 150 à 200 années-lumière, soit deux cent mille fois celui du ciel le plus proche. Les amas constituent des familles d'étoiles supposées être issues d'une seule structure initiale, englobant le système solaire.
Le troisième ciel  est celui qui enveloppe la Galaxie avec un diamètre de 150 000 années-lumière pour une population de 100 à 200 milliards  d'étoiles. Cet ensemble est solidaire, possède se caractéristiques propres et effectue une rotation sur lui même en 250 millions d'années approximativement.
Le quatrième ciel regroupe la Voie Lactée ainsi qu'une vingtaine d'autres galaxies situées entre 165 000 années-lumière pour le Grand Nuage de Magellan et 3 330 000 années-lumière pour Maffei 1. C'est une bulle de 8 millions d'années-lumière de diamètre (près de soixante fois celui de la Galaxie), connue sous le nom d'Amas Local.
Le cinquième ciel contient plusieurs milliers de galaxies dont la Voie Lactée, bien entendu, à l'intérieur d'un volume de plusieurs dizaines de millions d'années-lumière. « Notre amas local fait partie du Super amas de la Vierge, précise Hubert Reeves. La région centrale des super amas est généralement occupée par une galaxie monstrueuse dont la masse équivaut à plusieurs centaines de galaxies normales. Elle manifeste une activité extraordinairement puissante et se distingue par une quantité de propriétés insolites. On a toutes les raisons de croire que les autres galaxies gravitent autour d'elle, comme les planètes autour du soleil ou les étoiles autour de l'axe de notre Voie Lactée. Ces galaxies du Super Amas s'approchent lentement du centre. Certains astrophysiciens prétendent même que les galaxies sont irrésistiblement attirées par "un trou noir" qui les dévore. Notre Super Amas possède sa galaxie cannibale, elle se nomme Messier 87. »
Le sixième ciel est constitué par l'ensemble de l'univers, puisque selon les observations qui ont été effectuées jusqu'à présent, la hiérarchisation galactique s'arrête aux super amas. L'échelon supérieur ne pourrait être que le ciel universel qui contient tout ce qui existe comme matière, énergie, espace, temps et vie et autres spécificités. Son rayon « connu », serait de 15  milliards d'années-lumière. Sa population fantastique est de plusieurs milliards de galaxies renfermant chacune plusieurs milliards d'étoiles et abritant aussi toutes sortes de phénomènes que les savants étudient avec intérêt, notamment  les quasars, les trous noirs et autres objets étranges. Le sixième ciel marque la limite de l'infranchissable. C'est le vide qui entoure l'univers et qui permet à l'expansion de se poursuivre normalement. A ce niveau, nul n'est  en mesure de donner des ordres de grandeur, car jamais personne ne pourra scruter "derrière" les limites de l'univers.
Le septième ciel enfin domine la Création et restera toujours hors d'atteinte de l'expansion de l'univers. La tradition musulmane y situe l'Enceinte de la Sainteté, où se manifeste la Présence Divine et où se trouve le Trône Céleste. L'Archétype du Coran y est gardé précieusement à l'abri de toute altération. Le septième ciel c'est bien sûr l'emplacement du paradis, « large comme les cieux et la terre. » (Coran 85.33). Toutes merveilles marquées par le sceau de l'éternité et qui échappent à toute perception. Le Coran Sacré dit a cet effet : « Aucun être ne pourrait imaginer quelle félicité est réservée (aux croyants), en récompense de ce qu’ils œuvraient. » (Coran 32.17)
Les savants sont arrivés à admettre aujourd'hui l’existence des six premiers cieux concentriques par rapport à un observateur donné, car telle est la structure effective de l'univers. Pour des considérations métaphysiques, ils ne peuvent émettre un jugement approprié sur le septième ciel. Mais cela est dû uniquement à leur incapacité à saisir la réalité. L'existence des sept cieux est certifiée par le Seigneur de l’univers, tout au long du Coran. Cependant, le septième ciel restera toujours hors de portée de l'intelligence humaine.
