الأربعاء 4 رمضان 1445

LES MILLE VERITES SCIENTIFIQUES DU CORAN tome 05

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LE CYCLE DE L'EAU ET LE REGIME DES VENTS
Le soleil joue un rôle fondamental dans l'évaporation de l'eau et  partant dans la formation des précipitations pluvieuses. Les spécialistes ont calculé que l'apport calorifique du rayonnement solaire permet de faire passer à l'état de vapeur d’eau, trois litres d'eau de mer par mètre carré et quotidiennement, soit un volume de mille cent milliards de mètres cubes, qui retomberont sous forme de pluie, de neige ou de grêle. Les terres émergées dont la norme d'évaporation est deux fois moins importante, participent pour un total de deux cents milliards de mètres cubes par jour, et il suffirait de trente-trois heures d'évaporation (et de précipitations), pour couvrir les besoins de toute la population mondiale, où chaque habitant recevrait théoriquement une quote-part  de mille litres par jour. Mais l'eau est une des richesses les plus mal réparties. Alors qu'en certains endroits chaque goutte a son importance, ailleurs règne la surabondance et le gaspillage. Dans ce qui suit, le cycle évaporation/précipitations sera explicité, avant de faire un rapprochement avec les données coraniques. Les constatations  sont édifiantes,  en raison de la grande similitude qui existe entre les deux sources.
La circulation atmosphérique est un processus complexe, qui est régi par des lois rigoureuses. L'interaction complexe des différents facteurs permet à  l'univers d’exister et d’évoluer. Sur terre, la chaleur émanant du soleil contribue à l’évaporation des molécules d’eau, tant des océans que des  continents. Puis, le  le vent, véhicule universel de la planète, intervient pour répartir l'humidité à travers le globe. Il utilise les grands courants de circulation atmosphériques, qui déterminent le régime climatique de chaque région. Tout au long de leur parcours, les masses nuageuses vont subir des contraintes qui provoqueront l'apparition des précipitations. Les mers et  océans recueillent, en raison  de leur étendue, 70 à 80 pour cent de l’eau de pluie,  mais l'importance de ce cycle fermé est toute relative, puisque chaque année 450 000 kilomètres cubes d'eau s'évaporent des océans et 410 000 kilomètres cubes, y retournent sous forme de précipitations. (Le reste réintègre aussi en partie, les océans mais par des voies secondaires, écoulement, ruissellement, etc.). Ce qui paraît être un débit considérable à priori, ne représente en fait que la 3 400ème  partie du volume des océans, qui accomplissent une rotation sans fin. L'intérêt des précipitations qui se déversent sur les reliefs est autrement plus important. Les continents, en récupérant l'eau douce et en l'emmagasinant, tant à la surface, que dans les profondeurs du sous-sol, créent les conditions idéales pour le développement de la vie. C’est ce  cycle qui permet à toutes les formes de vie terrestres, végétales et animales d’exister et de subsister.
Ce rythme, totalement inconnu à l’époque, est décrit par le Coran, qui évoque le va-et-vient incessant de l'eau entre le ciel et la terre et ses conséquences bienfaisantes sur le sol qui se fendille sous l'effet de la germination  des plantes qui en résulte (Coran 86.11).  Cette description  correspond parfaitement à un mouvement alterné où l'évaporation élève l'eau dans l'atmosphère, avant que les précipitations ne la restituent au sol, qui se fendille sous la poussée germinative.
Le rôle de l'eau, est primordial  dans la formation et le maintien de la vie. Le Livre Sacré décrit les phénomènes météorologiques sans lesquels, l'eau douce ne saurait ni exister, ni circuler, ni reconstituer les réserves qui auront été utilisées ou polluées. Il existe une parfaite analogie entre les données coraniques et la réalité physique telle qu’elle s’exerce pour animer l'horloge climatique. Car, il s’agit bien d’un fonctionnement précis et méticuleux où le fragile équilibre de la nature  l'emporte sur les éléments déchainés et incontrôlés.
Voici une comparaison entre les citations coraniques et les données scientifiques relative à la circulation atmosphérique dans le monde. Certains sujets seront traités plus loin dans des articles spécifiques :
1. ASCENDANCE DES MASSES D'AIR CHARGEES DE VAPEUR
Citations coraniques : « Dieu envoie les vents qui élèvent les nuages dans le ciel. » (Coran 35.9).
Données scientifiques : L'ascendance est vitale dans le processus de la condensation  des gouttes de pluie, afin de permettre un contact avec un substratum froid. Seule l'ascendance peut engendrer la pluie.
2. DEVELOPPEMENT DES NUAGES
Citations coraniques : «  Dieu est Celui qui vous envoie les vents qui élèvent les nuages. Ils s'accroissent dans le ciel, selon Sa Volonté et forment des masses nuageuses. » (Coran 30.48).
Données scientifiques : Dans les courants de convection, les masses d'air chargées d'humidité subissent un refroidissement, par détente. L'abaissement de température entraîne la condensation de la vapeur d'eau. Il se forme des nuages qui s'accroissent considérablement dans le ciel et qui sont alimentés par des mouvements ascendants continus.
3. LA CIRCULATION ATMOSPHERIQUE
Citations coraniques : « Dieu est Celui qui envoie les vents comme Signes annonciateurs de Sa Miséricorde, Lorsqu'ils portent de lourds nuages, Nous les conduisons (Nassouqou) vers une terre morte; Nous en faisons tomber l'eau avec laquelle Nous faisons sortir toutes sortes de fruits. » (Coran 7.57). L'expression   « Nassouqou »   signifie : « Nous conduisons  les nuages par l'entremise des vents, vers des contrées déterminées. » C'est la conséquence d'une action volontariste qui emprunte les voies balisées par des forces contraignantes. Le vent n'est pas soumis aux caprices du sort. II est assujetti aux lois qui réglementent l'ordonnancement de la nature. De nombreux versets mettent en évidence ces mécanismes qui font partie, à une échelle plus vaste, de la circulation atmosphérique du globe.
Données scientifiques : Alors que les Anciens pensaient que le vent était le symbole de l'inconstance qui échappait à toute logique, les chercheurs modernes ont mis en évidence la circulation générale atmosphérique, selon laquelle les déplacements répondent à des règles précises. Le vent est produit par une différence de pression entre deux masses d'air voisines. Il se dirige, de la zone de haute pression (anticyclone), vers la zone de basse pression (dépression). Il existe aussi des forces déviantes (Coriolis) produites par la rotation de la terre où, dans l'hémisphère nord, le vent tourne autour des anticyclones dans le sens des aiguilles d'une montre, et autour des dépressions, dans le sens inverse, alors que dans l'hémisphère sud, cette règle est inversée. (Règle Buys Ballot). D'autres facteurs comme les reliefs, jouent aussi un rôle dans la direction des vents. En tout état de cause, la circulation atmosphérique obéit à des règles strictes et précises. Les vents ne peuvent emprunter certaines voies, que si celles-ci offrent les conditions favorables à leur déplacement. Ils sont conduits vers des contrées qui présentent des caractéristiques requises pour les accueillir.
4. LA VARIATION DES VENTS
Citations coraniques : La variation des vents est un phénomène  provoqué par des conditions physiques   particulières. C’est un argument en faveur de la circulation atmosphérique : « L’alternance de la nuit et du jour…la variation des vents, constituent des preuves pour ceux qui méditent. » (Coran 45.4)   Un exemple de ce changement de circulation est donné par le Coran relativement au récit de Salomon : « Nous avons soumis le vent à Salomon. Le vent du matin soufflait durant un mois (dans un sens) et celui du soir soufflait durant un mois (dans l’autre sens). » (Coran 34.12).
Données scientifiques : Non seulement les vents changent de direction, mais ils possèdent aussi la faculté d'alterner leurs mouvements. Le vent peut souffler tantôt dans un sens, et tantôt dans l’autre sens, en fonction des facteurs qui influent sur son comportement. L'exemple le plus connu est celui de la mousson; vent tropical (du mot arabe maoussem qui veut dire saison). La mousson d'hiver souffle pendant six mois des continents froids vers les eaux chaudes des océans et véhicule un air sec, alors que la mousson d'été qui lui succède, circule en sens inverse.  Il s’agit d’un exemple de la variation des vents. De nombreux pays sont tributaires de cette variation et attendent avec impatience  l'époque du  renversement de la mousson, qui annonce les pluies et l’abondance. D’autres modèles de variation des vents existent, notamment, le khamsin en Egypte où le vent souffle pendant cinquante jours dans un sens avant de s’arrêter ou de changer de direction. De même  la brise où le vent souffle, le jour, de la mer vers la terre, alors que la nuit, il effectue le trajet inverse, de la mer vers la terre. Plus exactement, c'est dans la matinée que débute le  mouvement de la mer vers la terre,  la tendance se renversant dans la soirée.  Cette circulation s'explique par le fait que le jour, la terre se réchauffe plus rapidement que la mer et l’air qui se trouve au-dessus se dirige vers la dépression qui est créée. La nuit, c’est le parcours inverse qui s'établit. Ces mouvements et ces variations sont conformes aux données coraniques et ce qui a été rapporté au sujet du récit de Salomon.
5. LE ROLE VITAL DU VENT DANS LA FORMATION DE LA PLUIE
Citations coraniques : « Nous envoyons les vents qui fécondent (les nuages) et Nous faisons descendre du ciel, l'eau avec laquelle Nous vous abreuvons... »  (Coran 15.22).   Les vents qui  fécondent ne sont pas  une allégorie ou une invention de l’esprit. Il s’agit d’une réalité  démontrée par toutes les études scientifiques dont le Coran a été le précurseur, des siècles durant, alors que les spécialistes n’y avaient vu…que du vent !
Donnés scientifiques : C'est grâce aux courants ascendants que se produit la condensation de la vapeur d'eau contenue dans les masses d'air saturées,  qui  donnent naissance aux nuages. Le vent amène des particules infimes,  les noyaux de condensation autour desquels se formeront les premières gouttelettes. Puis, en raison des turbulences provoquées par le vent, les gouttelettes fusionneront pour vaincre les courants ascendants et donner naissance à la pluie. Le vent est  un partenaire privilégié de l'humidité qu'il transforme en pluie. Pour cette raison,  le Coran l'assimile à un agent de fécondation. Sans vent, l'atmosphère deviendrait stérile et le cycle de l'eau, si précieux pour la vie, ne pourrait ni s'enclencher, ni provoquer les précipitations.
6. LA DESTINATION DE L'EAU DE PLUIE
Citations coraniques : La pluie qui tombe va suivre un cheminement complexe, dont le processus a été décrit par le Coran, alors qu'en Occident, des théories fantaisistes avaient cours, mille ans après la révélation coranique ! « Il (Dieu)  fait descendre du ciel une eau pure, avec laquelle Nous vivifions une contrée morte de sécheresse et Nous abreuvons les  multitudes de troupeaux et d’êtres humains que Nous avons créés. » (Coran 25. 48-49)
Données scientifiques : L’utilisation la plus apparente de l’eau, est sa consommation par les hommes et les animaux. Cela est tellement évident qu’il n’est pas nécessaire de s’étendre. La référence, à la pluie constituée d’eau pure, est remarquable, puisque de toutes les eaux disponibles sur terre, c’est l’eau de pluie qui est la plus pure. Bien entendu, les problèmes de pollution générés par l’activité humaine qui peuvent charger cette eau, ne sont pas pris en compte.
Citations coraniques : « C’est Lui (Allah)  qui fait descendre l’eau du ciel, avec laquelle, Nous faisons germer toutes les plantes. Nous en faisons surgir  la verdure de laquelle Nous  tirons des grains superposés, tandis que de la spathe de palmier, sortent des régimes de dattes, à portée de main.  Nous faisons croître avec cette eau des jardins plantés de vigne, d’oliviers et de grenadiers, semblables ou différents les uns des autres. Considérez leur fructification, lorsqu’ils donnent des fruits et observez leur maturité jusqu’à leur terme. Que de signes pour ceux qui ont la foi. » (Coran 6.99)
Données scientifiques : L’autre aspect le plus remarquable de l’eau, est son importance vitale pour le règne végétal. Aucune plante ne saurait pousser en l’absence de l’élément liquide et encore moins se développer. Ce verset a pour but de rappeler la place éminente et irremplaçable de l’eau, dans la production agricole, qui constitue le maillon fondamental, entre le règne minéral et le règne du vivant. Sans végétation, la vie ne saurait exister et sans eau, les plantes ne pourraient voir le jour.
Citations coraniques : La pluie qui tombe et qui est absorbée par les plantes, les animaux et les hommes, ne représente qu’une partie des précipitations. Une autre partie s’infiltre dans le sol, pour alimenter les nappes souterraines. « Ne vois-tu pas que Dieu fait descendre l’eau du ciel, qu’Il achemine dans des nappes souterraines, dont Il fait jaillir des sources ? Grâce à elles, Il fait germer des plantes. » (Coran 39.21)
Données scientifiques : Il aura fallu attendre le 17ème siècle, pour voir les chercheurs et les hydrologues, prendre à leur compte, la théorie coranique de l’acheminement des eaux de pluie, dans la constitution des réserves souterraines et l’émergence de sources. L’article correspondant est développé plus  longuement, sous le titre : « La formation des nappes souterraines et des sources. »
Citations coraniques : Le circuit de l’eau continue. Une autre partie des précipitations recueillies par les bassins versants, va rejoindre les fleuves et les cours d’eau. « Il (Dieu) fait descendre l’eau du ciel. Cette eau ruisselle vers les cours d’eau qui coulent alors (selon  le débit qu’ils reçoivent). Le courant impétueux charrie une écume qui surnage. » (Coran 13.17)
Données scientifiques : Comme pour les nappes souterraines, la provenance de l’eau des fleuves et des cours d’eau, constituait une énigme pour l’humanité. Selon les conceptions occidentales les cours d’eau étaient alimentés d’une façon mystérieuse à partir du centre de la Terre. Encore une légende qui sera détruite par les révélations coraniques. (Voir pour plus d’informations, l’article intitulé : « Le débit des cours d’eau »)
Citations coraniques : Enfin, l’eau s’évapore à nouveau pour refermer le cycle des précipitations. « Nous faisons descendre du ciel, une eau avec laquelle Nous vous abreuvons, et que vous n’êtes pas en mesure de conserver (ou de stocker) » (Coran 15.22). Cette description peut être rapprochée du verset 32.2 qui dit : « …Il (Dieu) sait ce qui descendu du ciel et ce qui s’élève ». La formule « ce qui descend du ciel », sert à désigner l’eau qui tombe sous diverses formes, pluie, neige, grêle etc. L’expression : « ce qui s’élève », désigne l’évaporation sous toutes ses formes, ainsi qu’il ressort du verset évoqué au début qui retrace la rotation de l’eau entre le ciel et la terre en utilisant, une formule parfaitement adaptée, qui est celle-ci : « Par le ciel, qui renvoie (son eau à la terre). » (Coran 86.11).  Or, il est patent, que le ciel ne peut renvoyer une eau, qui ne se soit déjà évaporée.
Données scientifiques : Le cycle de l’eau avec ses ramifications est complètement fermé. A l’évaporation, mentionnée précédemment, succèdent après maintes péripéties, les précipitations pluviales. L’eau bienfaisante est absorbée par la terre, les plantes, les animaux et les hommes. Une partie s’infiltre pour constituer les nappes souterraines, elles-mêmes resurgissant sous forme  de sources. Une autre s’en va alimenter les fleuves et les cours d’eau à travers les bassins versants et la dernière, que l’homme ne peut conserver, s’évapore pour perpétuer le mouvement de la circulation atmosphérique et le cycle de l’eau. La boucle est ainsi bouclée, avec ce processus complet du circuit de l’eau où alternent l’évaporation, les précipitations, les reconstituons de réserves et la résurgence de sources, puis à nouveau le cycle de l’évaporation, qui alimente un processus sans fin.
Une autre citation destinée à décrire le déroulement du cycle précipitations/évaporation, est donnée par le Livre Sacré : « Dis ! Réfléchissez, si jamais l'eau dont vous disposez était absorbée par la terre, qui donc vous procurerait une eau pure ? » (Coran 67.30). L'interrogation n'est pas dénuée de sens,  comme aurait tendance à le croire, certaines personnes.  Les hommes qui ignoraient l'existence du cycle de l'eau auraient pu répondre sans hésiter, que la disparition des eaux de surface (mers, océans, cours d'eau, sources etc.) aurait pu être amplement compensée par l'eau de pluie. Il fallait  seulement s'organiser pour recueillir cette eau si précieuse, dans des réservoirs appropriés, afin de l'utiliser en période de sécheresse. Dès l'instant où les gens pensaient que les nuages étaient formés par le ciel, la perte des eaux de surface, pour gênante qu'elle fût, ne pouvait prendre les proportions d'un désastre. Pourvu qu'il pleuve !
Or, justement, la réalité est tout autre. L'ensemble des nuages de la planète ne constitue une réserve que d'une dizaine de jours, et c'est l'évaporation qui leur permet de se reconstituer. Si toute l'eau du globe venait à être absorbée, par la terre, il n'y aurait plus d’évaporation pour alimenter le circuit. Les nuages ne pourraient plus se former et le cycle se trouverait rompu irrémédiablement, entraînant l'anéantissement de toute forme de vie. Dès lors, la question posée par le Coran porte en elle-même, la reconnaissance du processus de l’évaporation suivi de celui des précipitations. Autrement, il aurait été insensé de croire que le Livre Sacré puisse menacer les hommes d'un événement exceptionnellement grave, et qu'une solution toute prête (la substitution par l'eau de pluie) pouvait rendre cette admonestation inopérante. Ce rappel devait au contraire avoir un effet dissuasif. Et cela n'était concevable que dans l'hypothèse où les nuages étaient alimentés par l'évaporation, que celle-ci soit tributaire de la disponibilité de l'eau à la surface de la terre, en provenance des océans et des continents, le tout dans un mouvement perpétuel que la science moderne a enfin, fini par admettre.
Cependant, la mise en évidence du cycle de l'eau, pour importante qu'elle soit, ne doit pas faire oublier tous les autres aspects météorologiques qui sont décrits ailleurs. Notamment les phénomènes liés à la convection des nuages, à la circulation atmosphérique, au régime des vents, à la répartition des eaux de pluie, enfin à tous les mécanismes merveilleusement agencés, dont est dotée la nature pour remplir efficacement son rôle. C’est grâce à la conjonction de tous ces facteurs que la planète  Terre a eu l'insigne privilège d'accueillir et d'abriter la vie sous ses formes les plus exubérantes. Ceci est la position intangible du Coran. De même, la science y a souscrit tardivement,  mais sans réserve. Cette conjonction des sources les plus fiables est une garantie d’authenticité et le gage que la circulation atmosphérique est un phénomène qui a été parfaitement maîtrisé par le Livre Sacré.

LA FORMATION DES NAPPES SOUTERRAINES
ET DES SOURCES D’EAU
          Les glaciers et les calottes polaires, constituent la plus grande réserve d'eau douce de la planète.  Loin derrière, viennent les eaux souterraines dont  le volume est plusieurs dizaines de fois supérieur aux eaux de surface (fleuves, lacs, rivières, atmosphère, etc.).  Ce qui explique  l'intérêt  des spécialistes, pour mettre en exploitation ces ressources qui ont l'avantage d'être renouvelables en partie. Le sous-sol recueille chaque année, l'équivalent de 15 000 à 20 000 kilomètres cubes d'eau (15 000 à 20 000 milliards de mètres cubes) provenant de l'infiltration des eaux de pluie, qui  s'ajoutent aux 4 millions de kilomètres cubes, retenus dans les 800 premiers mètres de l'écorce terrestre. Toute cette eau n'est pas exploitable directement. L’eau  retenue par adsorption et capillarité, restera  prisonnière des roches et seule, l'eau libre ou gravifique,  pourra être captée. Elle représente quand même un apport d'une importance considérable. Pourtant les conceptions anciennes  qui avaient cours jusqu’en 1877, ne laissent pas d’étonner. Maurice Bucaille écrit dans son livre : « La Bible, le Coran et la Science »
« ...Il eut été simple d'imaginer que les eaux souterraines provenaient de l'infiltration des précipitations dans le sol. Mais on cite comme une exception, dans les temps anciens, la conception d'un certain Vitruve qui, à Rome, au 1er  siècle avant J.-C., avait soutenu cette idée. Ainsi, pendant de longs siècles, au nombre desquels se situe la Révélation coranique, les hommes avaient des conceptions erronées sur le régime des eaux. Dans leur article Hydrologie, de l'Encyclopédia Universalis, deux spécialistes Castany et Bla¬voux, écrivent que la théorie de la poussée océanique sous l'effet des vents à l'intérieur des continents et sa pénétration dans le sol a été décrite par Millet au 7ème   siècle avant J.-C.  Platon partageait ces idées et pensait que le retour à l'océan s'effectuait par un grand abîme, le Tatare. Cette théorie aura de nombreux adeptes jusqu'au 18ème  siècle avec Descartes. Aristote supposait,  que la vapeur d'eau du sol se condensait dans les cavités refroidies et formait des lacs souterrains alimentant les sources. Il sera suivi par Sénèque (1er siècle) et restera en vigueur jusqu'en 1877, avec O. Volger... La première conception du cycle de l'eau reviendra en 1580 à Bernard Palissy, qui affirme que les eaux  souterraines proviennent des infiltrations des eaux de pluie dans le sol. Hypothèse  confirmée par  Mariotte et Perrault au 17ième  siècle. Des conceptions inexactes qui avaient cours à l'époque de Mahomet, on  ne trouve nul écho dans les passages du Coran. »  
Ainsi le Coran, n’a jamais fait siennes les idées en cours, bien qu’elles émanent de personnalités  prestigieuses, dont les avis faisaient loi en la matière. A cela, il faut ajouter que si Descartes, comme Platon et Kepler, voyait dans la mer, l'origine de l'eau souterraine, il attribuait la formation des eaux douces à la distillation des eaux salées sous l'influence de la chaleur terrestre. (« Les eaux souterraines », par Félix Trombe). Volger, reprenant les vues d'Aristote, voulut montrer en 1877, par des calculs précis, que l'eau souterraine pouvait provenir des condensations internes dues à un refroidissement de l'air  saturé de vapeur d'eau. Il eut le tort de vouloir attribuer une importance excessive à la théorie de la condensation, alors qu’en fait, elle est minime et négligeable. Avant lui, en 1549, le minéralogiste allemand Agricola distinguait outre l'eau due aux infiltrations de la pluie dans les fissures du sol, celle qui pouvait provenir de la condensation des vapeurs ascendantes en provenance des entrailles de la terre. D’autres versions existaient pour expliquer la formation des nappes souterraines et des sources d’eau. Elles étaient au nombre de quatre, mais sont toutes erronées ou gravement déficientes, pour expliquer le phénomène. Ces versions sont les suivantes :
1. Poussée de l'eau océanique sous l'effet du vent et pénétration dans le sol. Hypothèse fausse, soutenue par Thalès de Millet et Platon. Elle est restée en vigueur  jusqu’au 18ème  siècle avec Descartes.
2. Distillation des eaux salées sous l'influence de la chaleur terrestre. Hypothèse fausse, soutenue par Aristote et Sénèque, jusqu’au 1er siècle de l’ère chrétienne et restera en vigueur jusqu’en 1877 avec O. Volger.
3. Condensation interne due à un refroidissement de l'air saturé de vapeur d'eau. Théorie insuffisante pour justifier la formation de nappes souterraines.
4. Condensation des vapeurs ascendantes en provenance des entrailles de la terre. Phénomène marginal et précaire.
Certains chercheurs contemporains tentèrent d'exhumer les variantes qui mettent en jeu les phénomènes de condensation émanant des profondeurs de la terre, ainsi que celles  qui résultent de la circulation d'air sauré, refroidi dans un sol à basse température, ou d'autres mécanismes manifestement insignifiants.  Or ces idées étaient fausses et l’eau ainsi recueillie ne saurait contribuer que pour une part infime à l'accumulation des réserves hydriques, telles que procurées par les infiltrations. En conséquence, il y a lieu de croire que les infiltrations constituent la règle dans la formation des eaux souterraines. C'est cette réalité qui est restée ignorée durant des millénaires par les spécialistes des questions hydrauliques.
Aujourd'hui, que le phénomène a été démonté, il ne fait plus de doute que les milliers de milliards de mètres cubes d'eau provenant des précipitations, s'infiltrent chaque année à travers le sol pour alimenter les nappes souterraines. Il existe des méthodes éprouvées pour estimer, en fonction de la nature du terrain, de sa déclivité, des caractéristiques des précipitations, de leur importance, etc., le taux d'infiltration d'une région, et partant, le volume des apports annuels escomptés. Bien que le pourcentage varie d'un terrain à un autre et aussi en fonction des pentes respectives et des latitudes, le ratio ordinaire des eaux de pluie qui s’infiltrent dans le sous-sol,  oscille entre  10 à 25 %.
Or, ce cheminement de l'eau de pluie  resté si longtemps méconnu, est clairement mentionné dans le Coran : « Nous faisons descendre du ciel, l'eau (les précipitations), dans une mesure convenable, que Nous logeons dans le sol, alors que Nous pourrions la faire disparaître (ou la laisser se perdre). » (Coran 23.18). Le Coran enseigne que l’eau de pluie est emmagasinée à l'intérieur de la terre, anticipant sur la théorie de l'infiltration retenue par les scientifiques, bien plus tard.  Le Livre sacré va plus loin que la simple description du système de récupération et de stockage  des eaux souterraines : « Ne vois-tu pas, proclame le Coran, que Dieu fait descendre  l'eau du ciel, qu’Il achemine dans des nappes souterraines, dont il fait jaillir des sources ? Grâce à elle Il fait germer des plantes... » (Coran 39.21). Les deux versets se complètent pour décrire la circulation de l’eau, d'abord sous forme de précipitations, son infiltration dans le sol, son stockage souterrain et son émergence à la surface,  sous forme de sources, au bout du cycle.
A présent, plus personne n'ignore qu'une partie des précipitations s'infiltre et est retenue dans des poches souterraines plus ou moins imperméables. Différentes catégories de nappes existent qui ont été l’objet d’une classification par les spécialistes, parmi lesquelles se trouvent  les sources de déversement qui arrivent en surface par gravité avec une sortie située le plus souvent dans le fond des cuvettes  et les sources d'émergence qui peuvent jaillir plus haut que le point bas de la nappe phréatique, qu'elle soit libre ou captive. Il existe aussi d'autres catégories d'émergence, de résurgence et d'exsurgence qu’il n’est pas nécessaire de détailler. Le but essentiel est de démontrer que les sources proviennent de nappes souterraines, lesquelles sont alimentées par l'infiltration de l'eau de pluie qui tombe sur le sol.
Hormis les travaux du 17ème   siècle, menés par Perrault, Mariotte et Halley qui ont permis d'arriver à des résultats similaires et la référence aux conclusions de Palissy, aucun ouvrage n'aura réussi à démonter aussi magistralement les mécanismes qui régissent le cycle de l'eau. L'approche adoptée par le Coran dix siècles auparavant, alors que le Prophète Mohammed n'avait aucune compétence particulière pour parler de ce domaine, est tellement suggestive, qu'elle dispense de tirer des conclusions qui s'imposent d'elles-mêmes.