Les cieux concentriques ne sont que l'effet de l'ordonnancement et de la hiérarchisation cosmique, selon le modèle conçu par Dieu. Au début de la Création, le ciel le plus proche était celui qui entourait l'atome primitif. Après le big bang et l'expansion, l'univers est entré dans une phase d'organisation et de spécialisation. La formation des super amas galactiques, des amas, des galaxies, des systèmes stellaires a entrainé une adaptation de l'espace en conséquence, et c'est ainsi qu'à partir du ciel unique primordial,  sont nés les sept cieux,  ainsi que le souligne le Coran : « Il (Allah) s’est ensuite adressé au ciel qui était sous forme de fumée (particules) et lui dit ainsi qu’à la Terre : Venez de gré ou de force. Ils dirent, nous venons obéissants. Il décréta d’en faire sept cieux…et révéla à chaque ciel sa fonction… » (Coran 41. 11-12)
Alors que de tout temps, le modèle des cieux multiples et concentriques a été vigoureusement combattu, aujourd'hui c'est la tendance inverse qui s'affirme, grâce aux révélations coraniques, mais aussi aux observations réalisées. Toutes ces découvertes ont permis de confirmer que les cieux concentriques, s'enveloppant les uns les autres sont bien une réalité scientifique, que les savants n'ont pu déceler avant ce jour. Mais cela n'a pas empêché le Coran Sacré de le souligner déjà au moment de sa révélation, offrant ainsi aux astrophysiciens modernes un incomparable modèle d’enseignement et de référence.

LA VITESSE DE LA LUMIERE
Aucun livre n'a autant contribué que le Coran à donner une image aussi majestueuse et grandiose de l'univers. Toutes les autres religions étaient attachées à l'idée d'un ciel fait à la mesure d'un monde, lui-même minuscule et unique. Les notions de géocentrisme, véhiculées durant des siècles, signifiaient  que la terre occupait le centre de l'univers et que les autres astres, y compris le soleil gravitaient autour. L'Eglise a toujours défendu avec une grande constance cette vision de la création. Son attachement  au géocentrisme, constitue un des dogmes essentiels de la religion chrétienne.
Les raisons sont  plus philosophiques qu’astronomiques. L’Eglise  professe l’idée  que le Christ Jésus, est le Fils unique de Dieu,   qui n’a pas été créé, comme l’ensemble de l’univers, mais engendré par le « Père divin », et qu’il s’est sacrifié, sur  une Terre unique, créée par Dieu, pour racheter les péchés d’une humanité, elle aussi unique dans l’univers. Même si cela fait trop d’unicités à assumer, alors que seule celle du Seigneur de l’univers est fermement établie, le corollaire d’une telle croyance était de créer des structures à même de consolider cette construction. Le Fils Unique de Dieu, ne pouvait être engendré que sur une terre unique, à travers l’univers.  
Personne ne comprendrait qu’il naisse sur terre, alors qu’il existerait ailleurs dans le cosmos, des milliers d’autres planètes habitées. Le Dieu biblique s’employa donc à créer cette terre unique au centre de l’univers, pour démonter que Son Fils Unique, ne pouvait résider dans un monde excentrée par rapport au reste de la création ; il lui fallait occuper une position  éminente qui ne pouvait être que centrale.  Comme, il est malvenu  qu’un monde abritant le Fils de Dieu, puisse aller accomplir des rotations inconvenantes dans le ciel,  même pour tourner autour du soleil, la terre devint  fixe et stable. Le soleil, fut donc dans l’obligation de venir faire ses rotations, autour de la terre  forcé et contraint en hommage à cette glorieuse présence.
 Les autres planètes du système solaire et toutes les étoiles de l’univers, ne pouvaient être en reste, elles se mirent  à tourner, elles aussi autour de la terre, en témoignage du même respect.  Comme le soleil ne pouvait se déplacer tout seul, des anges s’activaient à le pousser le jour, puis  la nuit il entrait dans les abîmes, pour observer une pause.  Malgré cela, on le retrouvait le lendemain matin toujours à la même place, comme le chauffeur de l’hôtel de luxe, qui prépare la voiture de monsieur en garant à la place habituelle. Un problème subsistait pourtant. Les scientifiques et les hérétiques persistaient à croire que le monde était rond. Comment ceux qui étaient aux antipodes, pouvaient-ils marcher la tête en bas, sans tomber dans l’espace inférieur ?
Et les océans  pourquoi ne sont-ils pas vidés de leurs eaux et de leurs poissons ? Pour mettre un terme  à cette controverse, les religieux se sont mis en devoir, non seulement d’aplanir le monde, mais également de l’aplatir, une fois pour toutes, afin qu’il ne pose plus ce genre de problèmes incongrus.  Tout avait été bien réglé,  afin d’éviter de mauvaises surprises dues à l’inconscience des savants. Le monde (re) devenait plat et  immobile ; le soleil, les planètes et les étoiles tournaient autour, cela devenait tellement plus simple et on était tranquille. D’ailleurs les soins apportés  à l’aménagement de la terre, justifie amplement la prééminence du monde sur le reste de la création.
L'Eglise  était tenue de reconnaître officiellement que la terre ne saurait être  un infime grain de poussière perdu dans le cosmos. Car les scientifiques étaient aux aguets, ils voulaient ôter au globe terrestre son éminence ! Une incroyable invraisemblance destinée à combattre le dogme du Fils Unique de Dieu et à vider de sa substance la doctrine chrétienne. A contrario, le Coran attribue à l'univers une importance sans commune mesure avec la terre. A côté d'autres citations déjà relevées dans des articles spécifiques, il propose une parabole qui ne manque pas de surprendre. Ainsi, il est écrit en substance que : « Les anges et l'Esprit franchissent les degrés célestes en un jour dont la durée correspond à cinquante mille années sur terre. » (Coran 70.3-4).
Ce verset en partie allégorique, établit une équivalence entre un espace céleste, franchi en un jour par un mobile cosmique et une distance similaire parcourue en 50 000 années, par un mobile utilisé par les hommes, soit un rapport  de 1 à 18 000 000. La moyenne a été établie sur un ordre de grandeur qui tient compte aussi bien de l’année solaire (365,25 jours)  que de l’année lunaire (354,36 jours). En fait cette moyenne est de 17 991 750, mais elle a été arrondie à 18 000 000, pour faciliter les calculs, et les estimations. En tout état de cause une telle variation constitue moins de 1/1000ème dans l’absolu, et n’a aucune influence sur les résultats.  Dans cette démonstration,  le mobile céleste ou cosmique est 18 millions de fois plus rapide que le mobile terrestre.
 Quelle que soit l’unité de temps prise en considération, ce ratio reste inchangé. Que ce soit une minute, une heure ou un siècle. En une heure, le mobile le plus rapide sur terre à l’époque, était le cheval, qui pouvait atteindre une vitesse de 60 kilomètre à l’heure. Connaissant le rapport  entre les deux mobiles, la  distance  parcourue en une heure par les Anges et l’Esprit, est de :
 60 km x 18 000 000 = 1 080 000 000 (Un milliard quatre-vingt millions de kilomètres).
En une seconde, elle est de : 1 080 000 000 : 3 600 =  300 000 kilomètres à la seconde, soit exactement la vitesse de la lumière !!!
Ainsi, le  rapport l/ 18 000 000 révélé par le Livre Sacré, n'est rien d'autre que celui de la vitesse de la lumière. Bien entendu, le Coran n'étant ni un traité de physique ni un ouvrage de mathématiques, il n'y a pas lieu d'exiger une précision absolue au niveau de l'énoncé du problème. Tout le raisonnement consiste à fournir les indications qui démontrent, que ces connaissances émanent d'un Etre Supérieur, infiniment plus savant que toute, l'humanité. Il faut rappeler qu'à l'époque du Prophète, les savants pensaient que la lumière se transmettait instantanément. Des croyances  restées vivaces jusqu'au 20ème   siècle où la vitesse de la lumière fut calculée avec précision en 1929 seulement, avec l'ordre de 300 000 kilomètres à la seconde, justement.
Il reste que si le Coran n'emploie pas spécifiquement le mot "lumière", correspondant aux ondes électromagnétiques,  les messagers et  les anges dont il est question symbolisent eux-mêmes la lumière pour les Musulmans. Le mot "Nour" (lumière) s'applique typiquement pour définir leur substance.
En tout état de cause, il ne peut exister aucune autre signification dans les rapports de vitesse démesurés qui lient les deux mobiles.  Une proportion de 1 à 10, ou encore 1 à 100 ou 1 à 1 000, aurait pu donner lieu à des explications multiples et variées. Un ratio de 1 à 18 000 000, ne signifie rien d'autre que l'interprétation qui a été exposée plus haut, à savoir  la vitesse de la lumière. Les limites de tolérance prises en compte dans les calculs, ont toujours été très réduites, confirmant la crédibilité de cette démonstration. Tous ces arguments font que la planète terre pèse vraiment peu face à un univers dont l'unité de base s'est trouvée multipliée des milliards de fois.