LE DEBIT DES COURS D'EAU
Chaque année, 520 000 kilomètres cubes d'eau (ou 520 mille milliards de mètres cubes), s'évaporent de la surface de la terre. Les mers et océans contribuent pour 450 000 kilomètres cubes et les continents pour 70 000 kilomètres cubes. Parallèlement les précipitations restituent à la terre un volume de 410 000 kilomètres cubes sur les océans et 110 000 kilomètres cubes sur les reliefs. Globalement, par le jeu des transferts secondaires, le bilan reste toujours constant.
Les cours d'eau en général (fleuves, rivières, torrents, ...) et les lacs sont alimentés en partie par les sources,  et en partie par les eaux de pluie qui tombent sur les bassins versants. Le débit des sources est plus ou moins régulier et constant, bien que diminuant lors des sécheresses prolongées, alors que celui des précipitations varie fortement en fonction des saisons. Cela est dû à deux facteurs : le premier concerne l'importance des précipitations et leur répartition dans le temps, le second est lié à l'étendue du bassin et à son degré de pénétration. Le bassin de l'Amazone par exemple,  occupe une superficie d'environ 7 millions de kilomètres carrés bien arrosés, qui font de ce fleuve, le plus gros débit de la planète (120 000 mètres cubes d'eau à la seconde, en moyenne). Le Missouri-Mississipi possède aussi des surfaces drainantes d'une étendue à peu près similaire, mais dont le débit  est moins considérable.
Les bassins versants  se répartissent  en trois catégories.  La plus grande partie est constituée par les bassins exoréiques, dont les eaux récupérées par les cours d'eau, s'écoulent vers les mers et océans. Les bassins endoréiques occupent 10 pour cent des surfaces et drainent les précipitations vers les lacs et les dépressions continentales, alors que les bassins dits aréiques sont de peu d'intérêt, en raison de l'absence d'écoulement (manque de pluie, grande évaporation, etc.). Les cours d'eau des régions tempérées sont moins sujets aux changements climatiques que ceux des zones tropicales où les variations des régimes saisonniers sont très accentuées. Ainsi, le débit de la rivière Bénoué, en Afrique peut varier dans un rapport de un à cent, entre l'hiver et l'été.
Dans les pays tempérés où la pluie est bien répartie, l'accroissement du débit des fleuves, n'était pas vu comme une conséquence logique des précipitations qui s'abattent sur les bassins versants. Les savants anciens n'avaient pu établir de corrélation entre la tombée de la pluie et les variations de débit. Mieux encore, certains fleuves, à l’instar du Nil,  voient leurs eaux gonfler et les crues se dérouler en pleine saison sèche, contribuant à rejeter toute interdépendance entre ces phénomènes.  Le paradoxe réside dans le fait que c’est en été que le Nil annonce ses eaux, abondantes et limoneuses qui  fertiliseront les terres, alors qu’en hiver, le débit diminue fortement.
Durant ses voyages célèbres, le géographe et historien arabe, Ibn Battuta (1304-1377) n'a pas manqué de relater dans son journal, ce phénomène. « Une des particularités merveilleuses  qu'il présente, c'est que le commencement de sa crue a lieu pendant les grandes chaleurs, alors que les rivières décroissent et se dessèchent; et le commencement de la diminution de ses eaux coïncide avec la crue et le débordement des autres fleuves. » Le contraste du fleuve en crue avec son environnement désertique était tel que la mythologie égyptienne en arriva à le vénérer. Le Nil devint pour la circonstance un fleuve céleste, un océan du ciel ou le dieu Osiris aurait ressuscité après avoir été plongé dans ses eaux.
Cette particularité démontre à quel point les hommes méconnaissaient les liens existant entre les précipitations et la modification du débit des cours d'eau. Mais comment établir une correspondance alors que les crues d’Egypte étaient séparées  par 5 000 kilomètres des pluies qui s'abattaient au sud ? Le Nil serpente en effet sur une longueur de 6 700 kilomètres avant d'arriver au Delta. Son bassin draine une surface de 2 850 000 kilomètres carrés, s’étendant à travers la Tanzanie, le Kenya, le Ruanda, le Burundi, le Zaïre, l'Ouganda, l'Ethiopie, le Soudan et l'Egypte.
La plupart de ces pays sont plus ou moins soumis au climat tropical où la pluviométrie atteint son maximum en été. Quand l'Égypte traverse les fortes chaleurs, le cours du Nil se met à enfler plusieurs milliers de kilomètres plus au sud, grâce à l'apport des pluies tropicales. Aussi, les hommes n'avaient pu établir un parallèle entre les deux événements. Ce qui  explique en partie, qu'en Europe, même si le phénomène était moins tranché, « On croyait jusqu'à la fin du 17ème siècle, que les précipitations  ne pouvaient suffire à alimenter les fleuves et qu'une grande quantité d'eau provenait des entrailles de la terre. » (« Fabuleuse histoire de l’eau. » Casterman)
L'Encyclopédie Scientifique de l'Univers abonde dans le même sens en rappelant qu’à l'époque : « On s'imaginait encore il y a  à peine moins de 300 ans que l'eau des fleuves et rivières venait de façon quelque peu mystérieuse du centre de la terre. C'est au Français Pierre Perrault que revient le mérite d'avoir établi les premières relations connues entre précipitations et débits. D'observations faites en 1668 et 1670 sur les débits de la Seine et les précipitations recueillies sur le Bassin Parisien, il avait déduit en effet que l'écoulement de la Seine représentait environ le 1/6ème des précipitations ; résultats confirmés un peu plus tard par un autre Français, Edme Mariotte. Egalement vers la même époque, l'astronome anglais Edmund Halley découvrait, en évaluant les apports des cours d'eau se jetant clans la Méditerranée, que leur total était en étroite corrélation avec la quantité de pluie ou de neige recueillie sur les bassins drainant ces cours d'eau. Le travail de ces trois pionniers, conclut l'Encyclopédie Scientifique de l'Univers, mettait ainsi un terme à une longue période de croyances erronées. Mais leurs idées, très nouvelles pour l'époque, eurent du mal à s'imposer et ce n'est, en fait qu'au début du 19ème siècle que l'hydrologie commença véritablement à faire figure. » (Fin de citation).
L'ouvrage en question, par ailleurs remarquable, relate les croyances erronées des Occidentaux qui s'imaginaient il y a à moins de 300 ans que l'eau des fleuves et rivières provenait mystérieusement du centre de la terre. Il met en exergue les travaux méritoires de spécialistes français et anglais, et la découverte de l'étroite corrélation entre les précipitations et la variation de débit des cours d'eau. Cependant, note-t-il, ces idées, très nouvelles pour l'époque eurent du mal à s'imposer avant le début du 19ème siècle. L'auteur de l'article est certainement bien placé, pour décrire l'état d'esprit qui régnait dans les contrées dont il est originaire et les résultats auxquels étaient parvenus les savants d’alors. Néanmoins, la vérité impose de reconnaître que l'inventeur de cette théorie n'est ni Perrault, ni Mariotte, ni Halley, mais le Coran Sacré qui,  onze siècles auparavant, avait décrit les mécanismes et expliqué le rapport entre l'importance des précipitations et la modification du débit des cours d'eau. Le Livre Sacré n’a jamais fait sienne,  la théorie de l'origine mystérieuse, tenue encore pour sûre beaucoup plus tard par ses partisans. Il avait en outre retracé le cycle réel de l'eau, qui est beaucoup plus complexe, que l'idée que s'en faisait la communauté scientifique.
 Le Coran dit : « Il (Dieu) fait descendre l'eau du ciel. Puis,  cette eau ruisselle vers les cours d'eau qui coulent selon le débit (qu'ils reçoivent spécifiquement des précipitations). Le courant impétueux charrie une écume qui surnage... » (Coran 13.17). Ce verset décrit les précipitations qui tombent sur les bassins versants  qui s'écoulent ensuite vers les cours d'eau (fleuves, rivières, etc.), dont le débit varie en fonction des apports qu'ils reçoivent, conformément  à la réalité.  Après des  années d’observations, les chercheurs ont pu effectivement calculer que les précipitations contribuent à alimenter le débit de la Seine, et celui des cours d'eau se jetant dans la Méditerranée. Parfois, les choses étaient inversées, à l'instar du Nil qui diminuait en hiver, et provoquait des inondations durant la saison sèche. Ces apparentes contradictions, et l’opinion  généralisée qui soutenait des mécanismes erronés, n'ont pas empêché le Coran de s'opposer à l'ignorance des gens pour rétablir la réalité. Une réalité qui ne sera découverte qu'au 17ème  siècle. Aussi, il serait présomptueux de soutenir que de telles idées étaient nouvelles pour l'époque. Au contraire, elles commençaient à dater. Seuls les méconnaissaient, ceux qui n'avaient pas eu accès au Livre Sacré des Musulmans.

LA MORPHOLOGIE DES MONTAGNES
Les montagnes sont assimilées par le Coran à des reliefs enracinés dans le sol. Cette version revient à plusieurs reprises, sous des formulations différentes. Le Coran dit  : « Ne considèrent-ils pas ... comment les montagnes ont été dressées ? » (Coran 88.19). Le terme employé ici est « noucibat » qui dérive de l’action du verbe  « dresser, élever, ficher, fixer en terre, planter, etc. »  Les montagnes comportent une partie souterraine, à l'instar des racines ancrées dans la terre, alors que la partie aérienne dresse son relief altier.
Un autre passage confirme cette réalité : « Il (le Créateur) a ancré solidement les montagnes (dans le sol). »  (Coran 79.32). Le mot utilisé est « arsaha », dérivant de « arsa », qui veut dire « ancrer, fixer solidement (dans le sol) » Les nombreux orientalistes et traducteurs ne se sont pas trompés en faisant l'unanimité autour de cette définition. Voici quelques exemples de ce consensus. Sadok Mazigh : « II (Dieu) planta solidement son relief.  D. Masson : « Il (le Créateur) a solidement établi les montagnes. » Kasirnirski : « Il a amarré les montagnes. » Blachère utilise le verbe « dresser ». Ce qui n'est pas une contradiction dans la mesure où ce terme implique l’action de « planter et d'élever » qui lui est reconnu d'ailleurs par la sémantique. Savary en parlant d'affermissement des montagnes, reste dans le vague,  sans pour autant déroger à l’idée générale qui se dégage chez tout le monde.
L'article consacré à « l'écorce terrestre » démontre que le Livre Sacré, avant tout autre ouvrage, avait prédit l'existence de cette écorce. Par exemple : « N'avons-Nous pas disposé la terre comme une couche et les montagnes comme des pieux (enfoncés par terre) ? » (Coran 78. 6-7). La couche n'est autre que l'écorce terrestre dans laquelle les montagnes prennent leurs assises. Leur enracinement dans le sol est décrit à plusieurs reprises dans le Coran, alors que personne à l'époque ne pouvait disposer de moyens d'investigation pour connaître ce phénomène, qui existe effectivement. Car, jamais une telle idée ne pouvait effleurer l’esprit des gens de l’époque.
C’est seulement au vingtième siècle que les géologues ont été en mesure de confirmer, à l'aide d'appareils utilisant la propagation des ondes sismiques provoquées artificiellement, que les montagnes étaient  effectivement ancrées dans le sol par leurs racines. L'écorce s'épaissit systématiquement  à leur point d’ancrage au point où la profondeur des racines est souvent dix fois plus importante que la hauteur des cimes, donnant à ce phénomène l'image des icebergs dont les 9/10ème sont immergés et qui ne sortent de l'eau que le sommet.  Ainsi, les racines de la Cordillère des Andes, descendent à 70 kilomètres,  pour une hauteur  maximum de  6 960 mètres au sommet ;  celles des Pyrénées atteignent 50 kilomètres, pour une hauteur d’un peu plus de 2 500 mètres,  tandis que  l'Himalaya s'accroche  à l'intérieur du sol, à 80 kilomètres de profondeur, et que leurs plus hauts sommets culminent à  plus de 8 000 mètres. La croûte continentale est systématiquement renforcée pour permettre aux montagnes de se maintenir et de stabiliser le sol.
Lorsque deux plaques lithosphériques convergent l'une vers l'autre, il se produit une collision qui déforme les bordures continentales, sous les forces de compression. Ces bordures vont s'épaissir, se plisser et se déformer, provoquant l'apparition d'un relief montagneux dont les racines plongent à plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur, alors que les sommets se dressent vers le ciel. Dans le cas d'une subduction, une des deux plaques est une plaque océanique. Elle s'enfonce dans l'asthénosphère sous la plaque continentale plus légère. Cette collision provoque des perturbations géologiques dans la bordure qui jouxte la zone en question, entraînant sous la poussée des forces de compression, le plissement de la plaque et la formation d'une nouvelle chaîne de montagnes. L'écorce terrestre  qui se trouve comprimée, s'épaissit, le relief se plisse et se déforme. La base s'enfonce profondément et s'enracine dans le substrat environnant, les sommets se dressent vers les hauteurs. Cette image est conforme aux révélations coraniques qui décrivent les montagnes dressées vers le ciel, et en même temps enracinées dans les profondeurs de l'écorce terrestre.
Cette extraordinaire similitude,  n'est pas le résultat du simple hasard. Sans quoi, d'autres ouvrages auraient pu prétendre aux mêmes degrés de probabilités et décrire correctement le processus dans la foulée ; à leur honneur. Mais cela n'a jamais eu lieu, car d’autres causes que le hasard, sont indispensables pour décrire le phénomène. L’humanité, si prodigue en d’autres circonstances, est restée silencieuse, tandis que le Coran s'exprimait sur les grands thèmes de l'univers et de la création.  Le terme « noucibat » a la même origine que « naçba » qui peut se traduire par plant, plante, semis... Cela permet de faire un rapprochement  du moins symbolique, entre les montagnes et les plantes ou les arbres en général. C'est avec une optique pareille que Ka¬simirski a traduit le verset : « N'ont-ils pas jeté les yeux… sur les montagnes, comment elles ont été plantées dans la terre ? » (Coran. 88.19) L'auteur suggère une certaine analogie entre les montagnes dressées et les arbres plantés. Ce que ne démentent pas les faits.
Les données géologiques les plus récentes ont permis de découvrir qu'à l'image de l'arbre, la montagne possède des racines profondes pour s'ancrer dans le sol et assurer sa stabilité. Du coup, sa présence affermit et renforce le sol, à la manière de l'arbre qui maintient la terre et l'empêche de s'éroder ou de glisser. La montagne et l'arbre pareillement, dressent leurs cimes vers les hauteurs et imposent par leur aplomb et leur allure. Les versants des montagnes ne sont rien d'autre que le houppier étagé des arbres et  il est loisible de multiplier les apparences et les fonctions jusqu'à sombrer dans le subjectivisme. Aussi, le chapitre des similitudes sera refermé, sauf pour relever un autre phénomène remarquable et impressionnant. Il s'agit de ce que les géologues appellent la compensation ou le réajustement isostatique.
Les montagnes possèdent en effet des racines dont l'épaisseur représente  ainsi qu’il a été précisé, dix fois la hauteur des sommets. En raison de l’érosion naturelle, ceux-ci sont continuellement  agressés  par le vent, la pluie, la neige, le gel, et ont tendance à se tasser et à s'affaisser progressivement jusqu’à entrainer leur disparition. Un phénomène particulier va alors intervenir pour stopper  le processus et inverser le phénomène de la décroissance. Au fur et à mesure de son érosion, la montagne va « pousser » à l'instar d'un arbre, par l'intermédiaire de ses racines nourricières et grandir de cette façon. Ainsi, les montagnes jeunes arrivent à gagner ainsi quelques centimètres par siècle, normes habituelles dans les mécanismes géologiques. Tel un arbre, la montagne est continuellement alimentée par ses racines et cela peut durer des  dizaines ou des centaines de millions d’années. Puis,  une fois celles-ci résorbées, les forces d’érosion prendront  le pas sur la croissance, et alors seulement la montagne commence, à se résorber. Ces  mécanismes, vont s’étaler sur de très longues périodes géologiques et peu à peu la montagne finit par disparaître.
Les géologues expliquent ce phénomène par le fait que les racines des montagnes sont constituées de roches plus légères que celles du substratum environnant et subissent une poussée de bas en haut au fur et à mesure  de l’érosion. Puis, tel en arbre privé de sa sève nourricière, la montagne arrive au bout de sa croissance pour entrer dans la phase inverse de la mort lente. Ses reliefs vont se tasser en raison des mouvements du sol et des conséquences de l'érosion. Elle finira par devenir une pénéplaine, avant de se niveler et de se fondre dans l'immensité des étendues environnantes. Désormais, après des millions d’années, elle se trouve réduite  à l'état d’une vaste plaine, phénomène  qui n’a jamais été perçu avant le vingtième siècle
Le Coran a-t-il (encore) son mot à dire au  sujet de ce processus, qui est resté ignoré des savants du monde entier ?  Voici sa réponse : (Dieu s’adresse au Prophète) : « Ils (les incrédules)  t'interrogeront au sujet des montagnes,  répond-leur : «  les réduira en poussière. Il en fera une plaine où tu ne verras ni ondulation ni dépression. »  (Coran 20.105 à 107). Oui, le Livre Sacré a aussi prévu la fin des montagnes, magistralement, treize siècles avant  que les géologues n’arrivent à la même conclusion, après des études, des observations et des recherches minutieuses ! Ce n'est pas peu pour la géologie  de s’honorer d’une telle découverte, pourtant il suffisait d’ouvrir le Coran Sacré, pour avoir la réponse  à leurs  désirs de connaître la vérité.

LES ARMES MODERNES
L’armement dans le monde lors de la Révélation coranique se réduisait à peu de choses, comparativement à ce que peut aligner l'industrie aujourd'hui. Il existait des armes blanches sous forme de sabres, épées, haches, poignards et autres instruments tranchants, des armes de trait comme l'arc, l'arbalète, la lance, le javelot et divers objets primitifs, tels la massue, le bâton et au mieux la fronde. L'armement lourd était représente par le bélier dont le rôle consistait à démolir les murailles, les catapultes inventées par les Syriens, plusieurs siècles avant l'ère chrétienne et destinées à envoyer des pierres,  du métal et autres projectiles, ainsi que les balistes adaptées du principe de l'arbalète, dont l'invention est attribuée à Archimède.
D'autres systèmes de défense étaient en usage comme l'huile ou l'eau bouillante, les cordes, les échelles etc.,  mais il  s'agissait plus d'une adaptation aux conditions d'une bataille donné que d'un armement au sens propre du terme. Les grandes inventions de l’industrie de guerre, ne virent le jour que plus tard. Environ quatre siècles séparent la Révélation coranique de l’utilisation de la poudre à des fins militaires et près de huit siècles, de celle de l’invention du canon. Encore faut-il préciser que ces nouveautés se déroulèrent loin du berceau de l’Islam. En Chine pour la première, en Europe ( ?) pour la seconde, et qu’elles ne furent introduites dans la région qu’ultérieurement. La tradition guerrière fait état des compétitions et des tirs d’adresse, où ces armes seules étaient utilisées. L’armement rudimentaire était le reflet du niveau de vie d’alors, avant l’apparition de l’Islam. Or, c’est dans ce contexte, que la révélation suivante fut communiquée au Prophète Mohammed, que le Salut et la Bénédiction de d’Allah, soient sur lui. Elle est édifiante : « Ô communautés de djinns (génies) et vous communauté des hommes ! Si vous pouvez sortir des limites des cieux et de la terre, faites-le. Mais vous ne pourrez le faire, sans une grande puissance…On lancera contre vous (qui essayez de fuir dans l’espace)  un jet (ou un rayon) de feu, ainsi que du cuivre (ou du fer) incandescent, et vous ne serez pas secourus ! » (Coran 55. 33 à 35)
Le Coran Sacré dépeint une tentative de fuite d’une partie de l’humanité dans l’espace, laquelle ne pourrait se concevoir que grâce à une grande puissance. Le fait d’imaginer que pour espérer échapper à une catastrophe majeure, l’homme se tourne vers le cosmos pour atteindre éventuellement d’autres planètes, est une conception moderne et nouvelle qui n’avait pas cours, au moment de la révélation coranique. D’autant plus que la Bible enseigne que la Terre est la seule planète habitée dans l’univers. Aussi, le fait de concevoir un tel moyen de survie, est absolument révolutionnaire. Cependant, cette tentative de fuite, ne pourrait être menée, sans la possession d’un grand pouvoir, suggérant la maîtrise d’une puissance technologique, évidemment. Malgré tout, les éventuels fugitifs, ne réussiront pas dans leurs tentatives.
Quel est donc cette catastrophe majeure, si redoutée, au point d’inciter, ceux qui disposent d’une grande puissance à essayer de quitter la Terre,  et de tout abandonner, pour un autre lieu d’accueil ? Il s’agit, de la fin du monde terrible et effroyable. Car les versets qui envisagent cette fuite désespérée dans l’espace, sont précédés par ceux-ci : « Nous (Dieu) aurons bientôt à vous juger, ô hommes et djinns ! » (Coran 55.31).  Dans cet avertissement doublé d’une menace,  il faut voir la fin du monde et le Jour du Jugement dernier. Dès les prémices du grand événement et pour espérer échapper à l’inéluctable destin, des groupes d’hommes, ceux qui disposent des moyens nécessaires, essaieront de quitter la Terre et de fuir au loin dans le cosmos.
Néanmoins, leur entreprise ne sera pas couronnée de succès. «  Ce jour-là, l’homme dira « Où fuir ? ». Non, il n’existe aucun refuge, c’est vers le Seigneur que se fera le retour. » (Coran 75.10-11). Les tentatives pour échapper au désastre échoueront immanquablement. Aucun refuge ne saurait être atteint par les fuyards. Le Coran ajoute : « …On lancera contre vous qui essayez de fuir dans l’espace, un jet (ou un rayon) de feu, ainsi que du fer incandescent et vous ne serez pas secourus ! »  Cette seconde partie du verset et très intéressante, en ce sens qu’elle évoque un type d’armement inconnu de l’époque. Le mot « chouaddoun »  se rapporte à une flamme perçante, sans fumée ; il est complété par le terme « min en nar », signifiant « à partir du feu ». Sadok Mazigh et Blachère pensent que la description s’applique à des « jets de feu ». Savary opte pour des « trais de feu sans fumée » et Kasimirski « des dards de feu sans fumée ». Dans tous les cas l’existence d’un rayon incandescent est attestée ; qu’il soit qualifié de trait, de jet ou de dard, ne fait que renforcer l’hypothèse de l’usage, pour le moins inattendu de ce type d’armement,  absolument inconnu  à l’époque. Savary et Kasimirski apportent des précisions supplémentaires. Non seulement le rayon de feu est bien mentionné par le Coran, mais de plus ce feu ne dégage pas de fumée ; il est pur. Il est utilisé pour détruire les véhicules spatiaux, dans leur fuité désespérée dans le cosmos.
A l’époque, bien entendu,  personne n’avait la moindre idée relativement à ce type d’armement. Or, au vingtième siècle, de nouvelles armes sont apparues et,  même si leur mise au point est encore laborieuse, il n’empêche qu’elles existent, et que leurs performances ne pourront aller qu’en s’améliorant.  L’une d’elles est le laser (Light Amplification by simulated Emission of Radiation) ou amplification de la lumière par émission stimulée de radiations. Cette technique a été mise au point aux USA, en 1960. Elle possède la particularité d’émettre un rayon de lumière extrêmement fin et intense, d’un très haut niveau de concentration  d’énergie. Le rayon laser est déclenché par une impulsion lumineuse qui incite les atomes à émettre des ondes électromagnétiques, dont le flot d’énergie est considérablement amplifié grâce à un passage répété entre deux miroirs.
Dirigé sur un engin, un faisceau laser de grande puissance peut atteindre plusieurs milliers de degrés et faire fondre le métal, en moins d’une seconde, désintégrant la cible, dans une gerbe d’éclats. Le laser est un rayon (faisceau ou jet) issu d’un feu (impulsion lumineuse) qui transporte une flamme (énergie) ; il est exempt de fumée et se déplace à la vitesse de la lumière. Tant de similitudes ne sont pas l’effet du hasard, autrement d’autres sources auraient pu en faire la description, et le sujet serait tombé dans la banalité. Cela n’a jamais été le cas, puisqu’il s’agit d’une réalité évidente, dont seul le Coran Sacré, était en mesure d’évoquer la spécificité, étant donné qu’il ne s’inspire d’aucune source. Le Coran complète ce tableau par l’exposition d’autres types d’armement. Il mentionne aussi l’usage de projectiles incandescents, en fer ou en cuivre, technique qui était impossible  à imaginer, en ces temps reculés. Le Saint Coran traduit officiellement par le complexe du roi Fahd,  en Arabie Saoudite, mentionne spécifiquement l’usage du cuivre fondu. Or, seules les armes modernes sont en mesure de provoquer des températures aussi élevées, grâce d’abord à l’explosion initiale, mais aussi à la vitesse  de propagation et à la puissance du choc.  Il est exclu que de telles précisions puissent émaner aussi simplement de l’esprit de n’importe quel homme, fut-il aussi remarquable que le Prophète Mohammed, que la Salut et la Bénédiction d’Allah, soient sur lui.

DES CORDES POUR MONTER AU CIEL
Voici un sujet qui est resté mystérieux bien longtemps pour certains exégètes. Puis, lorsque les orientalistes ont essayé de l'expliquer à leur tour et à leur manière, ils n'ont réussi qu'à créer un surcroît de confusion en lui donnant un sens pour le moins douteux. Le Coran affirme ceci : « (Les incrédules) disposent-ils du Royaume des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux ? (S’ils croient l'avoir), qu'ils y montent  avec des cordes. » (Coran 38.10)
Le défi est apparemment bien étrange. Il est lancé aux Mecquois incrédules qui combattaient la nouvelle religion et son Prophète. Comment peut-on s'élever dans le ciel par l'intermédiaire de cordes ? D'ailleurs les habitants idolâtres de La Mecque ne disposaient pas du Royaume des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux pour relever le défi. Ils étaient démunis de pouvoir et dépourvus de puissance. La suite du verset est révélatrice de leur incapacité manifeste : « C'est une bande de factieux, reconnaît le Coran, ils seront défaits ici même (à La Mecque). » (Coran 38.11). Comme de juste, quelques années plus tard, à l'emplacement prévu, à La Mecque, tous les polythéistes et autres adversaires acharnés de l’Islam, furent réduits à l'impuissance.
La deuxième citation s'inscrit dans un autre contexte, puisqu’elle est ainsi conçue : « Que celui qui s'imagine que Dieu Ne le secourra pas (il s'agit du Prophète) dans cette vie  et dans l'autre, qu'il allonge une corde vers le ciel et qu'il franchisse (l'espace). Il verra si son stratagème dissipera ce qui l'irrite. » (Coran 22.15). Le mot « sabab » utilisé désigne une corde solide qui relie le voile de la tente au piquet fiché par terre pour l'ancrer. Le terme « liyaqta’ » signifie dans ce contexte « qu’il franchisse, ou encore qu’il traverse » et non « qu’il couper ou qu’il tranche»  ainsi qu’il a été interprété par la majorité des orientalistes, ce qui a complètement faussé le sens du verset. La référence à la corde a incité ceux-ci à recourir à l'action de couper,  car ils  ne voyaient pas quel autre sort, ils pouvaient lui réserver. En réalité,  il existe une étroite  relation de similitude  et un rapport manifeste, entre le verset 38.10 qui prévoit l'ascension céleste par l'entremise d'une corde et ce verset (22.15) qui incite les idolâtres à franchir l’espace.
En dépit  de ce que le Coran use du singulier, il vise en réalité toute l’humanité,  présente, mais surtout  à venir. La sourate débute en effet par ces paroles : « Ô hommes, craignez votre Seigneur ! Le tremblement de terre de la Dernière Heure sera terrifiant. Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera. Tu verras les gens (comme) ivres, alors qu’ils ne le sont pas. Mais le châtiment d’Allah est terrible.» (Coran 22.1-2). L'exhortation s'adresse indéniablement à tous les hommes des générations futures,  car il  est précisé « Le Jour ou vous verrez le tremblement de terre de la Dernière Heure… »  et cette catastrophe ne pourra être perçue que par les générations postérieures à la révélation.
Ainsi, la référence à l'ascension céleste est destinée aux communautés post-mohammadiennes, c’est-à-dire, pour les temps à venir, puisque la génération du Prophète a été exclue de cette éventualité,  du moment que ses ennemis ont été  mis en déroute et qu’ils n’étaient pas concernés par la catastrophe.  Dès lors, le Coran envisage pour les non-musulmans, la possibilité de parvenir à accéder au ciel grâce à un système utilisant des cordes. Et, quand bien même ce stratagème réussirait, il ne pourrait empêcher Dieu d'accorder Son Appui au Prophète, par extension à l'Islam. En d'autres termes, malgré la puissance technologique acquise alors par les non-musulmans, ceux-ci ne pourront  anéantir l'islam, qui bénéficie de la protection divine.
Bien entendu, face à l’incongruité d’une expédition céleste, qui utiliserait des cordes, plutôt que des fusées ou autres engins balistiques,   les orientalistes n’ont pas hésité longtemps, pour donner  à ce verset leur propre interprétation, tout en considérant qu’il ne convenait pas de franchir les limites de la bienséance en offrant à leurs lecteurs un brouillamini ridicule. Alors, ils y sont allés de leur propre interprétation, qui pensaient-ils, avait l’avantage d’offrir une certaine cohésion  et d’apaiser l’esprit. Si Blachère se maintient à la limite du supportable,  dans ses pérégrinations intellectuelles, sans y voir plus clair pour autant dans sa propre logique qui reste pour le moins amphigourique,   Savary et Kasi-mirski par contre,  déraillent complètement. Ils sont obligés de jongler avec les convenances pour espérer s’en sortir à meilleur compte, mais  en réalité ils ne le font qu’à leur désavantage, versant un peu plus dans le grotesque. Voici par exemple, comment Blachère traduit le verset en question : « Que celui qui pense qu'Allah ne le secourra pas dans la (vie) immédiate et la (vie) Dernière, tende une corde jusqu'au ciel, puis qu'il la tranche, et qu'il considère si son stratagème dissipera ce qui l'irrite. » L'action principale consiste à tendre une corde jusqu'au ciel puis à la couper, et alors on verrait bien ce que l’on verrait ! Même si la curiosité pour connaître l’intérêt pratique de cette action semble légitime,  l'auteur ne livre pas ses secrets, il reste muet, incapable de voir clair dans le casse tête chinois, qu’il a pourtant lui-même élaboré, après d’intenses cogitations !
 La version imaginée par Savary possède une connotation tout aussi tragi-comique, mais il en rajoute encore plusieurs couches. La voici : « Que celui qui pense que le Prophète sera privé du secours divin dans ce monde et dans l'autre, attache une corde au toit de sa maison et s'étrangle. Il verra si son stratagème rendra vain ce qui l'irrite. » Pas moins ! Et dire que c’est sur ce genre de traductions,  que les orientalistes  et les adversaires de l’Islam, fondent leurs opinions, et se prennent pour des experts en sciences islamiques ! Aussi, il n’y a pas de quoi s’étonner que leurs conclusions soient  du même niveau d’excellence que les « sérieuses références », dont ils se sont inspirés.
Il y a lieu de noter plusieurs innovations importantes dans ce verset chez Savary.  Le toit de la maison,  n'est pas mentionné par le Coran et il n'est pas sous-entendu non plus dans le texte.  Il a été inventé pour les besoins d’une cause qui avait besoin de s’appuyer sur des béquilles, car  la réalité avérée ne se prêtait nullement à une telle mascarade. La référence à la strangulation est elle aussi imaginaire. Savary fait s’étrangler des énergumènes,  comme dans une série noire,  avec une facilité déconcertante,  sans  même joindre à sa phrase  un sic, qu’il affectionne si bien, ou un point d’interrogation,  ou d’exclamation, comme s’il s’agissait d’une pratique habituelle,  couramment utilisée dans la vie. En outre,  fatale erreur, le thème central de la sourate,  incarné par l'ascension céleste a été purement et simplement escamoté ;  l’auteur ayant jugé certainement, que le Coran n’avait pas droit au chapitre en ce qui concerne le domaine cosmique. Enfin, il fait pendre la corde de haut en bas. Le contraire,  qui est admis explicitement par le Livre Sacré, lui ayant semblé impossible à réaliser ni même à concevoir.  Comment quelqu’un pourrait-il  tendre une corde vers le ciel, sans qu’elle ne lui retombe  sur le nez ? La preuve que le Coran n’est qu’une suite d’affabulations mensongères, où toute logique est absente !
 Cependant, malgré  sa bonne volonté et ses efforts  méritoires de clarification, pour rendre le Coran accessible à ses lecteurs, Savary se voit allègrement surpasser par un autre spécialiste des questions coraniques et islamiques. Il s’agit du (tristement) célèbre Kasimirski,  connu pour ses traits de génie fulgurants, qui a traduit le verset en question ainsi : « Que celui qui pense que le Prophète sera privé du secours de Dieu dans ce monde et dans l'autre, attache la corde au toit de sa maison, se pende et la coupe, il verra si ses artifices rendent vains ce qui l'irrite. »
Même, si les louables intentions  des orientalistes sont idéalement partagées entre les différents protagonistes, le fait est que l'inspiration personnelle de Kasimirski, plus performante en façade, fait de lui, le champion de la traduction et de l’intuition. Une référence dont ses pairs devaient s’en  inspirer pour arriver, eux aussi à la perfection. Ainsi, chez lui,  l’étranglement disparaît au profit de la pendaison. Compte tenu de l'existence d'une corde, et en fin limier qu’il devait être, cette relation de cause à effet n’a pas dû lui échapper, et cela donne plus d'harmonie à sa version. En effet,  qui pourrait avoir idée de s’étrangler d’une façon ignominieuse, alors qu’il dispose à portée de main, d’une corde solide et à toute épreuve ?  Un impair à ne commettre sous aucun prétexte,  si l’on voulait démontrer ses capacités de discernement.  
Le remarquable exploit du pendu qui malgré sa position  au bout du fil, pour le moins inconfortable, trouve néanmoins la ressource nécessaire, pour couper  la corde au bout de laquelle il balance, ne doit pas être non plus passée sous silence. Après toutes ces péripéties macabres et lugubres, mais en même temps,  cocasses et loufoques, la question se pose : Quelle signification donner à un paragraphe qui a été  charcuté dans tous les sens et présenté comme étant la restitution en langue française, du verset originel en langue arabe ? Quel enseignement faut-il en tirer ?  Le seul à retenir, est que les orientalistes sont de drôles de gigolos qui prennent les gens pour des pigeons et donnent au Texte Sacré un sens qui n’a jamais été le sien. Ensuite, ils jugent l’Islam, le Coran et le Prophète à l’aune de leurs affabulations et de leurs aberrations, aussi ils n’ont aucune peine à se présenter auprès de leurs lecteurs comme les censeurs de la religion musulmane.
Encore si leurs efforts aspirent à la perfection, nul ne trouverait à redire, bien au contraire, mais du fait qu’ils tendent à dévaloriser le Message Sacré et à déprécier son contenu, nul doute que personne, surtout parmi le lectorat musulman, n’est disposé à leur accorder le prix de la distinction.  Bien plus, ils trouveront toujours des gardiens vigilants pour dénoncer  leur incompétence et leur manque de conscience professionnelle. Comme cet exemple ne concerne qu’un seul verset sur les milliers que comporte le Coran Sacré,  cela donne une idée des dégâts subis, par  tout le reste. Afin de parler en connaissance de cause du Coran, et  prétendre le juger, il est indispensable de s’adresser à son origine qu’à ses contrefaçons. Certes nombre d’orientalistes font preuve d’une   indépendance d’esprit et d’une rectitude louables, mais  c’est l’exception qui confirme la règle.
  Le verset en question s'articule autour de l'action de s'élever au ciel par l'intermédiaire d'une corde. Une entreprise  franchement illusoire et rocambolesque pour l’époque. Elle l’est restée durant des générations et des siècles.  Aucun être sensé  n'aurait l’idée de lancer une corde vers le ciel, et encore moins,  d’essayer de franchir l'espace par ce moyen inaccoutumé, pour fuir des dangers de fin de monde ou autres cataclysmes majeurs. La réalisation d'une telle opération aussi impossible qu’illusoire, relève des fantasmes et des hallucinations. La seule conception mentale d’un tel projet, est un défi  au bon sens… Elle le demeurera jusqu'au vingtième siècle ! Durant tout ce temps, les plaisanteries douteuses ne cessaient de venir alimenter, un courant nauséabond, qui tentait d’étouffer le Message Sacré.
 Cependant,  l’ignorance et l’étonnement résidaient surtout dans l’esprit des adversaires de l’Islam, comme le prouve la suite de cet article. En effet, le 25 mai 1945, un auteur américain encore inconnu, Arthur C. Clarke (mort en 2008), publie  un article très controversé, en raison d’abord de sa nouveauté, mais surtout de son incongruité, qui a été repris  par la revue techniques Wireless World, en octobre 1945. Il prétend en effet, qu'un satellite artificiel mis sur une orbite à 36 000 kilomètres de hauteur (42 000 kilomètres du centre de la terre) au-dessus de l'équateur, tournerait en même temps que le globe terrestre Il serait dans une position géostationnaire et paraîtrait comme fixe par rapport à la terre.  Les terriens susceptibles de l’apercevoir, le verrait comme un objet immobile au-dessus de leur tête, jour et nuit, 365 jours par an et l'avenir allait lui donner raison.
En 1963, le premier satellite de communication Syncom 2, fut placé en orbite géostationnaire et effectivement, il se comporta exactement comme l’avait prévu Arthur C. Clarke. Depuis, ce sont des centaines d'autres engins géostationnaires qui ont été lancés et qui sont destinés aux télécommunications, aux télédétections et à de nombreux autres usages, surtout militaires. La conquête de l'espace ne se limite pas seulement à cet aspect. Depuis le 4 Octobre 1957, date de lancement de Spoutnik 1, beaucoup de progrès ont été réalisés, tant dans la taille des porteurs que dans la miniaturisation des instruments embarqués à bord.  L'envoi des sondes à destination des autres planètes du système solaire a permis également de mieux découvrir l’environnement cosmique.
Bien qu’elles bénéficient toujours de la dernière technologie, les  fusées sont quand même limitées dans leurs performances. La charge utile transportée ne peut guère dépasser 3 à 5 pour cent de la masse totale de l’engin, car le carburant  représente 85 à 90 pour cent et le corps de l'engin quelque 10 pour cent. En effet, pour vaincre l'attraction terrestre,  et s’arracher à l’atmosphère, la fusée doit acquérir une vitesse de 11 200 mètres à la seconde entraînant une consommation énorme de carburant. A titre d'exemple, la fusée Saturne V,  dotée d’une puissance de 175 millions de chevaux, consomme 14 000 litres de carburant par seconde,  pendant les 150 premières secondes. Les problèmes de consommation sont aggravés par l’impératif de sécurité, qui reste aléatoire, vu le nombre d’accidents, aussi bien en vol, que durant les essais.
Ces contraintes amenèrent les responsables des programmes astronautiques à envisager d'autres solutions plus fiables, plus sûres et plus rentables. Les spécialistes ont, tour à tour, lancé des études sur les systèmes de propulsion nucléaire, par laser, etc. Parallèlement, ils se sont appliqués à développer de nouveaux modes de transport originaux et inédits. C’est ainsi, qu’a été conçu, un projet d’ascenseur cosmique.  En fait, ce projet n’était pas tout-à-fait nouveau. En effet, le concept d'ascenseur spatial a été inventé par le pionnier russe de l'astronautique Constantin Tsiolkovski en 1895. Il avait imaginé une tour de 36 000 km de haut, qui permettrait d'amener par un ascenseur des charges en orbites. L’idée fut reprise  dans les années 1950, cependant elle s'est heurtée à de nombreuses contraintes technologiques, et en premier lieu à l'inexistence d'un matériau à la fois suffisamment léger et résistant pour subir sans dommage, la tension engendrée par le propre poids de l’ensemble.
Le projet de cet ascenseur spatial a été relancé par Iouri Artsoutanov  et d’autres  savants soviétiques en 1960, puis repris ensuite par la Nasa américaine. En 1977,  Arthur C. Clarke, devenu depuis l'un des grands romanciers de science fiction, a développé cette idée lacs son livre : « Les fontaines du Paradis » (Version en anglais : « Orbital Tower »). L'auteur juge que le projet est techniquement valable et tout à fait réalisable. Comment se présente cet ascenseur spatial ? Le corps de l'ouvrage est  justement  constitué d’une corde de fibres synthétiques hyper résistantes, dont le diamètre aurait 10 à 20 mètres. Le câble serait tendu entre la terre et relié à une  base cosmique située à 72 000 kilomètres d'altitude au-dessus de l’équateur. Cette hauteur est nécessaire pour accrocher la corde. La terre exerce en effet,  une attraction d'autant plus forte qu'on se rapproche d'elle, mais  l'inverse est aussi vrai. Plus on s'élève dans le ciel et moins la force de gravité se fait sentir. A une altitude de 36 000 kilomètres (35 793 kilomètres exactement) de la surface, l'attraction est contrebalancée par la force centrifuge qui tend à entraîner tout corps en rotation autour de la terre vers l'extérieur, les espaces cosmiques. C'est cette zone que choisissent les lanceurs de satellites géostationnaires. Cependant, le câble ne peut être relié aux satellites car le point d'équilibre serait rompu par le poids de la corde et toute l'installation s'effondrerait sur le sol.
La solution serait de hisser encore plus haut le point d ancrage et d'utiliser une station plus importante. La force centrifuge en sera augmentée, et la corde sera tendue par l'action des deux forces contraires qui s'exerceront sur elle. En bas, l'attraction terrestre tire le câble vers le sol, à l'autre extrémité, la force centrifuge le tend vers l'extérieur.  Il sera alors possible de relier une base terrestre à une base spatiale. Arthur C. Clarke a déjà prévu un site possible pour ancrer son câble, dans le sous-sol ; il se trouve au Sri Lanka, à moins de 200 kilomètres à l'est de Colombo, au sommet d’une montagne connue sous le nom de Adam's Peak (Pic d'Adam), sur lequel est érigé un temple bouddhiste... qui s'oppose au projet,  pour ne pas violer la sérénité  et la sacralité des lieux. De fait, la coutume locale veut qu’Adam atterrit à cet endroit,  et la trace de son pied serait toujours visible. Quoi qu’il en soit, le  projet n'est pas prêt de voir le jour pour autant, même si les religieux lèvent leur interdit.
Tout cet ensemble tournera en même temps que la terre et sera immobile par rapport au point d'ancrage. Il reste à compléter l’installation par des ascenseurs qui feront la navette entre la terre et  la base spatiale, assemblée hors de l'attraction terrestre. Un tel ensemble  permettrait d’acheminer avec moins de  risques et  de dépense d'énergie, les cosmonautes et les équipements vers la station spatiale, à partir de laquelle pourront être organisées des missions d'exploration plus lointaines. Si, durant longtemps, l'idée paraissait utopique, puisqu'il n'existait pas de matériau suffisamment résistant, aujourd’hui l'apparition des nanotubes en carbone, issues de la nanotechnologie, et utilisant notamment les fullerènes, lui a redonné un crédit certain.  Ainsi l'Agence spatiale européenne (ESA), de même que  la NASA, mais aussi Google, s'intéressent désormais sérieusement à ce projet et lancent des études de maturation pour juger de la viabilité du projet.
Brad Edwards, de la fondation californienne Eureka Scientific décrit en détail une méthode possible de construction d'un tel ascenseur : Tout d'abord, un engin spatial est placé en orbite géostationnaire, de manière conventionnelle. Puis celui-ci envoie vers la Terre un mince ruban (1 micromètre d'épaisseur) présentant des caractéristiques mécaniques ad hoc (résistance et légèreté), d’une longueur de 72 000 kilomètres. Une fois le premier câble amarré au sol, il servira comme un guide pour mettre en place d'autres filins destinés à constituer le câble définitif. L'ascenseur spatial prendrait la forme d'un long câble sur lequel circuleraient des navettes, entre la terre et l’espace cosmique.
         L'intérêt potentiel d'un tel système réside dans son faible coût de fonctionnement. Dans certains concepts, l'énergie de freinage d'une cabine descendante peut même être récupérée pour propulser une cabine montante. Son inconvénient principal est sa vulnérabilité aux météorites, aux débris spatiaux, aux engins aériens ou même aux catastrophes naturelles. Mais dans tous les cas, sa dangerosité  serait infiniment moindre que les engins balistiques conventionnels, avec un coût de fonctionnement sans commune mesure.  Des calculs ont été effectués, et ont démontré que le câble de nanotubes en question devrait mesurer environ un mètre de large, être aussi mince qu'une feuille de papier, et être apte à supporter une pression d'environ 63 GPa, c'est-à-dire une pression équivalente à celle opposant 100 000 personnes de chaque côté.
Initialement au stade de fantasme, puis de science fiction, les récentes études sur les nanotubes ainsi que l'étude de faisabilité de la NASA rendent de plus en plus crédible la réalisation à terme d'un tel système. En effet, les processus de fabrication de nanotubes en grande quantité commencent à voir le jour, et la résistance des matériaux constitués de nanotubes devient de plus en plus grande.
Ce projet  a été décrit et commenté depuis, par de nombreuses revues scientifiques les plus renommées dans le monde et a rencontré un écho favorable. Que le Coran en parle alors que l’idée-même d’une telle nouveauté n’avait pas encore effleuré l’esprit des savants ne peut  guère étonner ceux qui sont convaincus de l’authenticité du Message Sacré. Le Livre Sacré évoque d’une façon extraordinairement concise,  l’éventuelle mise en place d’un système d’exploration spatiale, qui ne sera découvert que quatorze siècles plus tard, et dont la réalisation demandera  des décennies, avant d’être effective.  Pour cette raison, quand le Coran engage les incrédules à lancer une corde vers le ciel et à traverser les espaces célestes de cette façon, l’hilarité était de règle chez les orientalistes et les adversaires de l’Islam. Il est vrai qu’ils prenaient prétexte du moindre argument pour s’éclater, tant ils étaient conditionnés par des croyances puisées aux limbes  de l’inconscience. Par obligation, mais aussi par réserve,  les orientalistes étaient tenus de rapporter le verset en question, même dans sa prétendue stupidité. Mais, jugeant qu’il ne déclencherait d’autres réactions, que de l’incompréhension , auprès de leurs lecteurs, ils se sont permis d’introduire plus de réalisme, selon leurs penchants et leurs goûts.  
La corde qui selon le Texte Sacré  devait être tendue vers le ciel, effectue  grâce à leurs soins attentionnés, une rotation sur elle-même, et pend désormais lamentablement de haut en bas ; le contraire étant  jugé comme contraires aux convenances et aux lois de la gravité ! Et, du seul fait de sa  présence,  les auteurs se sont mis en devoir d’imaginer des scénarios abracadabrants, qui n’ont jamais été envisagés, ni mêmes suggérées par le Coran Sacré. C’est ainsi que d’étranges comportements, comme les strangulations et les pendaisons ont commencé à fleurir, imaginés dans toute leur horreur par des orientalistes en mal de sensation.  D’autres éléments d’un décor fantasmagorique et lugubre ont  plantés, pour compléter un décor macabre, alors que la scène était censée être  aussi limpide qu’une eau de roche.
Quoi qu’il en soit, les incrédules  qui auraient recours à de tels moyens - traverser les espaces célestes à l’aide d’une corde pour s’enfuir- le Coran évoque cette possibilité au conditionnel - ne seront pas en mesure d'affaiblir  ou de porter atteinte à l’Islam,  car la Volonté de Dieu, le Seigneur et le Créateur de l’univers, s'y opposera fermement. Les deux superpuissances USA et URSS,  (ou ce qu'il était convenu d'appeler ainsi par les médias, à l’époque),  se sont intéressées de près à cette corde grâce à laquelle les hommes pourront traverser l’espace. Qu’une telle  réalisation soit effective ou non, laisse intacte la valeur des prédictions coraniques.  Seule compte en définitive, la description d'un système absolument inconnu à l'époque, qui forcément devait attirer les sarcasmes, de ceux qui étaient doués plus que de raison, et qui tenaient à le démontrer. En fin de compte,  les véritables savants ont fini par admettre la faisabilité d’un tel projet, dans toute son originalité,  treize siècles plus tard,   confirmant ainsi malgré eux, que le Message Sacré, ne saurait émaner que d’un Etre infiniment supérieur à tout ce que l’être humain pourrait imaginer.