La, vitesse de la lumière prise comme étalon de mesure du cosmos, démontre, d'une part, l'immensité de l'univers, et, d'autre part, le bienfondé de la thèse coranique qui a été a l'origine de ce système d'évaluation. Elle implique aussi que l'être humain est vraiment insignifiant face à l'extraordinaire complexité de la création et ce, conformément au Texte Sacré des Musulmans.

LES FORCES DE L'UNIVERS
Contrairement aux croyances en vigueur alors,  les deux éléments du couple : le mâle et la femelle, existent non seulement dans le règne animal et végétal, mais également à travers la matière.  Quelle soit minérale ou organique,  la matière est également régie par des forces opposées et complémentaires qui sont le pendant du couple dans la vie. Nul n'ignore aujourd'hui que l'électromagnétisme joue un rôle capital dans l'élaboration de la matière, grâce aux propriétés attractives ou répulsives qui s'exercent jusqu'au sein de l'atome. Ce dernier qui est un corps électroniquement neutre, comprend le noyau électrisé positivement (+), entouré d'électrons, corpuscules d'électricité négative (-). Un excès d'électrons entraîne une charge négative, alors qu'un défaut produit une charge positive. Ces caractéristiques serviront à agencer toute la matière de l'univers.
Le Livre Sacré dans une première citation,  rappelle que la notion de "couple" existe aussi bien dans le règne végétal, chez l'être humain (et les animaux), qu’à travers ce que l'homme ignore : « Gloire à Celui qui a créé le couple dans ce que la terre fait germer, également en eux-mêmes, et à travers (la matière), ce qu'ils ignorent. » (Coran 36.36)
Le terme « matière » est sous-entendu. II implique que les deux charges négative et positive sont présentes partout dans l'univers. Un autre passage  plus évocateur mentionne spécifiquement la matière, suggérée auparavant : « Et de chaque chose (chaiïne), Nous avons créé le couple, peut-être réfléchirez-vous ? » (Coran 51.49). Le mot "Chaiïne" traduit par "chose", signifie "substance" ou "matière". Ce passage reconnaît que la matière sous toutes ses formes est constituée par les deux éléments du couple. Pour déchiffrer ce verset, il est nécessaire de pénétrer dans l'intimité de la matière, tout comme le font les physiciens avec leurs énormes moyens d'investigation.
L'atome, selon la définition conventionnelle, est la particule d'un élément chimique qui forme la plus petite partie susceptible de se combiner. C'est en quelque sens la brique qui sert à édifier la matière. Toute la matière contenue dans l'univers, que ce soit l'air, l'eau  ou toute autre substance, comme le fer, le bois, le sable, la pierre, etc., est constituée de molécules, elles-mêmes formées d'atomes soumis à la force électromagnétique qui assure la liaison entre les électrons et leurs noyaux, entre les atomes, etc. C'est dans cette optique que doit être interprétée l'existence de charges électriques opposées et complémentaires au sein de la structure intime de la matière.  Lors de la création de l'univers, de tels mécanismes se sont révélés d'une merveilleuse efficacité pour produire la matière interstellaire, justifiant le rôle si important reconnu par le Livre Sacré.
Voici, selon les astrophysiciens, comment se serait déroulé le processus de la formation de la matière, juste après le big bang : Au sein de la fournaise primitive estimée à des milliards de milliards de degrés, de la matière et de l'antimatière étaient créées à partir du rayonnement énergétique. La collision de deux photons donnait naissance à un couple de particules formé d'un électron de charge négative et d'un positron qui est l'antiparticule de l'électron, possédant la même masse, une charge égale, mais de signe contraire, c'est-à-dire positive. Quand l'électron entre en collision avec le positron, les charges opposées s'annihilent et l'énergie de masse des deux particules se transforme en rayonnement pur. D'autres particules plus lourdes entrent à leur tour en collision avec leurs antiparticules et s'annihilent dans un faisceau de lumière.