LA DERIVE DES CONTINENTS
L'idée de la mobilité des continents est très récente. Elle a été exposée pour la première fois en Décembre 1912, par Alfred Wegener (1880-1930), géophysicien et météorologiste allemand. Ce fut alors un pavé jeté dans la mare de la genèse planétaire, car les spécialistes de la question pensaient exactement le contraire.  En réalité, il serait plus correct de dire, qu’ils ne pensaient rien, puisque le problème de la fixité ou de l’immobilisme des continents ne s’était jamais posé auparavant. Il n'existait pas de théorie particulière dans ce domaine. Le « fixisme » ne  naquit que par réaction contre le « mobilisme » incarné par Wegener.

Avant lui, il y eut certes, quelques ébauches pour tenter d'expliquer l'apparente complémentarité des côtes océaniques, mais sans arriver à aucune conclusion satisfaisante. Déjà, en 1620, le philosophe anglais, Francis Bacon avait remarqué que les côtes de l'Afrique occidentale et celles de l'Amérique du Sud pouvaient s'emboîter pour former un continent unique. De même,  deux siècles plus tard, en 1858, l'Italien Antonio Pellegrini, émit l'hypothèse que les deux continents ne constituaient qu'un tout à l'origine. Son entreprise ne fut guère couronnée de succès et il fut raillé, comme en pareil cas où la nouveauté paraissait trop surprenante aux gens,  pour ses idées déplacées. En 1910, F. Taylor étaya un peu plus ce point de vue qui dès lors, commençait peu à peu à intéresser l'opinion publique. Cependant, lorsqu'on 1912, Wegener dévoila son projet, il fut vertement rabroué par les spécialistes, car le morceau était trop gros à avaler. Mais, l’intéressé  persista dans son raisonnement. Il développa le sujet dans un ouvrage intitulé « Die Entstehung der Kontinente und Ozeane » (L'origine des continents et des océans), publié en 1915. Selon cette théorie, les continents reposeraient sur une sorte de radeau formé de roches granitiques légères, alors que le fond océanique était composé de basalte, plus lourd.

Désormais éparpillés, les continents constituaient à l’origine, un bloc unique la Pangée (du Grec Pan = tout et gé = terre), entouré  d’un  océan mondial, le Panthalass (du mot thalass = mer). Sous l'influence de la rotation de la terre, il y a 225 millions d'années, la Pangée se serait fragmentée selon les lignes de moindre résistance pour donner naissance aux continents actuels, qui n’ont cessé depuis, de se déplacer et de se modifier. A l'appui de sa théorie, Wegener démontra que la flore et la faune fossiles de l'Afrique Centrale et du Brésil, étaient analogues pour la période géologique correspondant au Carbonifère et au Permien, il y a 200 et 300 millions d'années.

Au début, la Pangée se fragmenta en deux sous-ensembles appelés, la Laurasia et le Gondwana, entourés par l'Océan Thétis. La Laurasia engendra l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie, tandis que le Gondwana donna naissance à l'Antarctique, l'Afrique, l'Arabie, l'Amérique du Sud, l'Australie et l'Inde. La théorie de la dérive des continents s'est vue confortée par l'observation de certains faits qui plaident en sa faveur. Notamment, la présence d’une espèce  d'escargot, connue sous le nom d’Hélix pomerta se trouvait simultanément en Europe occidentale et « en face », dans la partie orientale de l'Amérique du Nord. Idem pour les vers Lumbicida. Ces bestioles ne pouvant traverser l'Atlantique par leurs propres moyens, leur présence de deux côtés de l'océan devait résulter de la séparation de l'ancien continent.

Les mêmes observations furent réalisées pour les baobabs, ces grands arbres des régions tropicales, présents tant en  Afrique et à Madagascar, que de l'autre côté de l'Océan Indien, en Australie. Sans compter la découverte de pollen fossile, du Carbonifère et du Permien, aussi bien au Brésil qu'au Gabon. Toutes ces observations  incitèrent les chercheurs à conclure que ces pays situés de part et d’autre des océans, étaient soudés à l'époque. Toutes  ces démonstrations ont permis aux géophysiciens de prendre en considération les idées de Wegener et d'adopter le phénomène de la dérive  des continents, depuis la fin de l'ère primaire. Voici leurs conclusions, qui sans être prises pour argent comptant, laissent augurer des grandes tendances à venir :

- Au Paléozoïque (- 200 millions d'années) les continents formaient un bloc unique la Pangée, entourée d'un océan mondial le Panthalass.

- A la fin du Trias (- 180 millions d'années), la Pangée se divise en deux continents, la Laurasia et le Gondwana.

- Au Jurassique (- 145 millions d'années), la séparation de l'Amérique du Nord et de l'Afrique, forme l'Océan Atlantique Nord. L'Amérique du Sud est toujours soudée à l'Afrique.
 
- Au Crétacé (- 120 millions d'années), l'Amérique du Sud se sépare de l'Afrique. La dislocation donne naissance à l'Atlantique Sud.

- Au Tertiaire (- 70 millions d'années), le sous-continent indien dérive et s'accole au bloc asiatique, formant la chaîne de l'Himalaya. La séparation de l'Australie et de l'Antarctique est devenue effective. Les deux Amériques se lient entre elles. Et la mer Méditerranée se forme.

La dérive des continents se poursuit jusqu'à présent à une vitesse variable de 1 à 10 et même 20 centimètres par an en certains endroits particulièrement actifs du globe terrestre. Comment se déroule-t-elle ? Les continents et les océans reposent sur des sortes de radeaux, dénommés plaques lithosphériques, ou plaques tectoniques, qui flottent sur le manteau de densité plus forte. Il existe une vingtaine de plaques, dont les plus importantes au nombre de huit sont : les plaques africaine, eurasiatique, antarctique, nord-américaine, sud-américaine, du pacifique, australienne et la plaque de Nazca entre la côte occidentale de l'Amérique du Sud et la plaque du Pacifique.

L'ensemble des plaques et des sous-plaques dont elles sont formées,  sont séparées par des frontières ou dorsales. Ces dorsales dites médio-océaniques, constituent un alignement montagneux de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de kilomètres de large, sur environ 80 000 kilomètres de long, qui ceinturent le globe à travers les fonds océaniques. L'axe des dorsales est l'endroit où le magma (constitué de roches en fusion, en provenance du manteau) est injecté dans l'écorce terrestre. Il se refroidit et les laves s'épanchent des deux côtés de l'axe, formant une couche de sédiments qui se déposent au fur et à mesure que les plaques s'éloignent les unes des autres. C'est l'image du tapis roulant ou du tapis mécanique, qui est décrite par ailleurs et qui se trouve opportunément  mentionnée dans le Coran.

Les plaques sont animées de mouvements divers les unes par rapport aux autres. Elles peuvent se rapprocher, s'éloigner ou coulisser entre elles. En étudiant les multiples possibilités de déplacement, les spécialistes sont arrivés à émettre des hypothèses d'évolution des déplacements continentaux. La simulation des mouvements de dérive des plaques sur ordinateur, a permis de présager les grandes lignes du visage de la terre dans cinquante millions d'années ! Avec bien entendu, toutes les réserves d’usage.

Selon les chercheurs soviétiques, à cette époque, le Maghreb sera soudé à l'Europe du Sud-ouest, alors que l'Angleterre et l'Irlande seront pratiquement englouties par les eaux. Le Japon s'éloignera de la côte asiatique. Les Grands lacs africains s'ouvriront et une mer séparera presque entièrement, l'Egypte de l'Ethiopie. La Mer Rouge s'élargira et la mer Méditerranée sera comblée à l'exception de quelques lacs salés. L'Atlantique s'élargira et les côtes africaines et européennes seront à quelque mille kilomètres plus loin des côtes américaines, qu'elles ne le sont actuellement. Le Golfe du Mexique donnera naissance à une mer intérieure qui sera fermée par les Antilles, dont les îles seront soudées les unes aux autres.

Les études de modélisation effectuées par d'autres pays donnent un visage légèrement différent du monde, mais la tendance est toujours à la mobilité des continents. Les simulations réalisées dans les centres de calcul prévoient dans 250 millions d'années, le schéma suivant :

L'Afrique qui avance actuellement vers le continent euro-asiatique, finira par l'emboutir, et cette formidable poussée entraînera la cassure de l'Europe, le long du profil Rhône-Rhin. Les pays boutés, formés par la France, l'Espagne et le Portugal, iront se rattacher au Groenland, alors que l'Afrique continuant sa « montée » vers le Nord, comblera la Méditerranée et la mer Noire, écrasera l'Italie et les Balkans et sera à l'origine d'une chaîne de montagnes qui s'allongera du Danemark à la mer Caspienne. En Asie, l'Inde poursuivra sa poussée vers le nord et finira par provoquer une cassure avec les pays limitrophes. Certains pays d'Afrique orientale, tels que l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et le sud de l'Afrique iront rejoindre le continent asiatique. L'Antarctique remontera vers le nord en libérant ses glaces. Puis, les continents finiront  par se souder  à nouveau. L'Océan Atlantique deviendra une mer intérieure, et le Pacifique reformera l'océan mondial primitif.

Bien entendu, l'histoire de la terre et son devenir ne sont pas à prendre au pied de la lettre. De nombreux aléas entachent les versions des spécialistes. La variété des modèles prouve que les chercheurs ne sont pas parvenus à coordonner leurs travaux et ils ne pourront le faire, puisqu’il s’agit de prévisions à très long terme qui ne peuvent être qu’aléatoires. Le seul point d'accord pour l'instant reste l'existence de la théorie  de la mobilité des continents,  qui semble être acceptée presque partout. Presque, puisque l'année 1987 a vu encore des poches de résistance se manifester afin d'y substituer le modèle « fixiste. » Wegener se heurta au début du 20ème  siècle, à l'incrédulité des gens, car il venait d'abattre un des derniers bastions d'une forteresse forgée de toutes pièces par de certitudes inébranlables. La réaction de défiance résultait d'un sentiment de frustration, où les valeurs les plus sûres, la stabilité de la terre et sa pérennité, étaient remises en cause par les données scientifiques. Ce qui tendait à les déprécier.

A l’opposé des données bibliques, qui sont tenues de se confronter à chaque fois à la réalité scientifique, le plus souvent à leur détriment, les révélations coraniques à caractère scientifique, pourtant infiniment plus nombreuses,  ne connaissent jamais cette crise de conscience puisque la réalité se trouve confirmée par les Textes Sacrés. Chaque nouvelle découverte scientifique, y compris la plus audacieuse, comme l'expansion de l'univers, par exemple ou la mobilité des plaques tectoniques,  vient conforter le contenu des Révélations. Tous les grands phénomènes de la nature ont été esquissés avant même que les savants ne s'évertuent à en comprendre les mécanismes. Ainsi, pour ce qui est de la dérive des continents, le Livre Sacré ne s’oppose nullement  à  l'idée que les reliefs terrestres soient animés d'un mouvement propre, préfigurant ce que les géophysiciens allaient appeler la tectonique des plaques ou autre dénomination appropriée.

          L’allusion au déplacement des continents, se retrouve dans les phénomènes cataclysmiques qui se  produiront à la fin du monde et qui verront le monde pris de soubresauts, de tremblements de terre violents où les montagnes vacilleront avant de s’écrouler. Le Coran dit en effet : « Et tu verras les montagnes que tu croyais immobiles, se mouvoir comme des nuages. Telle est l’œuvre d’Allah qui a façonné toute chose à la perfection... » (Coran 27.88). Dans ce verset, l'immobilisme des  reliefs n'est qu'apparent, puisqu'il résulte d'une observation visuelle, où effectivement, elles paraissent fixes et immobiles.  L'extrême lenteur des mouvements empêche la visualisation du phénomène, qui néanmoins existe réellement. Ainsi, les continents paraissent figés, alors qu’il ne s’agit que l’expression d’une opinion qui repose sur les apparences de l’immobilisme, mais dans la réalité, les continents ne sont pas fixes. D'ailleurs, la théorie de Wegener ne découle pas de l'observation d'un mouvement quelconque, étant donné que le géophysicien  n’a jamais rien vu, ni détecté quoi que ce soit en ce sens. Elle  repose seulement sur des méthodes déductives, basées sur la complémentarité des côtes, la présence d'animaux identiques de part et d'autre de l'océan, etc.

Bien plus tard, c'est en découvrant la remontée du magma dans les dorsales et son épanchement des deux côtés de l'axe, que les missions océaniques ont pu véritablement authentifier l'existence de la dérive des continents, en mesurant même leur vitesse de déplacement. Cette réalité permet au Coran d'évoquer « les montagnes qui paraissent immobiles  (alors qu'elles ne le sont pas !). » Leur mouvement imperceptible, ne s'impose à aucun observateur, pour cette raison, la théorie de Wegener fut rejetée, par les scientifiques, qui effectivement ne détectaient aucun déplacement. Et ce, sans ajouter qu’un homme ayant vécu au 7ème siècle de l’ère chrétienne, à l’image du Prophète Mohammed, que le Salut et la Bénédiction d’Allah, soient sur lui, ne pouvait connaître l’existence d’un tel mouvement.

Le Coran relie l’observation de ce phénomène de déplacement des montagnes,  aux violents séismes qui se produiront à la fin du monde. La terre sera prise de  soubresauts violents  qui dévasteront le paysage,  un volcanisme intense crachera les entrailles incandescentes du manteau, de gigantesques raz de marée déferleront sur les reliefs... Tous ces phénomènes décrits par  ailleurs dans le Livre Sacré, seront la conséquence de l'augmentation du déversement magmatique, qui à son tour influera sur la vitesse de déplacement des plaques lithosphériques, multipliant le nombre de collisions catastrophiques et occasionnant des tremblements de terre majeurs aux proportions désastreuses.

Les spécialistes en géologie et les prévisionnistes savent parfaitement que toutes les grandes catastrophes naturelles (hormis celles qui sont dues aux conditions atmosphériques ou d’origine cosmique) sont directement liées à la dérive des continents et se produisent le long des bordures des plaques lithosphériques qui maillent le globe. Une accélération de la vitesse de mouvement entraîne infailliblement un accroissement du nombre de cataclysmes (sous forme de séismes, de volcanisme éruptif, de  raz de marée, d’inondations, de tsunamis, etc.), et en relation directement proportionnelle, une augmentation de la fréquence et de la violence des catastrophes qui en résulteront. A travers ces descriptions, le  Coran admet parfaitement l'existence des dérives continentales et précise en outre, que les mouvements en question s’effectuent si  lentement, qu’ils occultent leur observation. Cependant, à la fin des temps, les formidables contraintes  exerceront une pression telle que l'agitation ira en s'accélérant  et le processus catastrophique  deviendra alors visible. Le rapport entre la vitesse de dérive des continents est directement lié à la violence des phénomènes tectoniques. Le Coran a pleinement démontré cette relation, en admettant implicitement que l'immobilisme tout comme le fixisme sont des notions vides de sens et étrangères aux lois qui gouvernent l’univers au même titre que l’immortalité et l'éternité.

Le mouvement, l'évolution,  l’harmonie et la finitude, sont les fondements de l’organisation du vivant, mais aussi du règne minéral. L’ensemble de la création  est soumise  aux grandes lois universelles, et rien ni personne, pas même une particule élémentaire, enfouie au fin fond du cosmos ne saurait échapper  à leur emprise. C’est une vérité qui ne peut être occultée et qui est promue avec  constance et détermination par le Coran Sacré. Car de lui, découle la Vérité Suprême.