Le phénomène de création et de destruction des particules n'est concevable qu’en raison de l’existence de charges opposées entre les particules et les antiparticules. Mais si chaque particule entre en collision avec son antiparticule et que les deux charges disparaissent, la matière aurait dû se volatiliser dans le .cosmos, puisqu'elle aura été annihilée par l'antimatière. Or, l'univers existe et les savants ont dû en tenir compte en élaborant des hypothèses qui restent à confirmer. Certains pensent qu'à l'origine, les masses de matière et d'antimatière étaient égales à un milliardième près. Lorsqu'elles se sont annihilées, le milliardième restant, sorte de résidu, aurait suffi pour constituer l’univers.
Quoi qu'il en soit, les charges électriques opposées, présentes dans la matière et l'antimatière ont eu une grande importance  dans la création de l'univers. Si juste après le big bang, la matière était encore dissociée en électrons, protons, neutrons, et les nucléons en quarks qui sont leurs constituants, le refroidissement va permettre à la nucléosynthèse de se produire. Les quarks vont fusionner en nucléons (protons et neutrons), puis les noyaux vont capturer les électrons quand les photons cesseront d'interagir avec eux. Les premiers atomes d'hydrogène se formeront dans ce contexte.
Ces derniers regroupés en nuages stellaires vont entrer dans la composition des étoiles et donner naissance par fusion thermonucléaire à des éléments de plus en plus lourds. On passe ainsi de l'hydrogène à l’hélium puis à la fusion du carbone, de l'oxygène au néon, au sodium, au magnésium, etc. Avant de se désintégrer, l'étoile recèle ainsi des métaux comme le fer, le nickel, le cuivre, le zinc, etc. Puis, dans son stade ultime, l'étoile explose et projette sa matière à l'extérieur  sous forme de nuages riches en éléments qui serviront non seulement à la constitution de nouvelles étoiles, mais également de planètes à l'image de la terre.
Sur terre, les atomes, grâce à leur structure équilibrée par les charges opposées de protons et d'électrons entreront dans la composition de tout ce qui existe : terre, montagnes, mer, nuages, air, pierres, métaux, arbres, herbes, animaux et aussi corps humain, car l'homme est également un agencement d'atomes. Telle est l'importance de ce couple éminemment précieux, dont les éléments s'opposent mais se complètent afin d'assurer la stabilité de l'univers et sa cohésion. L'intérêt de l'électromagnétisme est si manifeste que l’univers n’aurait pu exister, sans que son influence ne s’exerce à travers toute la création.
L'électromagnétisme est d'ailleurs une des quatre forces fondamentales de la nature sans qui la matière n'aurait pas été en mesure de voir le jour. Ce qui explique pourquoi le Livre Sacré accorde une telle valeur à phénomène, qui est resté ignoré jusqu'au début de l'ère moderne

LA GRAVITATION
Il n’est pas possible d’évoquer l'histoire de l'attraction universelle sans faire allusion à la pomme de Newton. En effet,  c’est la chute d'une pomme sous l'effet de son propre poids, qui mit le physicien sur une nouvelle piste scientifique  encore inconnue, celle de la gravitation, jusqu’à l’amener à élaborer sa théorie. Même si l'épisode de la pomme a été réfuté par certains historiens,  d'autres spécialistes  sont convaincus que cette théorie représente la plus grande généralisation accomplie par l'esprit humain. L'énoncé de la découverte précise que deux corps exercent l'un sur l'autre, une force qui varie comme l'inverse du carré de la distance qui les sépare et comme le produit de leurs masses.
En d'autres termes, il existe entre deux masses différentes, des forces qui les attirent l'une vers l'autre et cette attraction est d'autant plus forte, que les masses sont importantes et la distance qui les sépare, réduite. La petite masse de la pomme a été attirée lors de sa chute, par la terre qui représente une masse plus imposante, et exerce en conséquence un pouvoir d'attraction sans commune mesure avec celui de la pomme.
La généralisation accomplie par le génie de Newton, a été de transposer l'histoire de la pomme à l'ensemble de l'univers. La théorie prévoit que pareillement le soleil et la terre s'attirent mutuellement, mais comme le soleil est 333 000 fois plus massif que le globe terrestre, il exerce sur ce dernier une attraction beaucoup plus forte. La lune et la terre s'influencent aussi réciproquement, à l'avantage de  cette dernière  qui forme une masse 83 fois plus importante que celle de son satellite. Le soleil et la lune n'échappent pas,  non plus, au pouvoir de la gravitation, toutefois, la masse du soleil est près de 30 millions de fois plus forte que celle de la lune.