L'ECORCE TERRESTRE
Pendant très longtemps, l'intérieur du globe a constitué un mystère. Les anciens y situèrent tantôt l'enfer et ses ténèbres, tantôt le gouffre béant, repaire des démons et des génies malfaisants. Jusqu'à la fin du 19ème  siècle,  la conception du "feu central", imaginée par le physicien français Laplace était toujours en vigueur. La fournaise occupait le centre de la terre, dont le trop-plein s'exhalait à travers les éruptions volcaniques. A l'opposé, une autre variante, reposant sur l'idée de la terre creuse, connut une grande vogue au siècle dernier. De plus diverses croyances  prétendaient que l'intérieur du globe était occupé par un autre univers, avec ses planètes et ses étoiles. (« La Terre et ses secrets », Georgette Barthélémy) L'évolution des idées dans ce domaine, fut fort lente, et c'est seulement au 20ème   siècle que les géophysiciens, grâce à l'utilisation de nouveaux procédés, réussirent à se représenter la structure interne du globe.
 Le globe terrestre est formé de couches concentriques de densités croissantes, à mesure que l'on se rapproche du centre. La couche extérieure, appelée écorce (ou croûte) terrestre est la partie vivable de la planète. De densité moyenne (2,8), elle supporte tant les océans (croûte océanique), que les continents (croûte continentale). Son épaisseur est de 5 à 10 kilomètres en moyenne pour la partie océanique, et de 50 à 70 kilomètres ou plus, pour la croûte continentale. En dépit de son étendue qui recouvre la totalité du  globe, sa masse constitue moins d’un pour cent du total. Mais son utilité est considérable. C'est l’écorce terrestre qui est en contact direct avec l'air et participe activement au processus de circulation atmosphérique. C'est  elle qui supporte et produit toutes les formes de vie et isole du manteau,  la deuxième couche interne, dont la température est suffisante pour faire fondre les roches.
Le manteau constitue 83 pour cent du volume du globe et possède une épaisseur de 2 900 kilomètres. Sa densité moyenne serait de 4,6 à 4,7. Il est animé de courants de convection qui déplacent lentement le matériau dense, solide et ductile qui le compose, créant des mouvements de matière et provoquant le glissement des  plaques lithosphériques à la surface. Le manteau entoure le noyau, lequel occupe le centre de la terre. Il comporte deux parties : le noyau externe et le noyau interne. Les spécialistes sont d'accord pour estimer que le fer serait, sinon l'unique, du moins le plus important constituant du noyau. L'unanimité ne s'est pas faite quant aux autres éléments qui seraient associés au fer, sauf en ce qui concerne le nickel. La température interne du noyau est estimée à 4 000/5 000 degrés centigrades et sa densité est estimée à 10,6 alors que son  rayon est de 3 500 kilomètres environ.
Telle est la structure interne de la terre,  qui a été grandement simplifiée, pour les besoins de cet article. Les trois couches qui sont l'écorce terrestre, le manteau et le noyau sont en réalité d'une grande complexité, mais ce problème ne peut être développé ici. Par ailleurs, les différentes entités sont séparées entre elles par des frontières que les spécialistes désignent sous le nom de discontinuités. La plus importante et la mieux connue est la discontinuité de Mohorovicic ou Moho (du nom du géologue yougoslave, qui en fit la découverte en 1909) et qui sépare l'écorce terrestre du manteau. Il existe également d'autres discontinuités dont il ne sera pas fait cas, en raison du peu d'intérêt que cela représente.
L'écorce terrestre est donc la mince couche qui recouvre la totalité du globe. Elle supporte aussi bien les continents, les océans que les banquises. Elle permet de protéger toutes les formes de vie et de les isoler de la chaleur infernale qui se dégage du manteau et du noyau. Elle possède un rôle de support physique, puisqu'elle stabilise le sol par dessus la viscosité du manteau en formant une croûte solide. Ignorant le peu qu'il convenait de savoir pour traiter des problèmes de géophysique, les orientalistes ont déformé à leurs dépens les passages du Coran correspondants.
C’est ainsi que le verset suivant qui implique la mise en œuvre de l’écorce terrestre : « Il (Dieu) a déployé pour vous la terre (comme un tapis). » (Coran 71.19), a été ainsi traduite par Kasimirski : « Il vous a donné la terre pour tapis. » L'action de déployer n'est pas mentionnée. Or, sans elle, le Texte perd toute signification. Que signifie l’expression : « Il vous a donné la terre pour tapis ? » Juste une forme descriptive où l’action est absente. Une sorte de cliché d’une situation donnée ou tout est figé. Alors que le mot utilisé par le Coran, « biçaten »,   qui dérive du verbe « baçâta », signifie : déployer, étendre, étaler, etc. II vient du mot « biçât » (tapis). La relation entre les deux définitions est évidente. C'est celle qui a été utilisée : « La terre a été déployée comme un tapis. » En escamotant ce verbe, la phrase perd toute signification. Ce qui détonne, dans un Coran si riche de sa profusion grammaticale. Pourtant la description de l'étalement et du déploiement de l'écorce terrestre est soulignée à plusieurs reprises dans le Texte Sacré, qui n'emploie pas moins de cinq termes différents pour exprimer cette action. Après le verbe « baçâta », figure le terme « medda » dont le sens est étendre, déployer, étirer,... « C'est Lui (Dieu) qui étendit la terre. Il y implanta les montagnes, et fit couler ses eaux... » (Coran 13.3). Un autre verset tout aussi significatif (C’est Dieu qui parle) : « Nous avons étendu (étalé, déployé) la terre et implanté les montagnes, Nous avons fait croître toute chose avec mesure. » (Coran 15.19).
Dans quelques exemples, la terre est comparée à un berceau ou à une couche « mahdan ». Ce mot a une portée significative ; il est la racine du verbe « mahada », équivalent lui aussi à « étendre, aplanir, préparer une couche. » Le berceau ou la couche dont il est question symbolise l'élément protecteur qui sépare et isole le jeune enfant du sol agressif et dangereux, de la même façon que l'écorce terrestre protège  la vie de l'agressivité du manteau magmatique. « C'est Lui qui a fait pour vous de la terre un berceau. ». (Coran 20.53) ou encore « N'avons-Nous pas disposé la terre (telle) une couche ? » (Coran 78.6).
La couche est l'écorce terrestre qui recouvre le manteau. Un autre terme est utilisé pour décrire le phénomène de la création de l'écorce terrestre. Il concerne le verbe « sâtâha » qui a le sens d’aplanir, mais aussi faire une terrasse. L'image de l'écorce terrestre est symbolisée par la terrasse qui constitue la partie supérieure de l'édifice. « N'ont-ils pas vu comment... la terre a été étendue (et conçue comme une terrasse) ? » (Coran 88.20). Nombre de gens ont été  étonnés de voir le Coran comparer le sol à une terrasse,  jusqu’au jour où les découvertes géologiques ont démontré que le globe est structuré en couches concentriques, dont la dernière, l'écorce terrestre, forme justement le dernier étage ou la terrasse du monde. Dès lors, les objecteurs ont dû ravaler leurs sarcasmes, en pensant que décidément, le Coran est un trop gros morceau, pour leurs petites combines.
Enfin, sans prétendre être exhaustif, il convient de souligner la sourate suivante : « Nous avons déployé (ou étalé) la terre, tel un tapis (ou une couche), Nous L'avons parfaitement étendue. » (Coran 51.48). Le verbe employé dans cette citation est « fara¬cha » qui équivaut à « étaler, étendre, déployer (sur le sol) » ; Il dérive du mot « firach », pluriel « fourouch »,  signifiant un tapis, une couche, un matelas qu'on déploie sur le sol pour isoler celui-ci du sujet. On retrouve toujours la même tendance à différencier la terre proprement dite de l'écorce terrestre qui la recouvre et qui joue un rôle protecteur, essentiel dans l’éclosion et le maintien de la vie.
Le Coran emploie cinq termes différents, pour décrire le déploiement et  l'existence d'une écorce terrestre, à une époque où les hommes niaient totalement ce phénomène. Des siècles plus tard, les géophysiciens qui  entreprirent des recherches pétrolières, ont eu recours à des explosions artificielles, dont les ondes étaient enregistrées et analysées par des appareils, conçus à cet effet, en vue de connaître la nature et la disposition des couches géologiques traversées, et d’avoir une image de la structure interne du globe.  En combinant deux méthodes complémentaires, connues dans les milieux de la géophysique, sous le nom de sismique réflexion et sismique réfraction, ils parvinrent à se représenter assez fidèlement la structure interne des roches. Des forages ultra-profonds furent également réalisés. Les Américains creusèrent un puits de près de 10 000 mètres à Bertha Rogers, en Oklahoma, et les Soviétiques, forèrent dans la presqu'île de Kola, entre la mer de Barents et la mer Blanche, une excavation de plus de 12 000 mètres.
Les renseignements recueillis confirmèrent certaines hypothèses déjà avancées, relativement à la présence de couches concentriques, coiffées par une couche terrestre. Tout cela était conforme à la position du Coran, mais le Livre Sacré va encore plus loin, puisqu'il explique la mise en œuvre de l’écorce terrestre. Les termes « étendre-déployer-étaler », successivement utilisés, font référence au déploiement d'un tapis (par analogie au déploiement de l'écorce terrestre) afin de rendre le message perceptible aux anciennes générations. Cependant, les données scientifiques les plus récentes sont venues confirmer ce schéma. Les prélèvements de roches effectués par les chercheurs ont permis d'évaluer l'âge des échantillons les plus anciens à 3,8 milliards d'années suries continents (Groenland, Ukraine, Sibérie), alors que  l’âge de la Terre est estimé à 4, 5 milliards d’années. L’écorce océanique par contre,  a révélé une "jeunesse" étonnante par comparaison. Puisque les méthodes de datation utilisant les isotopes radioactifs ont donné un âge inférieur à 200 millions d'années, soit vingt fois moins que celui de la croûte terrestre. Pourquoi cette différence ?
 Des missions furent alors organisées pour découvrir la clé de l’énigme. Plusieurs navires océanographiques  furent mobilisés, ainsi que des submersibles, afin d'observer, photographier, prélever des échantillons, etc. La plus réputée est connue sous le nom de FAMOUS (French American Océanic Udersea Survey) lancée en 1974 au large des Acores, ainsi que le Programme DSDP (Deep Sea Drilling Project) groupant autour des USA, la RFA, la Grande Bretagne, la France, l'URSS et le japon, avec le concours du désormais célèbre navire de forage « Glomar Challenger ».  Des satellites furent mis à contribution,  à l'image du Seasat lancé par la NASA en 1978 et pourvu d'un radar altimétrique pour dresser la carte des fonds océaniques. Des engins tractés à très grande profondeur comme le Sea Beam, sondeur multifaisceaux pour l'étude de la morphologie des fonds marins, furent également utilisés. Bref, les systèmes de détection les plus perfectionnés, furent mis en œuvre.
Les résultats des explorations menées à grande échelle furent exploités, à partir des années 80, permettant aux spécialistes d'élaborer une nouvelle théorie, traitant aussi bien du problème de la « jeunesse » des fonds marins que du processus de formation de la croûte océanique. Ce sont les résultats de ces recherches qui sont brièvement résumés ci-dessous : Les géophysiciens sont maintenant convaincus, preuves à l’appui,  que le globe terrestre est recouvert en totalité par une croûte ou écorce terrestre, laquelle repose sur le manteau, dont elle est plus ou moins isolée par la discontinuité de Moho. L'écorce est scindée géographiquement en deux parties distinctes. La première est constituée par la croûte continentale qui forme l'assise des continents et des marges continentales et couvre environ 40 pour cent de la surface de la planète. Cette croûte, très ancienne, date parfois de près de 4 milliards d'années ; elle est constamment remaniée par l'activité tectonique, le volcanisme, l'érosion et la sédimentation. La croûte terrestre et le manteau supérieur ou lithosphère forment des plaques rigides, semblables à des radeaux qui flottent sur l'asthénosphère ou couche inférieure. Les frontières entre les plaques sont connues sous le nom de dorsales.
Les dorsales océaniques, longues de 80 000 kilomètres environ incisent le globe de leur entaille. L'axe de la dorsale est l'objet d'une activité intense à l'échelle géologique et c’est là que le magma, en provenance du manteau est injecté dans l'écorce. Le magma surgit lorsque les plaques de la lithosphère s'écartent. Il s'épanche en se refroidissant des deux côtés de l'axe où il s'étale en forme de draperie. Ainsi, s'édifie l'écorce océanique qui va s'étirer, s'étaler et s'étendre à la façon d'un tapis. Puis, au fur et à mesure de son expansion, après quelques dizaines de millions d'années et quelques milliers de kilomètres plus loin, la couche va "plonger" (toujours à la vitesse de quelques centimètres par an) sous une plaque continentale, plus légère, pour retourner à nouveau dans le magma et fondre sous l'effet de la chaleur. Ce phénomène est connu sous le nom de subduction. Il provoque de nombreux bouleversements dans la nature. La croûte est sans cesse renouvelée, expliquant sa relative jeunesse. D'après les calculs des géophysiciens, chaque année, environ trois kilomètres carrés de croûte nouvelle sont formés, et autant sont réinjectés dans le manteau et détruits.
La similitude de l'étalement de la croûte avec le déploiement d'un tapis est si frappante, que les savants du monde entier n'ont pas hésité à désigner ce mouvement sous le terme de tapis roulant ou tapis mécanique. C'est là, le sentiment des spécialistes en géologie et il est correctement fondé. Comment en effet ne pas être étonné par l'impressionnante ressemblance qui lie la description coranique à la réalité du déploiement de la croûte terrestre ? Encore un phénomène édifiant que le Coran a su décrire parfaitement alors que ces mécanismes se déroulaient dans les fonds océaniques, sous des milliers de mètres de profondeur et hors des moyens d'investigation de l'humanité !

L'APLATISSEMENT DES PÔLES
          Il existe peu de sujets dans l'univers, qui ont été traités aussi contradictoirement que celui de la forme du globe terrestre. De très nombreux modèles ont été imaginés, qu'il n'est pas possible de reprendre dans le cadre de cet article. Ainsi pour les Indiens de l'Antiquité,  le monde avait la forme d'une coquille vide, reposant sur le dos de quatre éléphants, lesquels étaient portés par une gigantesque tortue, flottant sur un océan. Les anciens Egyptiens attribuaient à la terre une surface plane et la reliait au ciel rectangulaire par quatre piliers, plantés à chaque coin. Les Grecs, admirent longtemps la figuration du monde sous forme d'une île qu'entourait l'Okéanos. Pour Thales de Milet, l'Okéanos était situé sous la terre, mais qu'y avait-il sous l'Okéanos ?
Tandis que Leucippe et Démocrite assimilaient la terre à un cube, Xénophane lui donnait l'apparence d'une souche hérissée de racines qui la maintenaient au ciel. Cependant, la forme sphérique commençait à prendre corps assez tôt chez les Grecs. Pythagore y voyait le résultat de l'harmonie musicale produite par le son de la lyre, tandis que Platon était influencé par le cercle, figure de base de toute la cosmologie. Aristote, ainsi qu'il le fit pour d'autres domaines, introduisit plus de logique dans son raisonnement. Si la terre était plate, se dit-il, elle serait éclairée simultanément dans toute sa surface. Or, le jour ne se lève pas en même temps à Athènes et sur les autres parties éloignées du monde. Si l'on imaginait la terre arrondie, l'explication devenait par contre plausible. A peine un siècle plus tard, Eratosthène réussit en déterminant l'amplitude de l'arc du méridien entre les villes égyptiennes d'Alexandrie et de Syène (Assouan), à évaluer la circonférence du globe avec une marge d'erreur d’à peine un pour cent.
Mais alors que l’humanité progressait de plus en plus sur le chemin des connaissances, l'enseignement biblique est venu remettre en cause l'héritage scientifique patiemment accumulé au cours des siècles. L'interprétation de la Bible a eu pour conséquence de favoriser à nouveau le modèle de la terre plate. L'une des raisons à cela est que personne ne pouvait imaginer que les hommes puissent marcher la tête en bas, sans tomber dans l'espace inférieur. Les manuscrits médiévaux étaient souvent illustrés de mappemondes fondées sur l'autorité indiscutée de l'Ecriture Sainte. Ces mappemondes étaient réalisées sur un disque rond ou ovale. Elles sont connues sous le nom de « T.O » en raison des initiales d’Orbis Terrarum (Terre) d'une part, et également du fait que la mer Noire, la mer Rouge et la mer Méditerranée, formaient un immense « T » inscrit dans l'Océan circulaire « O ». Elles comportaient trois continents : l’Europe ¬- l'Asie - l'Afrique, attribués à chacun des fils de Noé, Sem, Cham et Japhet qui étaient réputés avoir reconstitué l'humanité à la suite du Déluge Universel.
Pour mettre les cartes en accord avec la Bible, les cartographes implantèrent la ville de Jérusalem exactement au centre du monde, et ils assignèrent au Paradis, l'emplacement actuel de l'Océan Arctique. (Alpha Encyclopédie). Au sixième siècle de l'ère chrétienne, le moine bulgare Cosmas, auteur d'un livre, intitulé : « Contre ceux qui croient et imaginent comme les païens que le ciel est sphérique », présente l'univers sous l'aspect d'un coffre, à l'intérieur duquel se trouvent deux îles entourées d'eau. La première, correspondant à la Terre, la seconde, sensiblement de même étendue, au Paradis. Une innovation importante est introduite dans ce système; pour arriver au Paradis, il devenait indispensable de traverser la mer, alors que la conception du T.O.,  les fidèles pouvaient aller au paradis  à pied ou mieux encore à cheval ! Le tout est coiffé d'une voûte céleste semi-sphérique, au-dessus de laquelle les anges poussent les astres pour les guider à travers leur course.
Ce n'est que plus tard, que le monde reprit sa forme sphérique. Les voyages autour du globe devaient confirmer cette réalité. Les navigateurs qui partaient de l'Est pouvaient revenir par l'Ouest et vice versa. La terre devenant ronde, tout en tournant sur elle-même, elle devait nécessairement comporter un axe autour duquel elle effectuait ses rotations, ainsi que deux pôles situés aux extrémités de son axe.  Apparemment le problème semblait définitivement réglé, mais il ne le fut qu’en apparence.
         Car, au dix-septième siècle, un événement imprévu allait relancer le débat sur la forme de la Terre. Lors d'une expédition géographique, entreprise en 1672, en Guyane, le Français Richet constata que le balancier de son horloge oscillait plus lentement qu'à Paris, avec une différence de 2,5 secondes. Lorsque l'Académie des Sciences de Paris fut saisie de ce problème, elle conclut, hâtivement et faussement, que le responsable de cet état de choses était la chaleur tropicale qui dilatait le bras du balancier et ralentissait son battement. Newton, qui venait de découvrir les lois de l'Attraction Universelle (1687) réfuta ces explications. Selon lui, la chaleur tropicale, trop faible, ne pouvait influencer  à ce point la dilatation du balancier. La cause unique de l'écart résidait dans l'aplatissement des pôles. Si le rayon équatorial est plus grand que le rayon polaire, cela implique que sa distance par rapport au centre de la terre était aussi plus grande. Les forces d'attraction qui s'exercent dans ce cas doivent être moins fortes à l'équateur qu'aux pôles. La variation de gravité expliquait donc les différences constatées dans le battement du balancier. Newton a même calculé l'aplatissement et trouvé un rapport de 1/230. D'autres calculs effectués par la suite permirent d'améliorer l'évaluation initiale. En 1866, Clark porte le rapport à 1/297,1, c'est-à-dire très proche de la réalité, en dépit des techniques rudimentaires mises en œuvre (observations du pendule aux différents points de la terre, appareils de mesure basés sur la chute des corps, etc.)
A partir de l'année 1958, le lancement des satellites artificiels à usage géodésique (Spoutnik et Vanguard), a permis d'affiner avec une très grande précision les mesures de l'aplatissement des pôles. Le recours aux impulsions laser susceptibles de déterminer au mètre, puis plus tard, au millimètre près, la forme de la terre, démontrèrent que le rapport était égal à 1/298, 25, soit trois millièmes en valeur relative. Une différence aussi minime se traduit au niveau du rayon terrestre par un écart de 21,39 kilomètres entre le rayon équatorial qui mesure 6 378,16 kilomètres et le rayon polaire qui est de 6 356,77 kilomètres. Au niveau du diamètre, l'axe équatorial mesure (en chiffres ronds) 12 756 kilomètres et l'axe polaire 12 713 kilomètres, soit une différence de 43 kilomètres environ.
L'aplatissement qui est légèrement moins accentué dans l'hémisphère sud (30 mètres en plus), a fait ressembler la terre à ce que les spécialistes appellent un ellipsoïde de révolution aplati. Ce phénomène résulterait des forces de rotation de la terre autour de son axe, entraînant un "tassement" du globe. Mais cette hypothèse demanderait encore à être confirmée. Voici donc, résumée, l'évolution des idées sur la forme de la terre, depuis l'Antiquité. Du moins, comme elle est perçue par les médias occidentaux.
En dépit de ses mérites justifiés, Newton ne fut pas l'inventeur de la théorie sur l'aplatissement des pôles ! Plus de mille ans avant qu'il n'élabore ses lois sur l'Attraction Universelle, le Coran avait déjà mentionné le phénomène, tel qu'on peut le lire ci-après : (C’est Dieu qui parle) : « (Les infidèles) ne voient-ils pas que Nous réduisons les extrémités de la terre (attrafiha) ? » (Coran 13.41). La même affirmation est renouvelée dans la sourate (21.44).
Le Coran emploie le terme « Naqouçou » qui signifie « Nous écourtons... Nous réduisons, etc. »,  Le mot « attrafiha » est synonyme des « extrémités (de la terre, dans ce cas) ». Les extrémités situées dans l'axe de rotation, désignent les deux pôles, nord et sud, lesquels sont réduits, diminués, aplatis par rapport à la configuration générale du globe terrestre, qui est sphérique. La citation se rapporte sans aucun doute possible à l'aplatissement des pôles, tel qu'il résulte des contraintes exercées par la rotation du globe. Par ailleurs, la forme verbale utilisée, le présent, semble indiquer que les effets de la rotation se poursuivent toujours, ce qui est effectivement le cas.
Ce passage a été interprété diversement par les traducteurs. Selon la majorité d'entre eux, « la réduction de la terre », n'est rien d'autre qu'une allusion aux conquêtes de l'Islam, qui diminuaient la surface de l'Arabie païenne. Ce sentiment est partagé par Blachère – Masson – Montet – Savary et Kasimirski, entre autres. Même Baïdawi souscrit à ce point de vue dans ses commentaires. En vérité, il en est le  précurseur. Néanmoins, El Boukhari, dont les travaux font autorité en la matière, ne souffle mot du problème dans ses traditions. En réalité, la prise de position des commentateurs traditionalistes s'explique par le fait qu'ils ignoraient l'existence de l'aplatissement du globe. Ce qui les a amenés à émettre des hypothèses qui leur semblaient les plus adaptées.
Les orientalistes contemporains ont par contre péché par de graves lacunes. D'abord, pour avoir donné à un texte clair, se rapportant à un phénomène réel, une version qui n’était pas confirmée par les réalités historiques qui constituent la clé de l'énigme. Chronologiquement, en effet, le premier des deux versets cités, est inséré dans la sourate intitulée « Er Rouçoul » (Les Prophètes). (Coran 21.44). Cette sourate a été révélée à la Mecque durant la deuxième période de l'apostolat du Prophète (qui en compte quatre), à une époque où ce dernier était en butte à l'opposition quasi générale de ses concitoyens. En dehors de sa ville natale, Mohammed n'avait réussi à obtenir aucune conversion de fidèles. L'ensemble de l'Arabie lui était hostile et rejetait son message. A La Mecque, il n'était pas en sécurité. Les quelques croyants acquis à la cause de l'Islam ne pouvaient rien pour lui, au point qu’il dut plus tard, émigrer à Médine. Il fut menacé de mort, agressé, humilié, blessé, rejeté par sa propre communauté... Aussi, on voit mal dans ces conditions très pénibles pour le Prophète et dangereuses pour l'Islam, le Coran annoncer triomphalement « que le pays des infidèles était en déconfiture et réduit à ses dernières extrémités. » C'est tout le contraire qui était vrai !
Dans ce contexte, l’interprétation du verset en question ne saurait qui contredire la réalité des faits. Du coup, les motifs qui laissent croire que la Révélation avait un sens littéral et explicite se trouvent consolidés. L'aplatissement des pôles n'est pas d'ailleurs pour le Coran, un sujet tel, qu'il faille le réfuter ou le regarder avec méfiance. Bien d'autres phénomènes de la nature ont fait l'objet de développements circonstanciés similaires. Car, il est dans la nature du Livre Sacré de décrire nombre de merveilles de la Création qui échappent à l'entendement humain. Pour mieux démontrer l'infaillibilité de la Parole de Dieu.

LA PROTECTION DE LA TERRE
Le Coran dit : (c'est Dieu qui parle) : « Nous avons fait du ciel, une voûte protégée, mais ils (les infidèles) se détournent de Nos Signes. » (Coran 21.32). La voûte est appelée « saqfan », qui veut dire aussi « toit », pour symboliser, le toit d'une maison qui protège des agressions extérieures. Un autre passage précise : « Nous avons paré le ciel le plus proche de la terre de luminaires et L'avons pourvu d'une protection. » (Coran 41.42).
Le ciel le plus proche de la terre  désigne la partie du ciel qui englobe le système solaire et dont la base n'est autre que  l’atmosphère qui entoure la planète. Le rôle protecteur du ciel est réaffirmé une seconde fois dans cette sourate. Pour se convaincre (et persuader ses lecteurs) que le Coran n'est qu'une imitation de la Bible, Edouard Montet,  traduit ainsi le verset en question : « Nous avons fait du ciel une voûte solide. » Puis dans ses commentaires, il explique que cette « solidité » est l'étendue « qui sépare les eaux d'en haut de celles d'en bas »,  selon la Genèse  biblique. (Chapitre 1, verset 6-7). L'amalgame vise à introduire le doute dans l'esprit des lecteurs, ignorants de la réalité et à faire du Coran Sacré un sous-produit d’une Bible déjà altérée ! Mais  une telle comparaison n’existe pas.  Car,  si la Bible considère que le ciel est solide, le Coran ne partage pas cette conception. Si la Bible fait séparer les eaux d'en bas des eaux d'en haut, le Livre Sacré des musulmans réfute cette idée qui est incompatible avec la réalité, puisqu’à aucun moment il n’évoque « les eaux d’en bas des eaux d’en haut. »
Il n'y a pas de parallèle à établir entre la position du Coran qui attribue au ciel un rôle protecteur et celle de la Bible qui y voit une voûte solide. La conception d'un ciel matériel  était d'ailleurs répandue  parmi les civilisations anciennes. Les gens d’alors imaginaient le ciel sous forme d'une coupole en métal, percée de trous figurant les étoiles. Parfois, les étoiles pendaient de la voûte à la manière des lampes électriques. L'extérieur était perçu comme la partie insondable de l'univers. Une telle croyance faisait craindre aux Gaulois, qu'une partie du ciel ne leur tombe sur la tête. Une autre croyance tenace, préoccupait les savants depuis l'Antiquité jusqu'au vingtième siècle, celle de l'éther. Il s’agit d’une  relique de la pensée péripatéticienne selon laquelle le ciel était empli d'une matière étrange l'éther, qui présentait des qualités contradictoires,  comme par exemple celles  de transmettre des vibrations lumineuses, impliquant  une densité  supérieure à celle de l'acier, et en même temps, on supposait qu'il était transparent et que la terre et les autres planètes se promenaient au travers sans rencontrer aucune résistance.  Une contradiction qui n’a jamais été résolue.   (« L’espace et le temps aujourd’hui » Par Jacques Roger )
A la suite des expériences de Morley en 1887 et du mémoire d'Einstein de 1905,  la théorie de l’éther fut abandonnée, au profit du vide cosmique. L’univers devint synonyme de vide, la matière étant l'exception. Cette conception venait corroborer la version coranique pour qui,  le ciel est un espace vide, comportant des particules et des astres  (Coran 41.11). Comment ce ciel exercerait-il une action protectrice vis-à-vis des habitants de la terre ? Pour rappel, le Coran désigne par « le ciel le plus proche de la terre », l’espace entourant le globe terrestre, dont la partie la plus active est constituée par l'atmosphère, elle-même coiffée par la magnétosphère. L'atmosphère ne possède pas de limites précises. L'air se raréfie au fur et à mesure que l'on s'élève en altitude. La masse atmosphérique qui représente cinq millions de milliards de tonnes, est concentrée à 50 pour cent dans les cinq premiers kilomètres, et à 99 pour cent dans les trente kilomètres. Toute cette masse exerce sur le sol une pression égale à 10 330 kilos, par mètre carré. L'atmosphère est composée en grande partie d'azote et d'oxygène, à raison de 99 pour cent du volume. Puis viennent l'argon, le gaz carbonique, le néon etc. La teneur en vapeur d'eau est variable, oscillant de 0 à 4 pour cent.
La première protection de l'atmosphère concerne le maintien de la vie sur terre. A la façon d'une maison qui isole et protège ses occupants contre le froid et la chaleur de l'extérieur, l'atmosphère agit au niveau de l'équilibre calorifique de la terre, en gardant la température indispensable au développement de la matière organique. Le rayonnement émis par le soleil ne parvient pas totalement et heureusement au niveau du sol. L'atmosphère absorbe 20 à 25 pour cent, et les nuages réfléchissent 35 à 40 pour cent. Le reste représente un peu plus du tiers des émissions. Malgré tout, et à cause de cela, la température moyenne de la planète varie entre 14 et 15 degrés centigrades, suffisante pour l'éclosion et le développement de la vie. La chaleur est due au rayonnement solaire direct,  mais elle est aussi provoquée par l'échauffement des terres et des océans, qui stockent l'énergie le jour pour la restituer la nuit sous forme de rayonnement infrarouge, qui est piégé par la vapeur d'eau et le gaz carbonique de l'atmosphère. Il en résulte un système régulateur d'énergie qui élimine les trop grands écarts entre le jour et la nuit. En l’absence d’atmosphère, les températures s'élèveraient à 100 degrés centigrades le jour, pour retomber à 150 degrés centigrades au-dessous de zéro, la nuit. Un écart  de 250 degrés centigrades, qui anéantirait, bien évidemment, toute forme de vie.
La deuxième protection est constituée par le bouclier dressé contre l'émission de rayons ultraviolets nocifs. L’énergie totale du rayonnement solaire interceptée par la terre, entourée de son atmosphère, correspond à 180 milliards de mégawatts. Même si elle ne représente que la dix-milliardième  partie émise par le soleil, elle reste colossale. Celle qui parvient aux couches supérieures de l'atmosphère est formée de 9 pour cent de rayons ultraviolets, 42 pour cent de lumière visible et 49 pour cent de rayons infrarouges. Si la lumière visible peut être perçue à l'œil nu, les émissions en ultraviolet et infrarouge ne peuvent être captées que grâce à des instruments spécialement conçus à cet effet. Mais là n'est pas le plus important. Ce qu'il faut retenir, c'est que les rayons ultraviolets dont la longueur d'onde est plus petite que celle de la lumière visible (0,39 à 0,01 micron) détruisent tous les organismes primitifs, ralentissent la photosynthèse des plantes indispensable à l'élaboration de la vie, diminuant par là, le rendement des cultures ainsi que les stocks d'algues et de poissons. Par ailleurs, ils accentuent la prolifération de cancers cutanés, de troubles oculaires etc. En un mot, leurs effets sont néfastes et nocifs, lorsqu'ils bombardent massivement l'organisme.
Or, ces dangereux rayons qui pénètrent dans la haute atmosphère, sont arrêtés entre trente et vingt kilomètres de hauteur, dans la stratosphère, par la couche d'ozone entourant la terre. L'ozone, constitué par l'association de trois atomes, est un proche parent de l'oxygène, qui n'en comporte que deux. Il entre pour une infime partie dans la composition de l'atmosphère, mais son action est irremplaçable. Tout en laissant passer une faible partie des rayons ultraviolets qui, à cette dose, favorisent la pigmentation de la peau et la production de vitamine D contre le rachitisme, il arrête le surplus qui peut être mortel.
La troisième protection du « toit de la terre » est efficace contre la majeure partie des « étoiles filantes. » Ces dernières sont des poussières, des cailloux ou des blocs plus importants, en provenance du ciel,  qui viennent à la rencontre de la terre (ou qui sont absorbées par la planète dans sa course orbitale), en s'allumant par frottement au contact de l’atmosphère.  La terre absorberait quotidiennement environ mille tonnes de poussière cosmique dont une dizaine de tonnes seulement sont constituées par des météorites. Ces objets pénètrent en haute altitude à une vitesse variant entre 40 000 et 300 000 kilomètres à l'heure. Il est clair qu'à une telle vélocité, leur impact sur le sol serait catastrophique. Il n'est qu'à voir la surface grêlée du sol lunaire, parsemé de cratères de toutes dimensions pour déduire que, durant les milliards d'années écoulées, aucune partie de notre satellite, n'a pu être à l'abri de ce bombardement céleste.
Pourtant, sur terre, les choses paraissent sereines malgré le nombre plus élevé de projectiles qui se sont abattus sur le globe. La raison en est, érosion mise à part, que la lune dépourvue d’atmosphère est touchée de plein fouet par les projectiles, alors que tout autour de la planète, la couche atmosphérique constitue un écran protecteur d'une efficacité remarquable. Lorsque les météorites pénètrent dans l'atmosphère, mues par leur vitesse vertigineuse, elles sont portées, par suite de leur frottement, à une température d'environ 2 500 degrés centigrades et s'allument pour former les étoiles filantes. La combustion s'effectue généralement à une altitude de 140 kilomètres ou plus, avant de s'éteindre vers 60/70 kilomètres, quand le projectile a été désintégré et devient sans danger pour la vie. La météorite imposante par sa taille, qui n'arrive pas à se consumer entièrement subit quand même l'effet protecteur de l'écran atmosphérique, qui freine sa vitesse de rencontre avec le sol, en réduisant considérablement ses proportions par la combustion des couches externes. L’atmosphère a toujours été un véritable bouclier contre les projectiles de l'espace qui pleuvent sans cesse sur terre et qui auraient pu anéantir la vie.
La quatrième forme de protection du ciel le plus proche de la terre, se situe à un niveau supérieur, puisqu'il s'agit des effets exercés par la magnétosphère, résultant du champ magnétique terrestre. Longtemps, les spécialistes ont pensé que le champ magnétique qui enveloppe la
terre comme un cocon, à une altitude comprise entre quelques centaines et plusieurs dizaines de milliers de kilomètres, était produit par le noyau terrestre formé de fer et de nickel. Cette hypothèse a été abandonnée, lorsqu'on évalua la température centrale à 4 000 degrés centigrades, alors que l'aimantation du fer disparaît à 700 degrés. Certains chercheurs et géophysiciens à l'image de Runcorn, Bullard et Elsassen, suggérèrent que le magnétisme pouvait être généré par la différence de rotation entre le manteau et le noyau, produisant un effet dynamo.  Actuellement c’est cette hypothèse qui se confirme de plus en plus. Le plus important est de mentionner que ce champ magnétique existe et  qu’il joue un rôle très important dans la protection de la vie. La magnétosphère n’est pas  sphérique, elle est déformée par les particules électriques du vent solaire qui l'attaque à près de deux millions de kilomètres à l'heure, étirant les lignes de force vers l'arrière. Elle constitue un blindage efficace protégeant la terre des dangereux rayonnements énergétiques (rayons x et gamma) qui peuvent altérer les chromosomes, modifier l'héritage génétique, introduire des mutations et des aberrations dans les espèces vivantes et éventuellement, entraîner à la longue, leur disparition.
Tous ces phénomènes confirment  la version coranique, qui attribue au ciel le plus proche de la terre, un rôle protecteur et l'assimile à un toit qui écarte les dangers environnants.  Dans la réalité, effectivement, sa mission est de maintenir un degré calorifique suffisant et régulier du globe, d'absorber les rayons ultraviolets néfastes, de consumer les météorites qui s'approchent, de dévier les dangereux rayonnements mutagènes etc. Et la liste risque d'être longue encore. Tant de facteurs qui, sans cette protection, auraient mis fin à toutes les formes  de vie sur la planète. Encore une fois, le Livre Sacré a décrit de façon parfaitement vérifiable, des réalités physiques que personne ne  saurait démentir

LES STRATES DE LA MER
L'homme a toujours cru qu'un calme plat régnait dans les profondeurs de la mer. Les savants avaient emboîté le pas à ces croyances, en justifiant le fait que les vagues et les marées n'exerçaient leur influence que dans les couches superficielles. Même si de tout temps les grands fonds marins intriguèrent les chercheurs, il n’en demeure pas moins qu’ils restèrent mystérieux, parce qu’ils étaient situés hors des moyens d'investigation les plus ingénieux. En effet, les premiers sondages, imputés à Magellan, n’eurent lieu qu’au 16ème  siècle et ne dépassèrent pas la profondeur de 400 mètres. Puis durant trois siècles, aucun autre sondage profond ne fut entrepris  pour connaître les fonds marins. Cela démontre que l'esprit d'entreprise des chercheurs de l'époque ne brillait pas par ses performances.
Toutefois, bien avant le 19ème siècle, certaines conceptions virent le jour. Elles étaient étranges pour leur temps, aussi, furent-elles rejetées par la communauté scientifique. L'une d'elles pourtant s'avéra être plus tard, tout à fait conforme à la réalité. Elle émanait de Luigi Marsagli, un savant italien, qui soutenait dès 1681, que dans le Détroit du Bosphore, en Turquie,  la mer été sous l’influence de courants qui exerçaient dans des directions opposées. Ainsi, les eaux de surface se déplaçaient dans un sens alors que les eaux profondes circulaient en sens inverse.
La théorie du calme plat des grandes profondeurs venait d'être remise en cause. Selon Marsagli, les eaux superficielles se déversaient de la mer Noire vers la mer Egée, et les courants profonds empruntaient la voie inverse. La découverte du Gulf Stream, puissant courant qui coule du Golfe du Mexique et traverse l'Atlantique pour atteindre les côtes norvégiennes, devait confirmer que la mer n'était pas aussi immobile que le laissait supposer la croyance populaire. Cependant, le Gulf Stream, dont la carte a été réalisée en 1770 sous l'égide de Benjamin Franklin, était un courant de surface. Il faisait gagner du temps aux bateaux qui s'engageaient dans le sens Amérique-Europe, et entravait la circulation opposée.
Sa découverte fut la première d'une longue série, comprenant le courant de Humboldt, le courant de Kuroshio, le courant Est-Australien, pour le Pacifique, ainsi que le courant du Brésil, dans l'Atlantique, le courant de Benguela, le long des côtes occidentales du sud de l'Afrique, etc. Toutefois, l'importance des découvertes ne signifiait pas la remise en cause systématique de l'immobilisme des eaux de fond.
La véritable nouveauté fut certainement introduite par la marine de guerre allemande, durant la seconde guerre mondiale. Afin de suivre le mouvement des bateaux ennemis, et surtout repérer l'entrée des sous-marins en Méditerranée, les forces anglaises avaient installé un système de détection acoustique, dans le détroit de Gibraltar, espérant ainsi suivre le mouvement des flottes allemandes. Mais, malgré les mesures de détection,  les sous-marins allemands continuaient à traverser dans les deux sens le passage surveillé, sans attirer l'attention des garde-côtes. Ils avaient su tirer profit des différences de densité existant en cet endroit. Ils pénétraient en Méditerranée, à faible profondeur, moteurs stoppés, en utilisant les eaux moins denses de l'Atlantique qui circulent en surface dans le sens Atlantique/Méditerranée. Pour ressortir, ils empruntaient, machines toujours arrêtées, les eaux plus denses de la Méditerranée, qui faisaient le trajet contraire, à grande profondeur. Ainsi, ils passaient au nez et à la barbe des Anglais, malgré le système de détection installé.
Depuis, de nombreuses recherches ont permis de balayer les conceptions simplistes, communément admises jusqu'à une date récente concernant la prétendue stagnation des eaux sous-marines. Les spécialistes ont pu détecter que les eaux intermédiaires et profondes de l'Océan mondial sont régies par  les forces thermohalines. Ces forces ont leur origine dans les inégalités de densité produites par les écarts de température et de salinité. « Ces deux facteurs, conditionnent la densité de l’eau de mer; or, lorsque de grandes masses d'eau de densités différentes sont en présence, elles ont tendance à ne pas se mélanger, sauf très partiellement, au niveau de leur zone de contact. Il en résulte que celle dont la densité est la plus élevée tend à passer au-dessous de celle qui est la plus légère, engendrant ainsi un courant. Ces forces thermohalines sont le moteur principal de la circulation des eaux profondes et intermédiaires. » (« Clefs pour l’océanographie »  Par Jean Marre Pérès).
Les mouvements alternés des divers courants marins forment une stratification naturelle de l'eau. « Les courants qui déplacent les masses d'eau superficielles sont relativement peu épais. Sous eux se trouvent d'autres masses d'eau dont certaines sont stationnaires, et dont quelques-unes, appelées contre-courants, coulent dans une direction inverse de celle des « fleuves superficiels. » (Encyclopédie Cousteau). Bien que ce phénomène soit  resté ignoré des spécialistes, il est néanmoins évoqué par le Coran Sacré, qui dépeint... « Les ténèbres d'une mer profonde (au sein de laquelle) coule un flot (lequel est) recouvert par un autre flot, au-dessus duquel se trouvent des nuages. Ce sont des ténèbres amoncelés sur des ténèbres... » (Coran 24.40).
Le Livre Sacré décrit une mer profonde que la lumière du soleil n'arrive pas à percer, et où règne l’obscurité totale. Cette réalité a été amplement démontrée depuis, par les engins de plongée, puisqu’à  partir d'une certaine profondeur, les rayons du soleil ne peuvent plus pénétrer dans l'eau. Au point que les poissons abyssaux vivent dans l'obscurité la plus complète en s'adaptant à leur environnement. Au sein de la mer profonde et obscure, s'étirent des flots. Ils symbolisent un courant actif, du moment que les flots n’existent qu’à travers leurs mouvements. Sans déplacement et sans agitation, ils s'étalent et meurent.
Au-dessus de ce courant, s'étend un autre courant. Il ne se confond pas avec le premier situé plus près du fond, sans quoi il n'y aurait plus qu'un seul courant. Chaque écoulement possède son individualité propre. Les couches superposées laissent penser que les densités sont différentes et par conséquent leur salinité aussi. Elles ne peuvent se mélanger, ainsi qu’il a été démontré plus haut. Le courant inférieur possède une plus forte densité que celui qui est au-dessus, ce qui engendre un mouvement dynamique qui sera le prélude à une circulation thermohaline, créée par ces différences de température et de salinité.
La description coranique est suffisamment éloquente et reflète le phénomène tel qu’il existe. Surmontant les flots des nuages s'étendent dans le ciel, pour décrire l'atmosphère, avec ses formations nuageuses, à l'instar d'une coupe graphique qui éclaterait une image en ses multiples éléments. La stratification des courants marins est présentée comme un amoncellement de ténèbres entassées sur des ténèbres, conformément à ce que  rapportent les missions d'exploration sous-marines.
Ainsi, le Coran ne cautionne pas la conception d'une mer aux profondeurs immobiles et figées. C'est un mouvement dynamique qui anime les océans, aussi bien en surface que dans le fond, même si les causes ne sont pas identiques. Et la stratification des courants marins n'est que le reflet d'une réalité que personne n'a pu observer avant ce siècle de grandes découvertes. En raison de sa similitude frappante avec le Coran, voici un passage d'un ouvrage scientifique qui traite de ce problème et qui dit en substance : « ...Il existe dans l'Océan Atlantique une langue d'eau profonde provenant de la mer du Labrador et de la mer de Norvège ... à une profondeur comprise entre 2 000 et 4 000 mètres. Au-dessus de cette eau, à la profondeur de 1 000 mètres, se trouve une langue d'eau intermédiaire antarctique qui se dirige vers le Nord. En outre, au-dessous de l'eau profonde  de 4 000 à 5 000 mètres, existe une eau de fond d'origine antarctique, qui se répand vers le Nord. » Par ailleurs, l'action directe des forces externes modifie également le champ des densités marines, ainsi que les processus non évoqués, tels que précipitations (de pluie), etc. » (Encyclopédie scientifique de l’univers)
Une telle description aurait pu être puisée du Coran, si ce n'est les précisions géographiques qui sont mentionnées. Outre la disposition des couches océaniques profondes, le Livre Sacré fait également allusion aux nuages qui produisent les précipitations. Les strates de la mer ont une grande importance pour le développement de toutes les formes de vie existant dans les océans. Par son intérêt considérable, un tel phénomène ne pouvait rester méconnu. Aussi, le Coran s'est-il chargé de le révéler à l'humanité. Pour être une Preuve et un Signe de l'Omniscience divine.