Pourquoi alors, si le soleil exercé une force gravitationnelle si puissante sur la terre, celle-ci ne tombe pas à sa surface, ni la lune sur la terre ? Cela aurait été le cas si rien n’était venu compenser de telles influences. Or, la terre est animée d'un mouvement de rotation autour du soleil, qui la propulse à 107 000 kilomètres à l'heure et cette trajectoire tend à la propulser vers l'extérieur équilibrant de la sorte le pouvoir de l'attraction. Pour vulgariser le phénomène, les chercheurs comparent le soleil à un lanceur de marteau, et la terre à la sphère métallique que l'athlète fait tourner autour de lui au bout d'un fil d'acier pour lui communiquer l'élan nécessaire. Plus l'athlète accélère sa rotation et plus le marteau aura tendance à s'évader vers l'extérieur, alors que le fil d'acier (la gravitation) l'attire vers sa source. Lorsque l'athlète s'arrête, le poids tombe, de même dans la gravitation, la terre serait tombée sur le soleil.
Les astronomes savent  que si la terre devait accélérer sa vitesse de rotation, elle tendrait à s'éloigner du soleil. Par contre, si elle devait s'arrêter en plein ciel, ou bien ralentir fortement son mouvement, elle serait immanquablement attirée par le soleil et s'écraserait sur sa surface. Toutes les planètes du système solaire sont solidaires entre elles, et surtout avec le soleil qui constitue à lui seul 99,8 pour cent de la masse totale. La gravitation ne s'exerce pas seulement à l'échelle du système solaire. Ses effets s'étendent à l'ensemble de l'univers. Les galaxies, les étoiles et les autres corps sont également régis par ces lois immuables qui règlent les orbites, empêchant un effondrement catastrophique des astres qui précipiterait l'univers dans le chaos.
Quand Newton fit paraître en 1687 son ouvragé intitulé « Philosophiae naturalis principia mathématica » (Principes mathématiques de philosophie naturelle), il était parfaitement conscient de l'importance du phénomène qu'il décrivait, bien qu'il est apparu par la suite, lorsque Einstein élabora en 1915 sa théorie de la Relativité générale, que les choses n'étaient pas aussi "simples" qu'il le pensait. L'univers venait en effet d'acquérir une quatrième dimension, le temps, qui est venue s'ajouter aux trois autres dimensions connues jusqu'alors. L'espace n'était plus le calme absolu régi seulement par la gravitation newtonienne, mais un volume tourmenté, déformé par le corps massif des astres. Bien d'autres caractéristiques venaient d'apparaître qui obligeaient les chercheurs à concevoir de nouveaux concepts. Ils se mirent alors à la recherche de ces mystérieuses ondes gravitationnelles, responsables de phénomènes qui n'étaient pas encore tout à fait élucidés.
Cependant, malgré les complications du 20ème siècle, la théorie de l'attraction universelle restait applicable dans ses grandes lignes en réglant le jeu des différentes forces entre elles. Grâce à la gravitation, l'univers repose sur un état d'équilibre permanent. Chaque astre dans le ciel exerce son action sur d'autres corps, mais est influencé en retour pareillement. L'interaction de toutes ces forces assure la stabilité de la création, en relation avec d'autres mouvements, comme l'expansion de l'univers, la rotation des galaxies et la course des corps stellaires et planétaires. Tous les phénomènes physiques sont tributaires des quatre forces fondamentales suivantes : L'interaction forte, l'interaction faible, la force électromagnétique et la force gravitationnelle.
- L'interaction forte assure la cohésion des protons et des neutrons dans le noyau atomique, ainsi que la cohésion des quarks, les constituants des protons et des neutrons. Sa portée maximale ne dépasse pas un dix-milliardième de centimètre.
- L'interaction faible est responsable de la désintégration du neutron ainsi que d'autres désintégrations. Sa portée est mille fois inférieure à celle de l'interaction forte.