LES DERNIERS JOURS DE LA TERRE
En observant les étoiles de la Voie Lactée, les spécialistes ont fini par recueillir des renseignements précieux et utiles. Ils ont pu déterminer par analogie, quel a été le passé du soleil depuis sa naissance, et quelle sera sa fin dernière, avec une marge d’erreurs infime. Dans ces prédictions,  il n’est fait recours à aucun art divinatoire puisqu’il s’agit surtout de recourir aux cas de similitudes comme système de référence. Les lois universelles qui régissent la création  dans son ensemble, autorisent dans une certaine mesure, une telle approche. Partant de ces critères, les spécialistes ont établi une classification qui tienne compte de la position, de l'éclat, de la couleur, et d'autres caractéristiques propres à fournir les éléments de base pour étudier les populations stellaires. Puis, les données recueillies furent complétées par l'étude du soleil, qui s'avère être un astre plus facile à analyser que les lointaines étoiles, qui ont pour elles, le nombre et la diversité.
Le soleil apparaît de prime abord comme une étoile commune. Son diamètre d'environ 1 400 000 kilomètres, au niveau de la photosphère le situe dans la moyenne. Les étoiles naines blanches, par exemple n'ont que quelques milliers de kilomètres de diamètre, alors que les géantes rouges mesurent souvent plus d’un milliard de kilomètres. Pour ce qui est de la classification spectrale, le soleil se situe dans la séquence principale, en compagnie de la majorité des autres étoiles qui rayonnent dans le jaune. Sa température superficielle de 5 500/6 000 degrés centigrades, est inférieure à celle des étoiles bleues qui dépassent 30 000 degrés centigrades mais supérieure aux géantes rouges qui rayonnent entre 2 000 à 3 500 degrés.
L'énergie du soleil a longtemps été une énigme. Les anciens pensaient qu’il s'agissait d'une combustion normale, à la façon d'une bûche qui se consume, puis avec le temps certains chercheurs  ont favorisé la thèse  de la chaleur produite sous l'effet de la contraction gravitationnelle. Mais les différentes hypothèses n'expliquaient pas la longévité estimée à 4,6 milliards d'années. Depuis, le problème a été élucidé : l’énergie colossale produite par l’astre solaire proviendrait des phénomènes thermonucléaires de transformation de l'hydrogène en hélium. Chaque seconde, le soleil convertit 594 millions de tonnes d'hydrogène en 590 millions de tonnes d'hélium. La différence de 4 millions de tonnes, se transforme en énergie, dont la terre capte la dix-milliardième partie. Si la température de surface est relativement « froide », au centre, elle s'élève à 15 millions de degrés sous une pression de plusieurs milliards d'atmosphères.
La conversion de l'hydrogène est la première phase de la vie de l’astre solaire. Les spécialistes estiment qu'elle devrait durer encore quelque cinq milliards d’années. Puis l'hélium prendra le relais de l'hydrogène ; il entrera en fusion à son tour en donnant naissance au carbone, élevant à chaque fois la température. De proche en proche, le processus s'étendra aux éléments de plus en plus lourds. A un certain moment l'équilibre thermique qui assure la stabilité des différents états n'est plus assuré, c'est l'effondrement. Si l'étoile possède une masse importante, l'effondrement déclenche une formidable explosion, dont l'éclat s'élève plusieurs milliards de fois à celui du soleil, donnant naissance à une super nova. Les couches extérieures sont projetées avec une violence inouïe dans l'espace à des vitesses de plusieurs milliers de kilomètres par seconde. Quant au coeur de l'étoile, il s'effondre sur lui-même pour devenir une étoile à neutrons possédant une densité extraordinaire de plusieurs centaines de millions de tonnes par centimètre cube. L’explosion d’une super nova, observée par les astrologues chinois le 4 Juillet 1054, dans la nébuleuse du Crabe,  qui continue toujours à s'étendre dans le ciel, près de mille ans plus tard, occupant  désormais un volume de plusieurs  milliers de milliards de kilomètres cubes, donne une idée de la violence du phénomène.
LA GEANTE ROUGE : Si la masse de l'étoile n'est pas importante, comme c'est le cas du soleil, la mort sera par euphémisme, moins violente. Après la conversion de l'hydrogène en hélium dans le centre, les couches extérieures vont se dilater en se refroidissant. La température de surface descendra à 3 000/3 500 degrés centigrades. La lumière passera du blanc/jaune à l'orange puis au rouge, la luminosité augmentera, malgré le refroidissement, du fait de la croissance considérable. Le soleil deviendra une géante rouge, dont le diamètre sera multiplié par cent, par mille ou plus. Tout l’espace environnant sera inondé par la lumière rouge qui donnera aux choses un aspect irréel, fantasmagorique. La totalité  du ciel sera occupée par ce nouvel astre flamboyant, énorme, immense qui voilera la voûte céleste.
Le Coran décrit ce phénomène que personne ne connaissait à l'époque. « Ce jour-là, précise le Coran, le ciel prendra la teinte du métal fondu. » (Coran 70.8). Ou, ce qui est encore plus expressif, lorsque les couches extérieures du soleil rougissant seront violemment expulsées, le ciel connaîtra des désordres catastrophiques : « Quand le ciel se fendra, il deviendra écarlate comme le cuir rouge. »  (Coran 55.37). L'insistance avec laquelle le Livre Sacré évoque le rougeoiement céleste est en rapport avec l'importance du phénomène. La phase de la géante rouge est en effet un événement extraordinaire, désastreux. La lumière qui passera du blanc-jaune au rouge vif augmentera en raison de l'extension de la couronne extérieure. Le Coran relate l’éblouissement  provoqué par ces changements dramatiques : « Quand la vue sera éblouie (par l’éclat aveuglant du nouvel astre). Quand la lune sera éclipsée ; Quand la lune et le soleil seront confondus. L’homme dira ce jour « Où fuir ? » Non ! Il n’existera point de refuge ! Ce Jour-là, le retour se fera vers ton Seigneur ». (Coran 75.7-13)
LA FIN DU MONDE: Les modifications profondes dans la structure du soleil auront d'effroyables conséquences sur la  planète Terre. Il se produira de très violents tremblements de terre, affirment les spécialistes. Le Coran aussi abonde en ce sens : « Quand la terre sera violemment ébranlée ; Quand les montagnes seront désagrégées et qu’elles seront réduites en poussière. » (Coran 56. 4 à 6). Egalement : « Le cataclysme de la Dernière Heure sera terrible, prédit aussi le Livre Sacré, ce jour-là, toute femme qui allaite oubliera son nourrisson, la femme enceinte avortera et les hommes paraîtront ivres alors qu'ils ne le sont pas ». (Coran 22. 1-2).  
L'ultime tremblement de terre est aussi appelé le choc terrifiant. Ses effets seront bien entendu fatals : « Les mers bouillonneront (81.6) et seront projetées hors de leurs rivages.» (82.3). Les montagnes seront désagrégées. » (56. 5). Les chocs et les fracas terribles morcelleront la terre, la réduisant en poussière.  Simultanément, la rupture de l'écorce terrestre provoquera un volcanisme intense. Le déversement brutal des entrailles de la terre, sous forme de fumée, de lave incandescente et de projection diverse et épaisse est également décrit par le Coran : « Lorsque la terre sera secouée par un ultime séisme et qu'elle dégorgera ce qui alourdissait son sein. » (Coran 99.1-2)
Le bouillonnement et le débordement des mers en furie, la dislocation et la désintégration des montagnes, le volcanisme éruptif entraînant des bouleversements extrêmes, la dilatation de l'enveloppe extérieure du soleil, tous ces phénomènes vont s'associer pour produire une  situation apocalyptique de fin de monde.  L’atmosphère sera lourde,  surchargée de fumée toxique, brûlante, néfaste, très opaque et  le ciel rougit par un  soleil pourpre de plus en plus immense, que la vue ne pourra percer. Le ciel, les étoiles, la lune seront dissipés pour toujours. « Lorsque les étoiles seront effacées. » (Coran (77.8) « Malheur, ce jour-là, à ceux qui crient au mensonge. » (Coran 77.16) Ce jour où « les hommes seront comme des papillons dispersés. » (Coran. 101.3). « Le coupable aimerait pouvoir se racheter du châtiment en livrant ses enfants, sa compagne, son frère, son clan auprès duquel, il trouvait asile, et tout le genre humain s'il le pouvait pour être sauvé. Vains espoirs, l'enfer est un brasier ardent... » (Coran. 70.11 à 15). « Ce jour-là, l'homme s'écriera : Où fuir ? Nulle part, il n'y a point d'issue. Ce jour-là, le retour se fera vers Ton Seigneur. » (Coran. 75.10-12).
LES PERTURBATIONS DANS LE SYSTEME SOLAIRE : Les effets de la géante rouge ne se feront pas sentir uniquement sur terre. Tout le système solaire sera ébranlé. La lune sera disloquée sous l'effet des forces de marée qui la déformeront jusqu'à détruire sa cohésion interne ainsi que l'affirme le Livre Sacré : « L'Heure approche et la lune s'est fendue. » (Coran 54.1). Elle sera bientôt absorbée par le soleil rouge dont le volume s'étend sans cesse : « Lorsque la lune sera éclipsée, lorsque le soleil et la lune seront confondus. » (Coran 75.8 et 9). Quand le soleil atteindra le stade de la géante rouge, son  diamètre sera multiplié par mille ; Il engloutir la planète Mercure, puis Vénus, ensuite ce sera le tour de la Terre avec la lune, de Mars... Continuant toujours à s’étendre, il atteindra Les planètes lointaines et les submergera. L'astrophysicien, Hubert Reeves, prédit que « ces planètes seront désagrégées et vaporisées par le vent brûlant, transportant le gaz de la géante rouge. C'est à ce que l'on croit, précise t-il, le sort qui atteint le soleil et le système solaire dans cinq milliards d'années. (« Patience dans l’Azur » Par Hubert Reeves).
Le Coran évoque  lui aussi, la destruction de l’ensemble du système solaire  et la dislocation de toutes les planètes, avant de sombrer dans le chaos et l’anéantissement : « Lorsque le ciel se fendra et que les planètes seront dispersées. » (Coran 82. 1-2).  
LA NAINE BLANCHE : Lorsque les couches externes du soleil évolueront vers le stade de géante rouge, le noyau résiduel, petit,  extrêmement  lourd et chaud s'effondrera sur lui-même, devenant une naine blanche,  étoile très compacte,  d'un diamètre cent fois plus faible que  celui de l’astre solaire, dont il est issu. Sa surface dépassera 30 000 degrés centigrades, et sa densité sera de dix tonnes au centimètre cube, soit dix millions de fois celle du soleil. Ce processus est décrit par le Coran qui parle de cette agonie, quand  « Le soleil sera ployé (enroulé sur lui-même). » (Coran 81.1). Le mot arabe employé est « Kouwiret » qui signifie « ployé, enroulé sur lui-même sous l’effet de la force centrifuge. » C'est bien de cette façon que la naine blanche sera soumise à des contraintes extraordinaires. Elle sera comprimée, puisque ce terme signifie : « réduire par la force. »  Elle acquerra au cours des métamorphoses successives, une vitesse de rotation  de plus en plus élevée afin de conserver le moment angulaire, phase essentielle en physique, ce qui explique le sens du mot « kouwiret ».
Les naines blanches sont caractérisées par l'anneau de gaz et de poussière qui les entoure et qui peut atteindre un diamètre de plusieurs milliers de milliards de kilomètres. A ce jour, plus d'un millier d'anneaux de gaz stellaire ont été répertoriés par les chercheurs dans le cosmos. Ils sont connus sous le nom de nébuleuses planétaires. Il s’agit d’autant  de soleils qui sont morts en désintégrant leur système planétaire et en détruisant les formes de vie susceptibles de s'y trouver.
          Le Coran Sacré est ainsi arrivé à retracer, à travers la description des derniers jours de la terre, une suite d'événements catastrophiques d'une violence inouïe et qui correspondent parfaitement, à ce qui a été observé ailleurs, à travers l’univers. Les citations coraniques constituent une référence de premier ordre, puisque  ces phénomènes n’ont jamais été décrits par un autre ouvrage, en dehors du Livre Sacré des Musulmans. Ce qui laisse les spécialistes pantois, car ces événements extraordinaires correspondent effectivement aux observations réalisées par les astrophysiciens, au fin fond de l’univers. A titre de comparaison, voici le scénario imaginé par Hubert Reeves pour expliquer la fin du système solaire : « Le disque rouge aux dimensions croissantes nous enverra bien plus de chaleur que notre disque jaune familier ... Sous la chaleur accrue, les glaces polaires vont commencer à fondre, élevant progressivement le niveau des océans et exhalant dans l'atmosphère d'épaisses couches nuageuses, qui pour un temps cacheront les étoiles « Lorsque les étoiles seront effacées (Coran 77.8)...Sous l'ardeur de l'immense disque rouge… les feux achèveront de consumer tout ce que la surface terrestre contient d'éléments organiques. Des paysages lunaires feront leur apparition. Sur les continents, comme au fond des océans évaporés, le règne minéral reprendra la place qu'il avait aux premiers temps de notre planète et qu'il n'a jamais perdue sur la lune... La pierre, elle-même, entrera en fusion. En cascades rougeoyantes, des nappes de lave incandescente descendront des montagnes, et s'amasseront au fond des fosses océaniques. Le ventre rouge du soleil continuera son inexorable progression, projetant devant lui, issu de ses entrailles, un formidable vent brûlant. Sous l'impact, les planètes intérieures, Mercure, Vénus, la Terre (avec la lune), Mars se vaporiseront. Leur matière se joindra à cet ouragan et, en flots tumultueux, foncera vers l'espace. Plus tard encore, l'évacuation de la matière prendra une allure plus saccadée et plus violente. A leur tour, les planètes extérieures, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton, se volatiseront sous l'impact des bouffées torrides. »
Quand on évalue la somme de connaissances accumulées par les astrophysiciens pour arriver  des conclusions qui se rapprochent  d’une façon troublante, de celles qui sont  décrites par le Coran,  chacun devra alors  mesurer toute l'importance et la gravité des Révélations divines. Cela permettra  aussi de prendre pleinement conscience de l'ineptie des propos qui attribuaient ces connaissances, au savoir d'un homme du 7ème  siècle ! Alors que toute la science de l'Occident, globalisée et unifiée aura peiné des siècles durant pour arriver à comprendre quelque peu le déroulement du phénomène dans toute sa grandeur. « Mais, seuls ceux qui ont reçu de Nous la Science, voient que ce qui t'es révélé de Ton Seigneur (ô Prophète Mohammed), est la vérité, guidant vers la voie du Tout-Puissant, du Très-Glorieux. » (Coran 34.6).

LA VIE
LA CONCEPTION
          La conception est la formation d'un nouvel être dans l'utérus maternel à la suite de la réunion d'un spermatozoïde et d'un ovule. La première cellule humaine, encore appelée neuf ou zygote résulte de la fusion des deux cellules reproductrices. Une fois constitué, l'œuf va se segmenter, se diviser et passer par plusieurs stades. Le spermatozoïde est le point de départ d'une vie nouvelle, et depuis les temps immémoriaux, les hommes cherchent à percer le secret de l'apparition d'une existence nouvelle. Cependant, l'approche du problème est restée hasardeuse, car  le sujet  en lui-même est complexe.
Dans la Grèce ancienne, ce sont surtout les philosophes et les mathématiciens qui parlèrent de « biologie », car cette discipline n’existait pas. De nombreux savants, à l’image de Thalès de Milet, d’Anaximandre, d’Empédocle d'Agrigente, d’Hippocrate et autres noms célèbres essayèrent d'approfondir les mystères de la nature, mais leur apport fut  insignifiant. Malgré un travail considérable, Aristote  le plus marquant d’entre eux commit de graves erreurs en biologie. Il pensait que la semence mâle provenait du sang et n'apportait aucune contribution matérielle à la formation de l'embryon. Elle ne faisait que fournir la forme, alors que la femelle produisait la matière (« Biologie et biologistes » Gabriel Goheau)
Bien qu’erronée, l'une des théories les plus en vogue fut celle « de la double semence. » Des savants comme Empédocle, Aristote, Galien etc., croyaient à l'instar d'Hippocrate, à l’existence d’une semence femelle qui était mélangée au sperme dans l'utérus pour donner naissance à l'embryon. Puis durant tout le Moyen Age, période de profonde léthargie avec l’intrusion  de l’Eglise dans le domaine scientifique, ce sujet comme tant d'autres, devint tabou et les conceptions  philosophiques reléguées aux oubliettes.
Après la découverte de la loupe au 17ème  siècle, le Hollandais Leeuwenhoek et son assistant Hamm, purent observer pour la première fois des spermatozoïdes (mot dérivant du grec, signifiant semence en forme d'animal). Peu à peu  de nombreuses conceptions contradictoires, virent le jour, chacune défendue avec passion par ses prosélytes. Il y eut les ovistes, partisans d’un germe minuscule déjà préformé, dans l'œuf de la femelle et destiné à sortir graduellement de ses enveloppes. Cette théorie a été élaborée par le Hollandais Swammerdam qui, après avoir observé le phénomène dans le monde des insectes, l'étendit à l'espèce humaine. Malpighi, le médecin du Pape Innocent XII, fut un oviniste convaincu.
Il y eut aussi l'école des animalculistes. L'embryon existe, il est déjà préformé à l'intérieur des spermatozoïdes. Le physicien Hartsoec¬ker (1656-1725) revendiqua la primauté de la découverte des animalcules, qu'il n'osa publier, selon lui, en raison de son étrangeté, crut voir un petit homme (homunculus) accroupi à l'intérieur de la tête du spermatozoïde !
La troisième doctrine était une exhumation de l'antique théorie de la double semence. Elle fut cautionnée par des scientifiques d'un prestige certain, comme Ambroise Paré, Bacon, Van Helmont et Descartes. Selon le physiologiste anglais, William Harvey (1578 - 1657), médecin personnel des rois Jacques 1er  et Charles 1er, la matrice conçoit l'embryon par l'effet d'une contagion que lui communique la semence, comme l'aimant communique au fer sa vertu magnétique.
Malgré la naïveté des conceptions énoncées, les chercheurs  prenaient  grand soin de se préoccuper de l'origine des germes.  En effet, s’ils étaient préformés dans les spermatozoïdes (partisans des animalculistes ou germe paternel) ou dans l'œuf (partisans de l'ovisme ou germe maternel), ils devaient bien venir de quelque part avant de se loger à l'intérieur du corps humain. Il fallait donc remonter la piste et découvrir l’origine de leur provenance. Là encore, deux écoles eurent leurs émules respectifs qui se contredisaient avec une égale conviction. Il y eut les partisans de la dissémination et les partisans de l'emboîtement.
Les disséminationnistes pensaient que les germes des  animaux  étaient incréés et dispersés à travers le monde. Ils pénètrent dans le corps par la respiration ou la nourriture, procédant à la fécondation  par une infestation exogène. Leurs adversaires soutenaient la théorie de l'emboîtement respectif et se divisaient en deux camps : L'emboîtement oviste où l'ovaire de la première femme contenait les œufs de ses propres enfants, ainsi que ceux de toute l'espèce humaine, jusqu’à son extinction ; quant à l'emboîtement animalculiste, il postulait que le premier homme renfermait en lui, des spermatozoïdes emboîtés l'un dans l'autre, de tous les hommes depuis Adam, jusqu'à la disparition de l’espèce humaine.
Pascal et Malebranche étaient des partisans de l'emboîtement. Ce dernier généralisa même cette conception au règne animal et végétal. Une autre théorie avait aussi cours : celle de l'épigenèse soutenue par le Suisse Abraham Tremblay (1710-1784). Ayant observé que les tentacules de l'hydre d'eau douce avaient la faculté de régénérer après avoir été coupés, il conçut alors l'idée que dans l'œuf, l'être humain pouvait prendre forme, étape par étape, jusqu’à atteindre sa plénitude. Geoffroy Saint-Hilaire, Maupertuis et Buffon appuyaient cette théorie. La semence est constituée de particules venant de toutes les parties du corps, qui s'agencent selon un certain ordre par une sorte d'instinct, qui les fait se réunir jusqu’à constituer l’être humain ou l’animal en question.
Le recensement des théories relatives à la conception et à la formation d’un nouvel être depuis l'Antiquité n'est donc pas simple. Il y eut d’abord les préformationnistes qui se divisaient en quatre groupes : les ovistes avec dissémination, les ovistes avec emboîtement les animalculistes avec dissémination et les animalculistes avec emboîtement. D’autres ordres existaient, comme les partisans de l'épigenèse (formation étape par étape), celle de la double semence, les atomistes, et divers autres courants marginaux. En dépit du nombre  et de la variété des spéculations,  les savants  étaient pourtant loin d’élucider le phénomène. Tout ce qui a été projeté dans ce domaine s'est avéré sans fondement. C'est seulement à partir du 19ème  siècle que  les mécanismes de la fécondation,  commencèrent à être connus.
En 1838, la théorie cellulaire végétale fut formulée par un botaniste allemand, Schleinden (1804-1881), puis Théodor Schwann l'étendit au règne animal. En 1854, le biologiste Schultze Max (1825-1874) décrivit la cellule comme une petite masse de protoplasme possédant un noyau. La division cellulaire végétale fut à son tour,  mise en évidence en 1875 par Strasburger, alors que Flemming l'observa chez les amphibiens et Oscar Hertwig, sur l'œuf d'oursin.
Dorénavant, l'embryologie allait être influencée par l'étude des cellules ou cytologie et par la découverte de la nature cellulaire des gamètes (ovules et spermatozoïdes). Désormais, l'œuf et le spermatozoïde devenaient des cellules qui  renfermaient les chromosomes à l’intérieur  de leur  noyau. La fécondation fut observée chez les algues, les oursins etc. Von Baer qui formula la loi biogénétique fondamentale, mit en évidence la division de l'œuf et ses travaux, poursuivis par Remak, embryologiste (1815-1865), permirent d'approfondir les connaissances déjà importantes.
Von Baer vit dans ses expériences, non pas la croissance synchrone d'un petit être préformé, mais une suite d'événements prodigieux. La conception devenait l'objet d'intenses recherches, émerveillant ceux qui ont eu à découvrir le degré d'organisation et de complexité de cette « insignifiante » cellule. Voici, très  succinctement  les mécanismes qui mènent à la constitution d'un être nouveau. Ces précisions  permettront de mieux saisir la portée des révélations coraniques et leur extraordinaire analogie avec une réalité qui a été si longtemps ignorée, même par les plus grands spécialistes en la matière.
Chez l'homme la spermatogenèse où formation de spermatozoïdes s'effectue dans les testicules, de manière permanente à partir de la puberté. Les mécanismes  qui entrent en jeu sont très complexes et cet article n'a pas la prétention d'entrer dans le détail. Les spermatozoïdes sont constitués d'une tête ronde qui contient le matériel héréditaire, d'une pièce intermédiaire et d'une queue qui permet de se  déplacer dans les voies génitales de la femme. Sa longueur est d'environ cinquante microns (un vingtième de millimètre). Un millilitre de sperme contient quelque cent millions de spermatozoïdes et une émission peut renfermer plusieurs fois plus. La concentration  augmente du premier au septième jour. Au-delà, un équilibre relatif s'établit entre la formation et la destruction, permettant ainsi, une certaine stabilité.
Si l'émission spermatique est caractérisée par la profusion des cellules mâles, le nombre de cellules sexuelles femelles est plus restreint. A la naissance, les ovaires des fillettes contiennent plusieurs centaines de milliers de gamètes non encore arrivés à maturation (ovocytes). Mais, seuls 300 à 500 seront ovulés et libérés à raison d'un œuf tous les 28 jours approximativement, durant la période de fécondité. L'œuf ou l’ovule qui est beaucoup plus volumineux que le spermatozoïde a un diamètre de 100 à 140 microns, soit un dixième à un huitième de millimètre ; il est donc visible, bien que difficilement à l'œil nu.
Avec la puberté et sous l'effet d'une hormone dite folliculo stimuline (FSH), sécrétée par l'hypophyse, un ovocyte commence à se développer et s'entoure d'une couche de cellules (follicule de De Graaf). A partir du quatorzième jour, une autre hormone, la lutéo stimuline déclenche l'ovulation. L'œuf quitte alors l'ovaire et s'engage dans la trompe de Fallope pour descendre vers l'utérus, quelque dix centimètres plus loin. Il n'a pas de mouvement propre, aussi il est entraîné par ceux de la trompe et grâce au liquide qu'elle contient. Le temps lui est désormais compté pour être fécondé par un spermatozoïde, sous peine de terminer sa course et sa mort,  dans un cycle menstruel. Les spermatozoïdes à leur tour vont traverser l'utérus et remonter la trompe de Fallope pour aller à la rencontre de l'ovule. Après un certain temps, le contact est établi. L'œuf est entouré de spermatozoïdes, mais un seul d'entre eux pénétrera à l'intérieur en utilisant des enzymes digestifs qui percent la paroi, et la modifient de telle façon, qu'aucun autre spermatozoïde ne puisse s’y introduire. Ce qui provoque la mort de tous les spermatozoïdes qui n'ont pas atteint leur but.
Une fois dans l’œuf, le spermatozoïde perd sa queue, et des modifications importantes vont se dérouler pour faire fusionner les deux noyaux en une seule cellule, comportant pour moitié l'héritage héréditaire des deux parents. C'est le départ d'une nouvelle vie à travers la formation de la première cellule. Trois heures après la fécondation, l’œuf commence à se diviser, puis il s'accroche à la paroi utérine en projetant de petits filaments qui s'enfoncent dans la muqueuse.
La simplicité de cette description ne doit pas cacher l’abîme profond qui la sépare d’une réalité, qui est prodigieuse par sa complexité et ses ressources. La description qu'en fait le Coran est évidemment moins détaillée que celle d’un ouvrage d'embryologie, cependant à sa décharge, il n’existe aucune trace des extravagances qui marquèrent l'histoire de la conception embryonnaire. Il fournit des explications édifiantes qui reflètent la réalité parfaite. Ainsi, il évoque à travers le liquide spermatique et son émission : « De quoi Dieu L'a-t-il créé ? (l'homme). Il L'a tiré d'une goutte de sperme. » (Coran 80. 17-18). Le sperme ou semence est considéré comme l'élément fécondant par excellence et le seul qui remplisse cette fonction, à travers les spermatozoïdes, à l'inverse des partisans de la double semence, qui étaient convaincus de l’existence d’une semence mâle et d’une semence femelle ! La version coranique est rappelée  plus de dix fois dans le Coran et aucun doute n'est permis quant à son acceptation. Le rôle du sperme n'est plus, comme l'explique Charles Bonnet, « d'animer le coeur de l'embryon, jusque-là trop faible pour battre, afin de surmonter par son impulsion la résistance des liquides extérieurs. », mais bien de féconder l’ovule.
Le Coran précise qu'une petite quantité de semence peut posséder le pouvoir fécondant. Selon Maurice Bucaille le terme « nutfat » utilisé par le Coran, sert à indiquer une très petite quantité de liquide spermatique. Ce qui est conforme à la réalité, puisqu’une émission peut contenir plusieurs centaines de millions de spermatozoïdes. Mais l'excès de production n'est pas nécessaire pour obtenir la fécondation. De même que l’insuffisance empêche son déroulement. Chemin faisant,  et hormis celui qui fécondera l’ovule, tous les spermatozoïdes vont mourir. Les chercheurs ont constaté qu'une petite quantité de sperme à forte concentration (100 millions d'unités par millilitre), possède un pouvoir fécondant beaucoup plus élevé qu'une plus grande quantité à faible concentration. Au-dessous d'un seuil estimé à 60 millions d'unités par millilitre, l'homme devient infécond. Néanmoins,  dans la fécondation par insémination artificielle, une faible quantité, peut avoir l’effet escompté. Cette notion est en conformité avec les données coraniques qui attestent qu'une petite quantité possède déjà un pouvoir fécondant.
Pour le Coran, le sperme n'est pas seulement un liquide blanchâtre et mystérieux qui intriguait les milieux scientifiques et que Descartes décrit comme une sorte de levain, à partir duquel se constituait le corps du fœtus par fermentation. Au contraire, c’est un liquide complexe formé d'un mélange de différents éléments. Le Coran précise : « Nous avons formé l'homme à partir d'une goutte de sperme constituée de mélanges de différents éléments. » (Coran.76. 2) L'analyse du sperme fait justement apparaître qu'il s'agit d'un liquide résultant du mélange du produit des testicules avec les sécrétions de la vésicule séminale, de la prostate et des glandes de Coowper.  Il est constitué de 82 pour cent d'eau et renferme des spermatozoïdes, des matières albuminoïdes, de la lécithine, des sels minéraux, des phosphates, des sulfates, des carbonates et des chlorures. La  concordance entre la description coranique et l'analyse scientifique du 20ème  siècle est à mettre une fois de plus à l'actif du Livre Sacré.
Le sperme est surtout composé d'eau,  et ceci en conformité encore avec les données coraniques : « A partir de l'eau, Nous (Dieu) avons tiré toute forme de vie. »  (Coran. 21. 31). En effet, privés du précieux liquide, les spermatozoïdes ne tarderont pas à mourir. Le Coran ne prend pas à son compte les fantaisies des savants grecs, ni celles des biologistes européens jusqu'au 19ème siècle, car le liquide spermatique n'est que le support du spermatozoïde, auquel il assure le terrain nourricier qui le maintient en vie. Le Coran fait la différence entre l'élément fécondant et son milieu. « Dieu a tiré la descendance de l'homme de la quintessence d'un vil liquide. » (Coran. 32.18). La quintessence, c'est ce qu'il y  de plus pur dans une substance. Dans ce cas, il est clair que ce terme vise le spermatozoïde, car tout le reste ne constitue que son environnement.
Le temps n’est pas loin où des spécialistes comme Blainville, Burdach et Von Baer, affirmaient en plein 19ème siècle, que les spermatozoïdes n'étaient que les parasites de la semence ! Ou encore  celui de Spallanzani qui soutenait que le pouvoir fécondant était produit par le liquide spermatique et non par les spermatozoïdes ! Ou bien, sans être exhaustif,  celui de Swammerdam qui pensait que la fécondation était due à une sorte d'exhalaison de la vapeur séminale, et la version de Haller qui estimait que la puissance d'animer le germe résidait dans la partie odorante du sperme! Pourquoi le Coran n’est-il jamais tombé dans des pièges aussi sournois, auxquels adhéraient tous les spécialistes sans exception ?
La dernière citation du Coran fait référence à un « vil liquide » duquel est tirée la descendance de l'homme. Le mot utilisé est « mahiyn » ;  Les commentateurs pensent que ce qualificatif est attribué du fait que la semence est émise par le même organe qui évacue l'urine. Mais c'est aussi le symbole de l'origine humaine que l'orgueil semble vouloir escamoter. Le Coran ne s'arrête pas au problème de la conception. Le développement embryonnaire est décrit avec précision durant les différentes phases de son évolution. Le problème de la nidation et de la formation de l'embryon sera examiné plus loin. Nombre d’éléments contenus dans le Livre Sacré n'ont pu être découverts par les savants que treize siècles plus tard. C'est là, une preuve évidente de l'origine divine des Révélations, car là où tous les savants du monde ne surent entrevoir la réalité, le Prophète Mohammed ne pouvait s'imposer par ses seules connaissances.

LA DETERMINATION DU SEXE
          Hippocrate pensait que dans chaque sexe, il existait deux liqueurs séminales. L'une plus forte et plus active, l'autre plus faible et moins active. La plus forte liqueur séminale du mâle, mêlée avec la plus forte liqueur séminale de la femelle, produisait un enfant mâle. La plus faible liqueur séminale du mâle, mêlée avec la plus faible liqueur séminale de la femme produisait une femelle. De sorte que le mâle et la femelle contiennent chacun, une semence mâle et une semence femelle. Mais, Hippocrate ne précise pas quel aurait été le sexe résultant de la plus forte liqueur séminale du mâle avec la plus faible liqueur séminale de la femelle, ni celui de la plus faible liqueur séminale du mâle avec la plus forte liqueur séminale de la femelle. En esquivant ces éventualités, il se dispense d'inventer un troisième et un quatrième sexe, qui découlent pourtant de sa propre logique.
Après la période du Moyen Age en Europe, les préformationnistes étaient convaincus que le sexe était créé à l'intérieur des germes disséminés dans la nature et  qu’ils se logeaient d’eux-mêmes dans les parties fécondées des êtres humains. Chez l'homme, pour les animalculistes, chez la femme pour les ovistes. Ainsi la détermination du sexe était soumise aux bons soins du hasard qui se chargeait de les répartir selon les vicissitudes du temps et des occasions. Pour les disciples de l'emboîtement respectif, les germes déjà formés et sexués, étaient logés à l'intérieur du premier homme pour les animalculistes et de  la première femme pour les ovistes. Adam et Eve auraient  été ainsi des sortes de silos à germes, destinés à  féconder l’ensemble de l’humanité jusqu’à son extinction.
La majorité des savants pensait d'ailleurs qu'il était inconcevable qu'un être humain, fut-ce un bébé, ni même un animal, pouvait surgir en si peu de temps, à partir de la rencontre des sexes masculin et féminin. Selon Malebranche, « ll n'est pas possible que l'union des deux sexes forme un ouvrage aussi admirable qu'est le corps d'un animal. »  Et, jusqu'à une date assez récente, la croyance populaire imaginait que le sexe était déterminé par des facteurs tout à fait exogènes, comme la qualité de l'alimentation, la corpulence du père, etc. Les gens pouvaient agir sur le choix du sexe en faisant consommer une nourriture « virile » à la femme enceinte afin d'enfanter des garçons, et des « douceurs » pour donner naissance à des filles.
En réalité, nul ne savait pas par quels phénomènes s'opérait la différenciation sexuelle, ni quels étaient les organes qui participaient à cette action et encore moins les éventuels agents qui influaient sur son développement. C'est seulement à partir du 20ème  siècle que les divers mécanismes qui règlent la détermination du sexe furent connus. Avant de parler de ces découvertes, il convient d'établir d'abord le portrait chromosomique de l'être humain. Les cellules contiennent au sein de leur noyau 46 chromosomes constitués par des gènes.
Les chromosomes sont alignés par paires, au nombre de 23 pour l'être humain. Les 22 premières paires, sont appelées somatiques et ne sont pas reproductrices, elles déterminent les caractères héréditaires, tandis que la 23ème paire est dite sexuelle. Chez la femme, les chromosomes sexuées sont identiques et portent toujours le signe XX. Lors de la méiose ou division cellulaire,  l’ovule hérite d'un seul chromosome, qui est dans tous les cas de signe X. Chez l'homme par contre, la méiose conduit à la formation de deux types de spermatozoïdes, les uns porteurs du X et  d’autres du signe Y.
Cette caractéristique sera exploitée par tous les chercheurs, pour tenter de comprendre les mécanismes qui régissent ce fonctionnement. En 1901,  Mc Lung,  puis  entre 1905 et 1908, E.B. Wilson,  ont démontré le rôle des chromosomes dans la détermination du sexe. En 1910, l'Américain Morgan, découvrit chez la drosophile (ou mouche du vinaigre), que la  femelle est porteuse d’une  paire de chromosomes identiques XX, alors que le mâle  possède un chromosome X et un autre Y. En 1912, les travaux de Winiwarter, complétés par ceux de T. Painter, en 1923, permirent d’observer le même phénomène chez l’être humain.
En 1956,  l'inventaire des chromosomes humains est définitivement établi et en 1959, grâce à l'étude des malades porteurs d'un nombre anormal de chromosomes, l'importance du chromosome Y est mise en évidence.  Enfin, en Décembre 1987, le docteur David C. Paine de l'Institut de Recherche Biomédicale de Cambridge, dans le  Massachussetts,  réussit  à isoler le gène responsable de la différenciation testiculaire (ou TDF pour Testis Determining Factor). Il ne représente que 0,2 pour cent du chromosome Y !
Ce petit crochet historique a pour but de montrer que toutes les découvertes liées à la détermination du sexe, on été réalisées au 20ème  siècle et que ce sujet était  inconnu auparavant. Comment s’effectue la différenciation sexuelle et quels sont les organes qui interviennent dans le déroulement des opérations ?  Comme l'ovule de la femme renferme toujours une paire de chromosomes X, alors que chez l'homme, les spermatozoïdes, qui sont des cellules sexuelles tout comme l’ovule abritent, soit un chromosome X, soit un chromosome Y, deux possibilités peuvent se présenter lors de la fécondation :
1 - L'ovule porteur d'un chromosome X est fécondé par un spermatozoïde de même signe X,  et la combinaison XX donnera naissance à une fille.
2 - L’ovule porteur du chromosome X est fécondé par un spermatozoïde de signe Y. Dans ce cas,  la combinaison XY donnera naissance à un garçon.
La distinction sexuelle ne s'opère pas immédiatement, car à ce stade, les cellules ne sont  pas différenciées. Ce n’est qu’entre la sixième et la septième semaine du développement de l'embryon, que le gène TDF va s'exprimer pour faire évoluer la gonade en testicule. En son absence, elle se transformera en ovaire. Le point fondamental qu'il faut mettre en exergue est que le sexe de l'enfant intervient au moment même de la fécondation. A l'instant précis où le spermatozoïde pénètre dans l'ovule et fusionne, non seulement le choix du sexe est arrêté, mais également toutes les caractéristiques futures de la personne sont définies.  La nature du sexe dépend uniquement du père, car il est le seul à posséder le chromosome Y qui aboutit à la formation des enfants du sexe mâle. La mère ne joue aucun rôle actif dans le déroulement de cette opération.
Une réalité qui a été découverte tout au long au vingtième siècle, et qui est aussi résumée dans le Coran. Le Livre Sacré admet  explicitement que les sexes mâle et femelle dérivent de la semence paternelle, ainsi qu’il est écrit dans le Coran : « C'est Lui (Dieu) qui a créé le couple, le mâle et la femelle, à partir d'une goutte de sperme lorsqu'elle est émise. ». (Coran 53. 45-46). La semence contient donc les éléments qui déterminent effectivement si le nouveau-né, doit être un garçon ou une fille. Tenant compte que le sperme n'est que le terrain nourricier du spermatozoïde, lequel est l'agent fécondant, comme cela est admis par le Coran,  la signification du verset devient très claire. Le spermatozoïde se voit reconnaître la faculté d'engendrer le sexe male ou le sexe femelle, selon le message dont il est porteur, et ce, au moment de la conception (à partir d'une goutte de sperme lorsqu'elle est émise). Un attribut qui relève uniquement du père.
Les scientifiques ont fini par admettre cette réalité, au cours du vingtième siècle, après avoir exploré  longtemps les secrets les plus profonds des gènes et des chromosomes. Une fois de plus, les révélations coraniques se trouvent confirmées par la science. Les croyances populaires qui attribuaient aux forces occultes le soin de procéder au sexe de l'enfant ont été sérieusement remises en cause par le Texte Sacré. En l'état actuel des connaissances, les savants ne sont pas arrivés à décrypter l'ensemble des facteurs qui influent sur la différenciation du sexe. Cependant, quand l'énigme sera résolue, ce sera encore  et comme toujours, pour abonder dans le sens du Coran, car il ne saurait en être autrement, pour un Livre Sacré, qui émane du Créateur et du Seigneur de l’univers.  

LA NIDATION
La nidation est la fixation de l’œuf fécondé dans la muqueuse de l'utérus.  Trois heures après la fécondation et tout en poursuivant  sa progression vers l'utérus,  l’œuf fécondé commence à se diviser, en deux, puis en quatre, en huit et ainsi de suite. Il se présente désormais sous forme d’une petite sphère mamelonnée.  C'est le stade de la morula, ainsi nommée  en raison de sa ressemblance avec la mûre, 1e fruit du mûrier. Après un voyage de trois jours, l’œuf fécondé  arrive dans  l’utérus, mais il ne  se fixe pas immédiatement,  car les conditions  de son implantation ne sont encore réunies. Des changements importants doivent intervenir pour rendre compatible l'adoption de l'œuf, dont la moitié du patrimoine est étranger au corps de la femme et risque d’être rejeté. Les cellules qui se sont divisées jusque-là vont s’organiser. Il se forme un vide à l'intérieur de l'œuf, comprenant une masse cellulaire interne qui donnera naissance à l'embryon, alors que les autres cellules repoussées vers l'extérieur formeront  le trophoblaste et le placenta.
Dans un premier temps, l’œuf et l’utérus sont charges électronégativement, provoquant un phénomène de répulsion. Par la suite, l'incompatibilité diminue jusqu’au moment où l'œuf et la paroi de l'utérus se touchent. L'utérus réagit par une augmentation de la perméabilité  des petits vaisseaux sanguins, les capillaires, en irriguant la région utérine où est venu se loger le blastocyte. Désormais, l’œuf adhère comme une ventouse à la muqueuse et creuse un petit nid par l’intermédiaire du trophoblaste, détruisant les cellules de la cavité utérine. Le trophoblaste projette ensuite des villosités dans la muqueuse, pour s'enraciner et assurer les substances nutritives nécessaires à son développement. L'embryon est maintenant bien accroché à l'utérus. La différenciation des cellules ira en s'accentuant et les multiples ébauches d’organes commencent à apparaître progressivement.
Les phénomènes qui se déroulent à l'intérieur du corps humain mettent en jeu des organismes minuscules, qui n'ont jamais été observés avant l’invention du  microscope. Car  au moment où l’œuf arrive dans l'utérus, il ne mesure qu’un millimètre de diamètre ! Et, bien que ce domaine soit resté ignoré en, Europe jusqu’au 19ème siècle, le Coran n'a pas manqué de le mentionner treize siècles plus tôt. Cependant, par méconnaissance, certains passages sont restés incompris des exégètes, ainsi qu’il sera démontré ci-dessous.
Le mot  «’âalaq » employé par le Coran, désigne  l'embryon qui a nidé. Il est utilisé à cinq reprises  par le  Livre Sacré et dérive de la forme verbale «’âalaqa », qui signifie, « s’accrocher, s’attacher ». Or,  l’embryon s'accroche effectivement à la paroi de l'utérus pour nider. Ce sens a été  négligé par nombre d’orientalistes, qui y substituèrent étrangement, l’expression « caillot de sang », lequel ne correspond ni à la réalité, ni à l’esprit du Coran.
Le terme «’âalaq », s'apparente en outre  à «’âalaqa » qui désigne aussi la sangsue, dont la particularité est de s'accrocher par l'entremise d'une ventouse, pour absorber le sang de son hôte. C'est exactement ainsi que procède l'œuf  fécondé qui a nidé, qui adhère désormais comme une ventouse à la muqueuse utérine, en projetant des racines afin d'absorber les matières nutritives dont l'embryon a besoin. Face à une telle similitude, aucun doute n'est permis. Le terme «’âalaq », décrit par le Coran, s'applique bien à la nidation de l'œuf fécondé. En outre, ce mot est voisin d'un autre terme dont la portée est très significative, puisqu'il s'agit de «’oûlaïq » qui  désigne la mûre sauvage. L'ensemble de ces arguments motivés, incite à donner au mot «’âalaq » le sens d’un « embryon qui a nidé » ou d’un « embryon en nidation ». Il n’existe pas d’équivalent en langue française, d'où la nécessité d'utiliser l'expression complète. Les différents passages impliqués dans le Coran, doivent être traduits ainsi en conséquence :
Coran 22.5 : «  Nous (Dieu) vous avons formés d'une goutte de sperme, puis d'un embryon en nidation... ».
Coran 23.14 : « Nous l'avons fermé d'une goutte de sperme,  puis d'un embryon en nidation».
Coran 40.67. « C'est Dieu qui vous a créé de terre, puis d'une goutte de sperme, puis d'un embryon en nidation... ».
Coran 75.38. « L'homme croit-il qu'on le laissera livré à lui-même ? N'était-il pas une goutte de sperme  éjaculé,  puis un embryon en nidation ? Dieu l'a créé et formé harmonieusement ».
Les deux versets de la sourate 96 (titre de « El’âalaq ») qui est chronologiquement la première Révélation reçue par le Prophète Mohammed, doivent   être traduits  ainsi : « Lis au Nom de ton Seigneur qui  a créé l'homme d'un embryon en nidation. ». (Coran 96.1-2).
Ces versions s’éloignent  des traductions du Coran, où l'imagination semble jouer un grand rôle. La majorité des orientalistes souscrit à l'expression « caillot de sang », à l’image de Richard Bell, de Houdas et d’autres orientalistes. Ce qui est  inexact ; l’œuf fécondé, puis l'embryon et le fœtus ne sont jamais passés par le stade d'un caillot de sang, et encore moins à celui de sang coagulé  (!) utilisé par Kasimirski, qui parfois emploie l’expression de « grumeau de sang » et d’autre fois de « sang congelé !!! ».
Mais, la palme revient incontestablement à Savary, qui dans « Le Koran » donne quatre versions différentes. Ainsi l’embryon qui a nidé devient successivement : « du sang coagulé » (Coran. 23.14), « un peu de sang » (Coran. 75.38), « l'union des sexes » (!) (Coran.96) et même ce qui est tout à fait inattendu et surprenant, « du sang congelé » dans deux versets  (Coran 22.5 et 40.67).
Il est superflu de s'interroger sur une telle diversité ; de la même façon  qu’il le serait pour déterminer l'origine du sang congelé, à moins trente degrés centigrades, dans l'utérus maternel ! Savary aurait-il confondu les femmes avec des phoques, des pingouins ou des ours polaires ? Même, en commettant une telle méprise, l’existence de sang congelé dans le corps d’un être humain, restera toujours une méprise mémorable ! Régis Blachère paraît le plus proche de la réalité. Il traduit le mot «’âalaq » par « adhérence » et cela quatre fois de suite. Il explique que « le terme semble bien être à l'origine du nom verbal de «’âalaqa »,  qui signifie « s'accrocher,  adhérer ». Et de préciser que, « La traduction « grumeau de sang  ou de,  sang coagulé », souvent reçue, est fondée sur une interprétation erronée des exégètes. Cependant  malgré son apparente lucidité, cela ne l'a pas empêché de donner le sens de « goutte coagulée » au mot «’âalaq »,  qui se trouve dans sa version de la sourate 75, verset 38, contredisant ainsi  son propre jugement.
Selon le docteur Bucaille le mot «’âalaq » doit être compris comme « quelque chose qui s'accroche » en faisant allusion à la nidation de l'embryon. Il écrit que « C'est là son sens primitif. Un sens dérivé de celui-ci : « caillot de sang », figure très souvent dans les traductions; c'est une inexactitude contre laquelle, il convient de mettre en garde ;  l'homme n'est jamais passé par le stade de caillot de sang.  Même le mot adhérence serait un terme impropre ; le  sens primitif est « quelque chose qui s'accroche ». Cela  répond tout à fait à la réalité aujourd'hui bien établie. »
La définition de Bucaille correspond mieux à la réalité ;  elle reste cependant assez vaque,  ainsi qu’il a été exposé plus haut. Puisque le mot en question ne signifie pas seulement « quelque chose qui s'accroche » mais « l'embryon qui a nidé ».Plus loin, Bucaille poursuit en affirmant que « l'étape fondamentale dans l’histoire de l'embryologie, fut l'affirmation par Harvey en 1651, que « tout ce qui vit, vient initialement d'un œuf ». En réalité, le physiologiste anglais a bien formulé l'adage suivant « Ex ovo omnia » (Tous les êtres proviennent d'un œuf), car il avait cru découvrir un œuf, dans le corps d'une biche, alors qu'en fait, il n'avait observé que le chorion et le sac amniotique, avec un fœtus de faon déjà formé. Ce fut une erreur manifeste Aussi formula-t-il une théorie sur la base d'une méprise historique.
D'ailleurs plus tard, en 1671, le médecin hollandais Kerckring revendiqua à son tour la paternité de la découverte d'œufs dans des ovaires féminins. Hélas, une fois de plus, ce ne furent pas des œufs  qu’il avait observés, mais des kystes ovariens ! Encore, une bévue de taille ! Quant à son compatriote De Graaf, lui aussi, il remarqua les follicules entourant les œufs (qui portent du reste son nom), et non  les œufs eux-mêmes ! L'histoire retient que c'est  en 1827 que l'embryologiste russe, Von Baer réussit à découvrir l’œuf des mammifères chez la chienne et qu'il décrivit les mécanismes complexes qui aboutissent à la formation d'un vertébré.
Au 19ème   siècle, le phénomène de la nidation a pu être observé chez les animaux  et  n'a été correctement étudié chez la femme qu'au 20ème  siècle,  laissant les orientalistes, opter entre le caillot de sang,  le sang coagulé et...le sang congelé ! Alors qu’il s’agissait à l’origine de décrire  un processus réel qui fonctionne depuis que l’humanité existe. C’est ainsi que le Coran Sacré a pu l'évoquer alors que le reste de l'humanité s'entendait à l'ignorer. Car le terme «’âalaq »  signifie bien « l'embryon qui a nidé »,  mais il n’existe  pas dans les autres langues un mot pour résumer une réalité qui est devenue  évidente.

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