- La force électromagnétique a une très longue portée - (infinie ?) - et n'influence que les corps chargés électriquement. Elle lie les électrons au noyau et les atomes entre eux pour former des molécules.
- La force gravitationnelle, de loin la plus faible, n'a pu être détectée à ce jour. Sa portée serait infinie. Elle fait sentir ses effets à l'échelle de l'univers entier. Son intensité est plusieurs milliards de milliards de milliards de fois plus faible que n'importe quelle autre force. Pourtant la gravitation règle le mouvement des planètes comme celui des étoiles, des galaxies et en définitive, celui de l'univers. En raison de son importance et du fait qu'elle contribue à maintenir la construction céleste dans son harmonie, elle continue d'être traquée par les laboratoires spécialisés du monde entier. Cependant, elle est, restée invisible, y compris aux appareils de mesure les plus sophistiqués. Les physiciens ignorent aussi pratiquement tout de l'agent vecteur qui contribue à sa propagation, misant sur l'existence d'hypothétiques gravitons.
S'il était possible de visualiser la gravitation, elle se déclinerait sous d’un pont ou de colonne qui relierait chacun des astres de l'univers afin d'exercer son influence sur l'ensemble des corps. C'est cette construction, jointe aux divers mouvements, qui assure l'architecture du cosmos et évite l'effondrement de l'univers. Naturellement, l'édifice est tout à fait invisible en raison de l'intensité extrêmement faible de l'attraction gravitationnelle. Mais sa présence est bien réelle et parfaitement reconnue par le Coran qui atteste de son existence et de son invisibilité. Deux traits bien distinctifs en la matière : « Dieu est Celui qui a élevé les cieux sans colonnes apparentes. » (Coran 13.2)
Le texte peut être formulé de la façon suivante : Dieu est Celui qui a élevé les cieux (sous entendu : créé l'univers), avec des colonnes invisibles qui maintiennent la construction céleste dans l'harmonie. Or, il n'existe rien d'autre, hormis la force gravitationnelle pour justifier les révélations du Livre Sacré. Seule cette force est en mesure de préserver l'agencement des corps cosmiques et  d’éviter qu’ils ne s’écrasent les uns sur les autres.
Le verset de la sourate 31 évoque la création des cieux (lire : l'univers), sans colonnes visibles : « 1l (Dieu) a créé les cieux sans colonnes apparentes. » (Coran 31.10) Il n'est pas question ici seulement de l'élévation des cieux, mais de la création de l'univers qui aurait été conçu et qui subsiste en raison de l'action de la force gravitationnelle qui exerce son influence jusqu'aux confins du cosmos et qui reste néanmoins indécelable. L'équilibre et l'harmonie de la construction céleste sont plusieurs fois exprimés dans le Coran. Ce qui est effectivement le cas,  grâce aux lois de l’attraction universelle (les piliers invisibles).
Ainsi, plus d'un millénaire avant Newton, le Livre Sacré avait démontré l'existence de ce phénomène dans le maintien de l'architecture de l’univers. Il en avait prédit également l'invisibilité et il faut le reconnaître, l'attraction demeure à ce jour, la seule des quatre forces fondamentales de l'univers à échapper à la détection instrumentale. Et le chemin de sa découverte risque d'être long encore.
Toutefois, si le Coran admet la présence de cette force et son rôle irremplaçable dans la vie de l'univers, il reste que la nature n'est pas éternelle et qu'elle évolue vers son destin inexorablement. Une telle fin qui est décrite par ailleurs, sera provoquée par la contraction de l'univers après la période d'expansion actuelle. L'effondrement catastrophique qui s'ensuivra provoquera des cataclysmes d'une violence inimaginable. Toutes les lois qui régissent l'ordre actuel seront transcendées par l'Action du Créateur qui manifeste Sa Puissance illimitée, ainsi qu'il est reconnu à travers le passage suivant : « Dieu maintient en équilibre harmonieux les cieux et la terre, les empêchant de s'effondrer. S'ils venaient à s'affaisser, qui donc en dehors de Lui saurait les retenir ? » (Coran 35.41).
Dieu contient l'univers dans les limites qu'Il s'est fixées jusqu'au terme irrévocable. Une fois la fin décrétée, qui donc serait en mesure d'empêcher cela ? Oui, qui pourrait s'opposer à la Puissance de Dieu et renverser le processus ?

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